Dinesh (ou Dinaysh) Kumar Saxena est le plus âgé des descendants vivants de Lalaji, dont il est le petit-fils. Retraité des chemins de fer depuis 2002, il est le 44ème maître de la lignée soufie de la NaqshMuMRa. D’abord disciple de Shyam Lal Saxena (Ramashram satsang, Ghaziabad), il a repris cette place en 1974, après le décès de son frère aîné Akhilesh Kumar.
Second fils de Jagmohan Narain, Dinesh est né le 28/10/1944, il vit à Fatehgarh et a eu 2 filles et un fils. Son aînée, Shalini Rajesh, mariée à Rajesh Kumar vit en Australie. Sa cadette, Sarika Saxena, mariée à Venkat Raman Sonathi vit à Bangalore. Le benjamin, Himanshu Vikram, marié à Anjali Himanshu, vit à Chennai avec ses deux jeunes fils, Sudarshan et Sukhdev.
Dinesh a créé une organisation charitable, la Laalaaji Nilayam Charitable Trust (LNCT), dont l’objectif est de collecter des fonds pour réhabiliter les "lieux saints" qui ont marqué la vie de Lalaji et y organiser des pèlerinages touristiques. Il est ainsi prévu de rénover la maison de Lalaji (laalaaji nilayam) et d'augmenter ses capacités d'accueil, d'ériger une statue grandeur nature de Lalaji et d'acquérir quantité d'autres lieux de recueillement.
Une distanciation tardive d’avec la SRCM de Chari ?
Dinesh figure bizarrement dans la liste des précepteurs du Sahaj Marg. Son fils, Himanshu Vikram, nous montre aussi avec fierté sur son blog des photos de Parthasarathi Rajagopalachari et Dinesh posant ensemble en 2006 (http://www.laalaajinilayam.blogspot.com/).
Dinesh était-il une marionnette dans les mains de Rajagopalachari ?
Pourtant, il affirme son indépendance en 2008 devant de vieux disciples de Babuji. Et puis il publie en 2009 une lettre de Babuji datée du 14 février 1963 où ce dernier exprime clairement son sentiment que le soufisme indien est totalement obsolète et remplacé par le Sahaj Marg. Une manière de mettre en évidence la fracture imposée par Babuji entre les mouvements issus de Lalaji et le Sahaj Marg.
Enfin, Dinesh enfonce le clou le 29 septembre 2009, dans un texte intitulé « Epitome of Sahajmarg » où il déclare que le Sahaj marg est un schisme et que l’enseignement soufi est autrement plus complexe. Selon lui, tous les disciples de Lalaji ont respecté la philosophie et les principes de son enseignement, sauf la Shri Ram Chandra Mission où l'accent a été mis sur le maître vivant, ce qui a dégénéré en culte de la personnalité. Toujours selon lui, Babuji a rêvé de Lalaji dans son sommeil, rien de plus, et ensuite affirmé à tort que Lalaji n'avait jamais eu de maître spirituel.
Pourquoi soudain sortir du silence ? D'après Shashwat Pandey, qui l'a interviewé en 2009, Dinesh avait peur. Son fils, Himanshu Vikram, travaillait à Chennai pour la HTC Global Services, dirigée par l'un des proches de Rajagopalachari.
Qui demain sera le 45ème maître de la NaqshMuMRa ?
Apparemment, les descendants du frère de Lalaji en sont exclus. Alors, selon le principe des liens du sang instauré par Lalaji, s'agira-t-il des fils d'Akilesh, Vinay (né le 17/07/65) ou Samir (né le 30/07/70) ? Vinay est disciple de Shyam Lal Saxena (Ramashram satsang, Ghaziabad), comme l’a été avant lui Dinesh Kumar Saxena. Mais son frère Samir est précepteur du Sahaj Marg et gardien d’un ashram de la SRCM de Chari dans l’Uttar Pradesh…
Ou bien est-ce du ressort du fils de Dinesh, Himanshu Vikram (né le 30/06/80), ou de l'une de ses deux sœurs, encore que les femmes en soient a priori exclues ?
Mais Chari et la Shri Ram Chandra Mission ont probablement investit des fonds dans la LNCT pour avoir des parts dans la maison de Lalaji et l'ashram de Fatehgarh. Rajagopalachari compte peut-être s'emparer de l'héritage officiel de Lalaji pour que son Sahaj Marg prenne la tête de NaqshMuMRa et l’étouffe définitivement...
Peut-être est-ce là la clé de cette distanciation, l’héritage de NaqshMuMRa ?
Quelques websites récemment créés par Dinesh :
- http://sites.google.com/site/samaadhidhaam/
- http://ramchandrastreamlined.blogspot.com/
- http://sites.google.com/site/laalaajinilayam/
Liens :
- La famille de Lalaji
- NaqhMuMRa & LNCT
- Epitome of Sahajmarg
- Le petit-fils de Lalaji dit ce qu'il pense de la relation entre Lalaji et Babuji
- Chaîne de généalogie spirituelle
Dinesh Kumar Saxena, petit-fils de Lalaji
Mouvements et disciples issus directement ou non de Lalaji
Dans la tradition soufie, les disciples spirituels sont initiés à l’enseignement de leur maître lors d’une cérémonie dite bay’t. Une autre cérémonie dénommée ijaazat est censée se dérouler pour désigner par écrit le successeur de la lignée soufie.
Selon Dinesh Kumar Saxena, Lalaji aurait eu 212 disciples exactement, mais il aurait quitté ce monde sans laisser aucune consigne écrite. Ce n’est pas l’avis des successeurs de Krishna Lal Tauji (fondateur du Ramashram de Srikandrabad) qui affirment que celui-ci aurait été investi par Lalaji peu avant sa mort en 1931, du fait qu’il était son favori. Qu’il y ait eu des consignes écrites ou non, plusieurs rumeurs courent. Hujur aurait marqué sa préférence pour son favori Brij Mohan Lal, neveu de Lalaji. Mais au dernier moment, Lalaji n’aurait pas suivi l’avis d’Hujur en préférant son propre fils Jagmohan à son neveu, privilégiant ainsi pour la première fois le lignage généalogique au lignage spirituel. Enfin, last but not least, Ram Chandra Babuji affirme que Lalaji l’a investi de son pouvoir spirituel au moment de son passage de vie à trépas en déversant à distance son esprit dans le sien.
Cette confusion a entraîné une profusion de mouvements et de successeurs plus ou moins respectueux de son enseignement :
Mouvements soufis :
- Les descendants de Lalaji ont créé le mouvement soufi NaqshMuMRa.
- Les disciples de son neveu Radha Mohan Lal Guruji ont créé le Golden Sufi Center
Mouvements santmat :
- Les disciples de Lalaji ont créé le mouvement santmat des Ramashram Satsang.
- Les disciples de son neveu Brij Mohan Lal Dadaji ont créé le mouvement santmat ABSS
Autres mouvements :
- son disciple Ram Chandra Babuji a créé le Sahaj Marg et la SRCM (1945)
- son disciple Harnarayan Saxena (20/03/1908-4/03/2003) a créé le Saral Hari Marg
- son disciple Bhawani Shankar (6/11/1891-20/07/1973), surnommé Chacha ji, Urai Waale a créé le Sant Bhawani Shankar Satsanj Aashram Orai
Autres disciples (non classés) :
- Prabhu Dayal (1885-9/01/1948), surnommé Peshkar Sahab
- Sevti Prasad Mukhtar (1/12/1899-30/08/1989 , surnommé Phupha – Compagnon de Krishna Lalji et de Shyam Lal Saxena
- Hiralal Joshi (22/11/1899-11/09/1979)
NB : Vinay Kumar, fils d’Akilesh et petit-fils de Lalaji, est disciple de Shyam Lal Saxena (Ramashram Satsang, Ghaziabad), comme l’a été Dinesh Kumar Saxena. Son frère, Samir Kumar, est précepteur du Sahaj Marg et gardien d’un ashram de la SRCM de Chari dans l’Uttar Pradesh.
Liens :
- Ramashram satsang
- NaqshMuMRa et LNCT
- Autres mouvements
- Lalaji
Autres sources bibliographiques :
- R.K. Gupta : "Sufi saints and Sufism" - http://sufism.weebly.com/
Du même auteur : "Yogis in silence - the great sufi masters"
- Thomas Dähnhardt : "Change and Continuity in Indian Sufism"
(A Naqshbandi-Myjaddidi Branch in the Hindu Environment) - 447 pages.
Islamic Heritage in Cross-Cultural Perspectives No. 3 - 2002 - ISBN : 8124601704 (Résumé)
- B.B. Basuk : "Lakshvedhi Genealogy", 1985 (3ème édition, en anglais), une chronologie généalogique des saints dans l’ordre des Naqshbandia Mujaddidia
Autres mouvements issus de Lalaji
Akhil Bhartiya Santmat Satsang (ABSS) :Fondateur : Yashpal Ji Bhai Sahib Ji (1918-3/04/2000) à Anangpur en 1969
Initiation par Brij Mohan Lal Dadda Ji, neveu de Lalaji
Chaîne revendiquée : Hujur, Lalaji, Chachaji, Daddaji et Shri Yashpal Ji
Successeurs : Rupwati Devi Mata Ji, Suresh Bhaiya Ji
Enseignement : Iti Marg Sadhana – pratique : "Anand Yoga", essence du raja yoga
Institutions liées à ce mouvement : The Anangpur Ashram, Sant Brijmohan Lal Secondary School (Anangpur, Faridabad), Sant Brijmohan Lal Charitable Dispensary, Anangpur Ashram (Faridabad), Sant Yashpal Charitable Hospital (Nagpur), Sant Yashpal Institute of Computer Technology (Anangpur, Faridabad), Sadhna Shila (Jabalpur)
Voir http://www.abssatsang.org/
Golden sufi centerIrina Tweedie, une anglaise venue en Inde apprendre le yoga, a suivi Radha Mohan Lal (disciple de Mawlana Abdul Gani Khan(7/02/1867-30/03/1952), contemporain et disciple d’Hujur). Son journal –"Daughter of fire" relate les quelques années qu’elle a passées en sa compagnie. Rentrée à Londres, elle y a introduit cette voie soufie et créé le Golden Sufi Center. Radha Mohan Lal disait que le soufisme était un mode de vie et non pas une religion ou une philosophie.
Voir http://www.goldensufi.org/
Lilian Silburn, autre disciple occidentale de Radha Mohan, a aussi propagé son enseignement dans des cercles restreints de l'ouest parisien.
Liens :
- Mouvements et disciples
- La famille de Lalaji
- Lalaji
Voir aussi :
- Ramashram satsang
- NaqshMuMra
- Le Sahaj Marga
NaqshMuMRa & LNCT
NaqshMuMRa (Naqshbandiya-Mujaddadiya-Mazahariya-Ramchandria) est la confrérie soufie issue de Lalaji. Ses principaux maîtres sont les descendants de Lalaji, ouvrant ainsi la voie à une lignée généalogique avant d’être spirituelle. C’est Jagmohan, le fils de Lalaji, qui l’a développé. Puis il a été repris par ses petits-fils Akilesh et Dinesh.
LNCT (Laalaaji Nilayam Charitable Trust), organisation non lucrative, promeut l’école de spiritualité de NaqshMuMRa, ainsi que les pèlerinages sur les tombeaux de ses saints (sant ou pîr), notamment Lalaji.
Sources :
- http://sites.google.com/site/samaadhidhaam/
- http://ramchandrastreamlined.blogspot.com/
- http://sites.google.com/site/laalaajinilayam/
Liens :
- Dinesh, petit-fils de Lalaji
- Ramashram satsang
- Autres mouvements
- Mouvements et disciples
- La famille de Lalaji
- Lalaji
L'enseignement spirituel de Lalaji
Une spiritualité entre soufisme naqshbandi et santmat hindouiste
Les soufis sont organisés en confréries (tarîqa : chemin, voie) conduites par un maître spirituel (chaykh, ou pîr en Inde), rattaché à une "chaîne" (silsilah) qui représente sa généalogie spirituelle depuis le prophète Mahomet. Les enseignements de Lalaji proviennent de la tarîqa naqshbandie dont il est le 35ème représentant après Mahomet.
- Bahâ’uddîn Shâh Naqshband (1318-1389), originaire du Turkestan, est à l’origine de la création de la confrérie de la Naqshbandiyya. Très influente, au travers de la "méditation silencieuse du cœur", elle a répandu son influence de la Turquie à l’Inde, en passant par le Caucase et l’Asie centrale.
- Baqi Billah (1515-1592) l'a introduite en Inde, préparant sa ramification en Naqshbandiyya Mujaddidiyya. La conquête de l'Inde par Bâbur, descendant de Gengis Khan et fondateur de la dynastie des Grands Moghols, a favorisé l'essor de cette tarîqa.
- Mirzâ Mazhar Jân-i Jânân "Zanzana" (1699 ou 1701-1781), grand poète mystique connu pour sa sympathie pour les hindous, crée une nouvelle ramification de l'ordre, la Mazahariyya, tentative de syncrétisme entre les 4 grandes confréries soufies indiennes (Suhrawardiyya, Chishtiyya, Qâdiriyya et Naqshbandiyya) et certains enseignements traditionnels hindouistes. Zanzana pensait que les avatars du dieu hindou Vishnu étaient des prophètes et que les Védas étaient une création divine. Son ordre s'est implanté durablement dans l'Uttar Pradesh, région nord de l'Inde.
- Mawlana Fazl Ahmad Khan dit "Hujur Maharaj" (1838 ou 1857-1907), né à Raipur dans le district de Farukhabad, enseigne indifféremment la spiritualité aux hindous, musulmans et chrétiens. Pour lui, les rituels religieux n’ont aucun lien avec la vie spirituelle. Il choisit un hindou non converti à l’Islam, Ram Chandra Lalaji, pour lui succéder.
La spécificité du soufisme indien est une sorte de syncrétisme entre Islam et Hindouisme. Le yoga semble avoir particulièrement influencé les soufis entrés en contact avec le mysticisme hindou. Considérés l’un et l’autre comme des renonçants, soufi et yogi remplissent les mêmes rôles : guide dans le parcours de la voie mystique et intercesseur entre Dieu et les croyants. Un parallèle existe aussi entre le fanâ (extinction soufie) et le nirvâna, même si les deux phénomènes ne sont pas identiques. Tous deux impliquent la disparition de l’individualité, mais le nirvâna signifie l'extinction de tout désir, tandis que le fanâ est accompagné de la baqâ, la vie éternelle en Dieu. Les saints musulmans remplacent les nombreux dieux des hindous et les croyances populaires hindoue et soufie se rejoignent autour des pèlerinages vers les sanctuaires et les dévotions effectuées sur les tombes des saints musulmans morts (mot persan dargâh).
La spécificité de la Naqshbandiyya réside principalement dans le dernier de ses onze principes, Wuqûf qalbî (conscience du cœur), qui prône la "méditation silencieuse du cœur", qui consiste à diriger son cœur vers la présence divine. Les naqshbandis sont aussi connus comme les "soufis silencieux", ils croient au dhikr (souvenir de Dieu) et au sohbat (rapport intime entre l'étudiant et le précepteur). Voie d'accès privilégiée à Dieu, le dhikr est en effet prescrit pour éviter les turbulences du cœur. Le but est le renoncement au monde, en vidant le coeur des préoccupations terrestres pour mieux approcher Dieu et parvenir à l'anéantissement (fanâ).
Hujur Maharaj aurait enseigné ces techniques à Lalaji en lui disant qu'elles venaient des hindous qui les avaient oubliées : "Come to me. I shall teach you spirituality. It belonged to hindus but they no more has it". Il proviendrait d'une pratique prônée par la Bhagavad Gītā, utilisant les enseignements de Patanjali, Kabir et du Guru Nanak Devji. Hujur aurait d’ailleurs assidûment fréquenté son contemporain Swami Brahmanand, l’un des pères spirituels du Santmat hindouiste, qui parlait de lui comme du gouverneur spirituel de Farrukhabad.
Le Santmat est né dans le Nord de l’Inde au XIIIème siècle autour des figures marquantes de Namdev et Ramananda. Il s’est développé au XVème dans la région de Bénarès avec la première génération des Sants, tels Kabir et Ravidas. Théologiquement, ils se distinguent par une double spécificité : la dévotion amoureuse à un principe divin sur le plan spirituel, ainsi que par un égalitarisme qui s’oppose directement aux castes indoues et à la différenciation entre hindous et musulmans sur le plan social. Selon certains, Baqi Billah aurait pratiqué et diffusé leur méthode, Lalaji serait le premier saint hindou des temps modernes à avoir ravivé cette ancienne méthode perdue. Selon d’autres, le mouvement des Radhsoamis serait le principal dépositaire de la tradition des Sants et de leurs enseignements.
L’enseignement de Lalaji
Lalaji a rencontré son maître Hujur Maharaj pour la première fois en 1891. Celui-ci l’a initié à son enseignement soufi le 23 janvier 1896, puis désigné comme son successeur à la tête de la lignée le 11 octobre 1896. Lalaji a pratiqué son enseignement spirituel jusqu'en 1931.
Cet enseignement repose sur la "méditation silencieuse du cœur", qui consiste à diriger son cœur vers la présence divine. L’aspirant spirituel n’a aucun effort conscient à faire autre que méditer. Le maître est seul responsable de l’élévation spirituelle de son disciple jusqu'aux plus hauts états (la région centrale) grâce à son propre pouvoir, la transmission spirituelle de cœur à cœur.
Il est accessible à tous, sans abandonner la vie familiale et en un court laps de temps, grâce au maître qui les accompagne.
Le message de Lalaji résumé en 8 points :
1.La prière est la nourriture de l'esprit humain
2.Sentir la présence (du Gourou ou de Dieu) à tout moment et dans toutes les situations constitue la véritable connaissance
3.Être heureux en toute situation est la quintessence du devoir des êtres humains
4.Ne blesser personne et maintenir son coeur à l'abri des désirs
5.Éviter la compagnie des non-croyants
6.Il n'y a aucune raison de poser. Notre objectif est que notre Gourou ou Dieu reste heureux et de vivre selon sa volonté
7.Lutter pour le service désintéressé pour l'espèce humaine et éviter de prendre l'aide d'autrui
8.Prier - Dieu, emplis moi de ta dévotion
Liens :
- Chaîne de généalogie spirituelle
- Lalaji
- Le Sahaj marg, un concept terriblement évolutif
Autres sources bibliograhiques :
sur le soufisme en Inde :
- R.K. Gupta : "Sufi saints and Sufism" - http://sufism.weebly.com/
Du même auteur : "Yogis in silence - the great sufi masters"
- Line Droel : "Le soufisme en Inde : la Chishtiyya et la Naqshbandiyya"
- Thomas Dähnhardt : "Change and Continuity in Indian Sufism" (A Naqshbandi-Myjaddidi Branch in the Hindu Environment) - 447 pages.
Islamic Heritage in Cross-Cultural Perspectives No. 3 - 2002 - ISBN : 8124601704 (Résumé)
- B.B. Basuk : "Lakshvedhi Genealogy", 1985 (3ème édition, en anglais), une chronologie généalogique des saints dans l’ordre des Naqshbandia Mujaddidia
- Marc Gaborieau : "Le soufisme et les confréries dans l’Inde contemporaine" Communication présentée au Colloque international Le rôle su Soufisme et des confréries musulmanes dans l’islam contemporain. Une alternative à l’islam politique? Turin, 20-21- 22 novembre 2002
http://www.scribd.com/doc/21976196/Le-soufisme-et-les-confreries-dans-l%E2%80%99Inde-contemporaine
sur Sant Mat :
- Kabir, "The ocean of love", les différents types de maîtres et leurs niveaux spirituels
- Les livres des maîtres de la Sant Mat, tels Kirpal Singh, Baba Sawan Singh ou Soamiji Maharaj
Chaîne de généalogie spirituelle
Chaîne de généalogie spirituelle (silsilah) de la confrérie de la Naqshbandiyya et ses dernières ramifications :
1. Prophète Mouhammad ibn Abd Allah (570-632)
2. Abou Bakr as-Siddiq
3. Salman al-Farsi
4. Qassim ibn Mouhammad ibn Abou Bakr
5. Jafar as-Sadiq
6. Tayfour Abou Yazid al-Bistami
7. Aboul Hassan Ali al-Kharqani
8. Abou Ali al-Farmadi
9. Abou Yaqoub Youssouf al-Hamadani
10. Aboul Abbas, al-Khidr
11. Abdoul Khaliq al-Ghoujdawani
12. Arif ar-Riwakri
13. Khwaja Mahmoud al-Anjir al-Faghnawi
14. Ali ar-Ramitani
15. Mouhammad Baba as-Samassi
16. as-Sayyid Amir Koulal
17. Mouhammad Baha'ouddin Shah Naqshband (1317-1388)
18. Ala'ouddin al-Boukhari al-cAttar
19. Ya'Qoub al-Charkhi
20. Oubeydoullah al-Ahrar
21. Mouhammad az-Zahid
22. Darwish Mouhammad
23. Mouhammad Khwaja al-Amkanaki
Lignée soufie de la Naqshbandiyya-Mujaddidiyya
24. Mouhammad al-Baqi bi-l-Lah (1515-1592)
25. Ahmad al-Farouqi as-Sirhindi
26. Mouhammad al-Masoum
27. Mouhammad Sayfouddin
28. as-Sayyid Nour Mouhammad al-Badawani
Nouvelle ramification de l'ordre :la Naqshbandiyya-Mujaddidiyya-Mazhariyya
29. Mirza Mazhar Jaan-I-Jaanan "Zanzana" (1699 ou 1701-1781)
30. Abdullah Shah Naimullah
31. Mawlana Muradullah
32. Sayyed Abul Hasan Sa'eed r.a
33. Mawlana Khalifa Ahmad Ali Khan
34. Mawlana Shah Fazl Ahmad Khan "Hujur Maharaj" (1838 ou 57-1907)
La Naqshbandiyya Mujaddidiyya Mazhariyya Ramchandriyya (NaqshMuMRa) :
34. Mawlana Shah Fazl Ahmad Khan "Hujur Maharaj (1838 ou 57-1907)
35. Ramchandra Lalaji (1873-1931)
36. Raghubar Dayal Chacha Ji (1875-1947)
37. Krishna Swarup (1879-1958), cousin de Lalaji
38. Brij Mohan Lal (1898-1955)
39. Jagmohan Narain (1901-1944)
40. Radha Mohan Lal (1900-1966)
41. Krishna Anupam (inconnu)
42. Shyam Lal Babu, Gaziabhad (1901-1987)
43. Akhilesh Kumar Saxena (1941-1974)
44. Dinesh Kumar Saxena, né le 28 octobre 1944
La lignée selon la version du Golden Sufi Center :
34. Mawlana Shah Fazl Ahmad Khan "Hujur Maharaj (1838 ou 57-1907)
Mawlana Abdul Ghani Khan (1867-1952), contemporain et disciple du précédent
35. Radha Mohan Lal Guruji (1900-1966)
36. Irina Tweedie
37. Llewellyn Vaughan-Lee
Liens :
- NaqshMuMra
- Mouvements et disciples
- La famille de Lalaji
- Lalaji
Epitome of Sahajmarg
There is only one God and, naturally, there is only one way to reach Him. The people have given many names to that stage. A particular institution named “Shri Ram Chandra Mission” has given birth to a new denomination to reach Him, “Sahaj Marg”. “Sahaj” and “Marg” (path) are two separate words. According to my limited knowledge, the word “Sahaj” is synonymous of “Aatma” (soul or sensitivity), i.e. connected some thing to the “Spirituality “. It means some particular school of spirituality, other than ‘Ramchandra School of Spirituality’, Headquarter at Fatehgarh (U.P.), India. However, very recently, it has been registered as a trademark of ‘Shri Ram Chandra Mission’. “The Mission is founded by Mahatma Shri Ram Chandra of Shahajahanpur and shall be called, Shri Ram Chandra Mission, after the name of his Master Samarth Guru Mahatma Shri Ram Chandra Ji Maharaaj of Fatehgarh (U.P.), the founder of Sahaj Marg System of attaining Spiritual perfection”. The said statement is the opening paragraph of its ‘Constitution and Bye-laws’ of the society, registered under the ‘Societies and Registration Act XXI of 1860’. The same statement has been repeated, in his work under the title of “Sahaj Marg system of yogic Saadhana” for Ph D awarded by Agra University in the year of 1970 (AD), Dr. Prem Sagar has written that “ Samarth Guru Mahatma Ramchandra Ji of Fatehgarh (U.P.) is a Aadiguru of Sahaj Marg System”. The statements do not seem to be true, because its nomenclature came in to existence in the year 1945 (AD), i.e. 14 years after his (Samarthguru Mahatma Ramchandra Ji Maharaj’s) physical demise in 1931 (of 14 years). In fact, the said Mahatma Ramchandra Ji (Laalaaji Maharaaj) of Fatehgarh (UP) India was a Naqushbandia (Sufi) Shaykh (Spiritual-Master). He had been admitted into the tradition without the formal conversion into Islam by his Pir-o-Murshad (Spiritual-Master), Hazrat Maulana Fazl Ahemad Khan Saahib (peace be upon him) of Qusba Raipur, Kaimganj, District Farrukhabad (U.P.). It is who brought the Sufism, out of the four-walls of Islam, making it accessible to everyone, irrespective of any caste and religion. According to him, (the) Sufism means mysticism as applied to natural sciences and thus a new lineage sprung up as NaqshMuMRa from the hierarchy of Laalaaji Saahib, but of course, adding no denomination of any particular religion.
The word, “Sahaj Marg” is, since a new term, in the realm of theology, the intellectuals, irrespective of the fact whether they are the “Abhyaasies” of ‘Sahaj Marg' itself or not but they want to know about its truth to the maximum extent. They also want to know, whether it is an offshoot of Sufism or Rajyoga. To know the truth about all these anxieties require, not the blind faith or intense loyalty. Mahatma Ram Chandra Ji (Baabuji) Maharaaj himself, has so adroitly resorted to expedient to do the best one can, and declared, Samarth Guru Mahatma Ram Chandra Ji Maharaaj of Fatehgarh (U.P.) was the founder of Sahaj Marg System, as already mentioned above. Whereas the fact is that the word, “Sahaj Marg” is totally absent from the vocabulary in Rev. Laalaaji’s writings.
In a reply dated February 14, 1963 to one of his friends named Shri Bhagwan Bharose Vaidya of Fatehgarh (UP), Rev. Baabuji’s statement has much relevancy here. “Times have undergone radical changes but to my greatest regret I find our brothers sleeping yet. The Mohammedan Systems have all breathed their last and this, Sahaj Marg; the only ONE has now emerged out in their place. Its teachings and methods widely differ from those of the old Systems in many respects. One having a developed vision and being sensitive to some extent at least, can easily mark well the difference between the two. The method of training and the nature of Faez are all purely hinduised and they are free from all superfluous things introduced into the ways of transmission under those Systems. The Spiritual connections of all Mohammedan Sansthas- Naqshbandi, Chishti and all have been cut off”.
Whereas, Rev. Laalaaji Maharaaj has clearly mentioned in His Last Will (Wasihat Naamaa) recorded on 23 October 1930 (AD) - “As far as my intellect has activated this aajiz fakir, (self-annihilated one) has examined carefully the philosophy; the various faiths and the schools of thought. In the end, I have found the beliefs and the path shown by the Holy Masters of this hierarchy, on which the steady hold with, carries hope to stay lively, up to the last breath”.
Rev. Laalaaji Maharaaj of Fatehgarh (UP) was the first non-Muslim Saint of “Naqushbandia, Mujaddadadiya, and Mazahariya system of Sufism. He having well connected ”nisbat” (the subtlest Divine thread) with its ancestry through his Spiritual Master Hazrat Maulana Fazl Ahemad Khan Saahib Raipuri, Kaimganji which has a certain well defined handling. He was, of course, against the rituals (meaningless social customs), but not the theological-ceremonies like ;(1) the disciple- making ceremony called Bay’t- placing the palm of once hand on the (that) hand of his Spiritual- Master, merely to have been the sign of sealing an agreement of allegiance. When a man or woman repented of his sins and had made up his mind to lead a life of righteous- ness and piety he/she had to perform Bay’t. The sprit seems to be for men/women to have direct communion with God, through the whole chain of the Spiritual Masters, so much so that all the intermediaries whose existence having been acknowledged are lost sight of, in the communion of men/women with God. (2) Ijazat/Khilafat, are determined on the question of Fana and Baqa, etc.
The ‘Sahaj Marg’ is schism of the ‘Ramchandra School of Spirituality’, renamed as NaqshMuMRa, occurred because of its manner, style and the vocabulary of Sufism. The split in socio-spiritual sects is not a strange phenomenon. Many religions, after the demise of their founders, dwindled either into insignificance or into use to split into innumerable branches. Here also the divine will cause the spread of the whole ‘Society’ after Rev. Laalaaji Maharaaj, everywhere, through its numerous branches and under different leadership. In fact, the philosophy and tenets have not undergone any major changes at the hands of different leaders, except the ‘Shri Ram Chandra Mission’.
There is an emphasis upon the living Guru. The founders held that Guru of the time alone could reveal the inner secrets, remove doubts and thus lead to salvation. In course of time, the essential truth about the “True Guru” was lost sight of and the faith degenerated into the cult of personality- worship.
There were two types of devotees turned –up before him (Rev. Laalaaji Maharaaj) viz, (a) for esoteric (any thing that is inner) (b) were exoteric. Although, people of both the categories had come to learn the ‘Ramchandra School of Spirituality’ (now known as NaqshMuMRa). But the persons of division- (b) were those who were kept under review and the people of division (a), i.e.” esoteric” which had performed well enough to be admitted in the “inner” circle, selected for ‘Bay’t’ and the ceremony of the same was also solemnized sacredly.
Before unveiling the fact about Rev. Baabuji of Shahjahanpur, as to which category he belonged to, whether (a) or (b) let me explain a nuances between ‘esoterism’ and the ‘mysticism’. Esotericism largely overlaps with “hidden knowledge”. Some overlap exists as well between esotericism and mysticism. However, many mystical traditions do not attempt to introduce additional Spiritual knowledge, but rather seek to focus the believer’s attention. A mystic is thus not necessarily an esotericist.
According to S. Radhakrishnan, a teacher is one who “contributes to the transmission of intellectual heritage and our technical skills and to training our people”. A teacher is a man of intellectual knowledge. A Guru, on the other hand, besides being informed soul is also self- realized soul. Whereas a teacher merely gives the pupil information, the Guru leads one to the higher stage of consciousness leading to the destruction of avidya. One does not have to search for a Guru. Swami Ranganathananda upholds that “when the need for the knowledge which the Guru possesses comes so also will the Guru come”. Implying thereby, that whenever we genuinely crave for Him we will meet Him. Kabir, Swami Dayananda, Swami Vivekananda et al met their mentors just by some strange in explicable coincidence.
His holiness the Dalai Lama interprets the term ‘Guru’ in two ways. According to him, “on the one hand, the Guru is the human teacher we interact with; on the other hand, the Guru is our own inner wisdom, our own fundamental clarity of mind”. He is some one who is an exemplar, who gives one the confidence that perfection is possible, and whom one wants to emulate. Guru is regarded as the one who personifies the trinity- Brahama, Vishnu and Mahesha. He is the living example of the creator, the sustainer and the destroyer of the universe
An unprejudiced and a careful reader, after meditating the whole writing from A to Z will agree with me that Rev. Baabuji of Shahjahanpur belonged to the category (b) as mentioned above. So far the literature of ‘Shri Ram Chandra Mission’ is concerned, there is no date of “Bay’t” or in any other way, he took “Deekshaa” from his Guru (Spiritual Master) is available.
It was the regular practice of Rev. Laalaaji Maharaaj of Fatehgarh (U.P.) to maintain his diary up-to-date. He never failed to mention the name of his disciple; he performed the ceremony of “Bay’t, on that very day. All the diaries, available in his record and the whole literature published by the “Shri Ram Chandra Mission” scrutinized most carefully but the date of Rev. Baabuji’s “Bay’t” ceremony found nowhere. The work is still in progress. If the date of his Bay’t/Deekshaa (Rev. Baabuji) becomes available in any record it would be published immediately. His role as disciple remain limited to see the ‘dreams’ and to send the copies of the whole months collection with his covering letter, regularly and punctually to his “Master”, Rev. Laalaaji Maharaaj, who used to send the précised reply to Baabuji.
The extract of Rev. Baabuji Maharaj’s diary dated 17 September 1931 (i.e. more than one month later the physical demise of Rev. Laalaaji Maharaaj) – “Saw a saint in a dream. He was seated on a bed and you were seated to the left. The Saint asked for my hand to initiate me. Thinking that I had already been initiated, I hesitated. Somehow, to fulfill his desire I extended my hand and he put his hand on mine and did what is done at the time of initiation. At that time I realized that some very high point had been awakened; and this condition prevailed for many days”.
Another extract from Rev. Baabuji’s diary (soon after the physical demise of his Spiritual Master) - … “There was excessive restlessness, and the eyes were closed, when I felt all of a sudden that the image of the Master existed in every particle of the body. There was not even a particle in which the Guru was not present”. The Publisher of the book ‘Thus speaks Shri Ram Chandra (Baabuji)’ has interpreted- “It was on 14th August 1931 that his Guru entered Mahaa Samaadhi and on 15th he felt that his Guru had transmitted him every thing of His. It was a state of complete mergence of His Guru”.
Dr. Mohammad Hanif, in his work, under the title, “Naqushbandia System of Sufism” (Ph.D. awarded by Agra University in the year 1964), has given description of Zikr-e-Rabitah in his Thesis.” The Saalik (Abhyasi), either imagines or gazes the face of his Master and in due course of time he gets absorption in the personality of the teacher, i.e. dissolving of his own personal characteristics and accrues characteristics of his teacher. Attention of the teacher is necessary, without which all efforts and the exercises are useless. The one solitary look or glance of the teacher is far better than all the prayers performed during once whole life”.
It is evident from the book, “The Autobiography of Ram Chandra” (Baabuji), Vol. I (1899-1932) published by Publication Department, Sri Ram Chandra Mission, Shahajahanpur, U.P., 242001, India (Third Edition : 1993), on its page, 14, chapter III, Rev. Baabuji has written ”As mentioned before, I reached the feet of the Master on 3rd June 1922 to receive Transmission from him for the first time. I started meditation not on Divine light as is prescribed in the Sri Ram Chandra Mission, but on my Master’s form seeing him in my heart. This was quite spontaneous and automatic, and went on with it”.
Apart from the above he further "I sincerely took up the method of meditation after I passed the S.S.L.C. and Matriculation examination. Within six months, I saw in meditation that the whole of my heart filled with soothing light, and a plant full of light was emitting light from all its branches and leaves. I continued practice. Six months later, I noticed a peculiar thing in my heart that my heart was reciting the word ‘Om’. This we call Ajapa. How does it start? If the Master infuses His Divine power, it starts immediately".
However, “Sahajmarg” is entirely different from the teachings of Rev. Laalaaji Maharaaj. It seems to be Rev. Baabuji’s own creation. This is evident from the book-“Practice of Sahajmarg”, written by Hon. P.Rajagopalachari, at its Page No. 3. “Meditation means to think continuously about one thing, and we are supposed to take as the object of meditation that which we wish to achieve. Moreover, here because we are involved in realization, God realization, self-realization, there fore the object has an abstract goal, called the ultimate self. Therefore, we cannot have any name or form for meditation. Nor can we have any qualities or attributes of Divinity. How ever, Master felt that for most people it would be impossible to meditate on the abstract. So, in Sahajmarg, our master has taken as the object of meditation, what He thought, what he knows, what he has experienced to be subtlest thing that we can have for meditation without making it gross or with a form or with a name, and that is Divine light in the heart. Therefore, this has to be very clearly understood that in Sahajmarg, the object of meditation is Divine light in the heart and nothing else. As I already told you, meditation means to think continuously of the same thing. What we do is to sit comfortably with our eyes closed, and have the thought that our heart is filled with Divine light,”
The act of supposition is directly concerned with the ‘Mind’ i.e., the seat of consciousness. It is rather impossible to suppose about a particular thing or condition about which, one is not intelligible to him or one is well conversant with it. While describing the practice of Sahajmarg meditation they stress on “Divine light” only. It appears to be the synonymic of “Tajalli” in the Dictionary of Sufism, which means; the illumination of Zaat (The Reality). “The Reality” as such is darkness. There are two extremes of the spectrum of light, which ends in darkness. Darkness is light in reality, which the retina of the light is incapable of appreciating. Maulana Rumi says in his Masnawi- “Tajalli, if you say, is the light of Zaat (The Reality) within darkness lays the fountain of eternal life”. In terms of Sufism, God appears to the devotee in the form, most eagerly sought for, by him. Hazrat Musa was in search of fire in a desert on his way back to Egypt; God therefore appeared to him in a “burning bush”. If one seeks Him in a image, the image appears to fulfill his desires; thus there should be no disappointment even in idol worship or “Zikr-e-Rabitah”. In his own case of Rev. Baabuji (Mahatma Ram Chandra Ji) of Shahjahanpur (U.P.) he started meditating on his “Master’s form, seeing Him (Rev. Laalaaji Maharaaj) in his heart, but he (Baabuji) recommended for the people joining Shri Ram Chandra Mission, to do the same on “Divine Light”. What is “Divine Light”? He did not explain about it, anywhere. Perhaps, it may be within the meaning of “Hranyagarbha”, the conception of which has been given by the Vedic-age Hrishies (sages). Rev. Laalaaji Maharaaj has once described, in a letter to some of his disciple, about a practice called- “Zikr-e-Nasira” and “Mahemuda”. In short, it is converging both the eyes on the tip of the nose, and then gradually carrying the point of convergence up to the middle of eyebrows. In Hindus, the point called the third eye of Lord Shiva. When the exercitant (Abhyasi) reaches to the perfection, he sees a star (called Suvaida or Praatibh) in the dark recesses of his heart. In reality, this is the star which can be called the “Divine Light” or “reality at dawn”.
Before proceeding further, I interrupt the flow of subject in the run, let me unveil another fact that Rev. Baabuji, except once, as mentioned above, took the transmission from his Guru through out his life time and rest of his spiritual training done during the “dreams”, i.e. during his sleeping state. Subsequently he began to record them and forward the same to Rev. Laalaaji Maharaaj who used to reply him precisely giving some instructions to follow up. However, at many occasions he did not obey his instructions.
This is evident from a letter written by Rev. Laalaaji Maharaaj, dated 12th Februrary, 1931, published in the book written by him titled- “Truth Eternal”.
“Your letter received. Dear Raghubar Dayal Ji and I had gone to Orai. We have returned yesterday. The conditions you have written about all merit thanks giving. This is the blessing of the condition of Fana (is the non- cognizance of one’s attributes as one’s own ;) after which if God willing, the Blessing of the condition of Baqa (is the recognition of the same as the attribute of God) will be granted to you from the same Shrine. As is the stage and condition of Fana, in the same proportion, the condition of Baqa is liable to bestow. What can be written about the interpretation of the dreams? Our aim is to get the result. I have understood well the symbols and considered enough. I have saved the time by reading much in details. Rest is all well. I will be in Mainpuri from the 15 to the 17 February. From there, I have to go to Etah where there will be a meeting from 20th to 22 February.”
Note: - The above-mentioned letter of Rev. Laalaaji Maharaaj addressed to Rev. Baabuji in response to his covering letter along with the date wise dreams seen during the month of January 1931. Hint about the August Shrine, which Rev. Laalaaji Maharaaj had given in his letter was for Hazrat Baqibillah Barong Saahib Rahamat Ullah Alahi. The situation of the Shrine is at Qutub Road near Ieedgaah of Nabi Karim, Delhi.
However, he (Baabuji) never went there physically. In his diary dated July 26, 1931, he writes- “Dreamt that I went into meditation, and I was at the shrine of a Saint Baaqi Billah and was doing meditation, when a condition of intense emotion prevailed over me and a faint cry came out of my mouth. Again I submit that the points which have awakened these days have unlimited purity, delicacy and subtlety, but slight weakness is felt at that point. Really, ascent in this condition is impossible without satsang, and grace of the Guru. This point is so delicate and light that it can not be expressed”.
It is not only Rev. Baabuji of Shahjahanpur (UP), who was the disciple without accepting formally initiating by his Spiritual Master, but there are more such examples like Kabir and Eklavye. However, there motto was not to capture the ‘Seat’ of their respective Masters.
What made Baabuji to teach the people , he himself did? What was the necessity of introduction of a new hierarchy of “Sahajmarg”, naming H.H. Mahatma Ramchandra Ji (Laalaaji) Maharaaj its “Aadi Guru?” Why Shri P. Rajagopalachari, the President S.R.C.M., WHQ Chennai writes, “My Master always strongly maintained that Laalaaji Maharaaj had no Guru.”
Some confused and so-called Masters of wisdom or the self-declared Masters, propagate that Mahatma Ramchandra Ji (Laalaaji) Maharaaj of Fatehgarh (UP) India was a discernment of Mohammedan- Sufi. Whereas the truth is that, they understood neither Islam nor the Hinduism and to avoid the quest, they use to say, “Laalaaji had no Guru (Spiritual trainer)”. The root cause of all these manipulations is their religious narrow mindedness.
A letter dated 09.12.1930, written by Rev. Laalaaji Maharaaj, addressed to Shri Madan Mohan Laal, who was then the center-in-charge of Shahjahanpur, is meaningful in this context. “… Because of your transfer from Shahjahanpur, there is a likelihood of the function being spoiled. So on my own behalf and on that of my elders, I invite the attention of Br. Pandit Rameshwar Prasad to agree to take up this work in hand during your absence. May God give him courage and perseverance. That dear one will, perhaps, establish a condition of honor after casting off that small portion of boyhood, which is very negligible in him now, due to the demands of his age. God may help him. Brother Ram Chandra undoubtedly has ability and agility in this respect, but I am sorry that due to restrictions of his father, narrowness of heart and space, and intricacies of his home, my sagacity did not permit me for the time being to throw the responsibility on him. …”
The theory of Emanation is a discussion of the origin of things. It forms the province of Greater Mysteries; the other province called Lesser Mysteries is related to the mystical side of Sufism. The material superstructure of Sufism has a Neo-Platonic basis; the mystical side, the Lesser Mysteries, is an original attempt at the elucidation of the mysteries of life and is purely Islamic in origin.
Mr. E.G. Browne says, Ibnul-Farid, like Muhiyyuddin ibn ‘Arabi had no connection with Persia and so Dhun-nun Misri; and hence Sufism is not a manifestation of Persian or Aryan thought. Too many of those who have worked on Sufism have treated it as an essentially Aryan movement.
Rev. Laalaaji Maharaaj has observed at many places in his writings-
“So long as one’s individual light stays behind, the reflected image of name and form will survive. However, an image is after all images. The present personality is certainly an embodiment of some other personality, who had existed earlier. If somebody could imagine himself as the embodiment of his father and the father being, again an embodiment of his grandfather and so on. And, thus slipping into the past up to such an extent that he starts feeling that the same image is ending and that he understands the extremity of a link by witch it is attached to the trunk and nothing else, then it may be possible that such point is ultimately his point of origin.”
“O God! This devoted follower has also undergone through many lives as different personalities and embodiments of other ones and has ultimately reached to a level of a selfless form of an image of truth. I am trying to live according to your hopes and expectations and am trying to carry out my responsibilities well. You are the knower of every heart. So I leave it up to you judge as to how capable your devout is in fulfilling his role and how true is the role played by him and how otherwise it is. If he is the image of any one, at what level of truth is he in. I firmly believe that you, with your benevolence and mercy have taken care of this body from the day it came on to this world and spread the first ray of light of truth even when I was in my devoted mother’s lap. I had the good fortune of being in the warmth of that divine light for seven years of my life.”
By emphasizing on the above (just before in bold letters) he wants to throw light on two most quoted terms in Sufism, i.e. ‘Fana’ and ‘Baqa’. Fana means to consider one’s self as existing in the form of his Spiritual Master; and annihilate his own self in Him. In Fana, the Abhyasi looses consciousness of himself; hence, here is the scarcity of cognition and not the cognition of scarcity. With the Sufi Fana is the non- cognizance of one’s attributes as one’s own; and Baqa is the recognition of the same as the attribute of God. In other words, so long as you are present in your own sight, God disappears, and when He is present in your sight, you disappear. For example, when you are concentrated on words, you lose sight of ink, and when you are concentrated on ink, you lose sight of words.
Rev. Laalaaji Maharaaj often used to recite a couplet of Maulaanaa Jalaluddin Rumi, which means, “Close your lips, close your eyes and close your ears. Laugh at me, if you do not see the secret of the Truth”. This relates to a Grate Saint and a Philosopher named who had prescribed a five years’ course of silence on his disciples, before they were admitted to his mystic path. The word mystic is derived from mu, to close. The secret rites and lessons of the Greek mysteries were things about which the mouth was kept shut. According to Rev. Laalaaji Maharaaj, purification, devotion and dedication are the three main stages for realization. Repentance, abstinence, renunciation, voluntary poverty and trust in God are the methods of purification. He often used to say that to welcome voluntarily the Illat (sickness), Quillat (poverty) and Zillat (insult), are the three signs of progress in this Holy Path. These three ‘benedictions’ of Rev. Laalaaji Maharaaj, are confined within the four walls of ‘Laalaaji Nilayam’ only, which is His abode of religious fraternity, where He lived for more then two decades and presently where His grandson and his small family lives with simplicity and austerity of which He was epitome and He Himself lived a very hard life.
This is without any prejudice and with all apologies, from all those, who so ever they may be. This also disposes of all the queries about the subject, of numerous kinds, sent through any source, treating ‘Laalaaji Nilayam’ of Fatehgarh (UP), India as a nucleus of The Ramchandra School of Spirituality. This concludes with so many thanks to all those who, whether they praise or abuse me.
Humble self,
Dinaysh Kumar Saxena,
‘Laalaaji Nilayam’ (Samaadhi Waalon kaa Ghar), o1/45-A Talaiya Lane, Mahatma Ramchandra Marg, Fatehgarh, (UP) 209601 India.
Document publié initialement le 29/09/2009 sur http://laalaajinilayam.googlepages.com/epitomeofsahajmarg
Lettre de Babuji datant de 1963
Recently we have received a scanned-copy of a personal letter signed by the Founder President of ‘Shri Ram Chandra Mission’, Shahjahanpur (UP). The sender of this document is Shri S.R.D. Kudesia (Sampat Baabu) of Fatehgarh (UP). Shri Bhagwan Bharose Vaidya, the addressee of this letter was Sampat Baabu’s father and an adherent of Rev. Laalaaji Maharaj, right from his Govt. service-period in Fatehgarh-courts.
Feb. 14, 1963
My dear Bhagwan Bharosey
I have gone through your letter addressed to Dr. L.P.Srivastava. I am very thankful to you for having graced our annual function by your kind presence. Your company, short though it was, was very joyful to me and I long to have it again. I am also grateful to you for your appreciation of my thought which usually none even gives time to hear about. I am where I ought to be and I sincerely wish that all of us may be up to know and practise what is actually real. Times have undergone radical changes but to my greatest regret I find our brothers sleeping yet. The Mohamadan systems have all breathed their last and this, 'The Sahaj Marga' the only ONE has now emerged out in their place. Its teachings and methods widely differ from those of the old systems in many respects. One having a developed vision and being sensitive to some extent at least, can easily mark well the difference between the two. The method of training and the nature of Faez are all purely Hinduised and they are free from all superfluous things introduced into the ways of transmission under those systems. The spiritual connections of all Mohamadan Sansthas - Naqshbandi, Chishti and all - have been cut off. The fact has been discovered by most of the prominent Mohamadan saints of standing, even, and I know of one who acknowledged this fact before my brother disciple Shri Rameshwar Prasad Misra. I do not mean to induce you or any body else to accept it on my words but I simply point it out to every one to study and judge for himself. The changing nature of the world is a clear indication of it. Every one should now qualify himself for the new system which has come down direct from above. Then alone shall he be capable of transmitting on others the desired effect. My revered Master has prepared me for this sort of work. During his life time he valued my letters to him so highly that he preserved them safely. All of them depict something or the other of the Nature's course which is being displayed today. I have authorised Dr. Lalta Prasad Srivastava to impart spiritual training to Abhyasis through transmission. I am confident that he will do his job well and shall be thoroughly capable of standing all tests.
With best wishes,
Yours sincerely,
Ram Chandra
Liens :
- Quelle fut la nature de la relation entre Babuji et Lalaji ?
- Dinesh, petit-fils de Lalaji
Texte original publié par Dinesh Kumar Saxena sur http://naqshmumraif.googlepages.com/forviewer’sattentionplease
Témoignage de Madeleine
Bonjour d'une vielle ex abhyasi....
Je suis une autre ex abhyasi du Sahaj Marg, où j'ai passé plus de 20 ans de ma vie, arrivée au temps de Babuji.
Les premières années de pratique ont été pour moi positives et pour cela, je suis reconnaissante à Babuji et à Chari. Malheureusement, ces dernières années, j'ai commencé à etre en crise.Je me sentais très triste je ne me reconnaissais plus dans ce que je voyais et entendais, j'avais l'impression d'étouffer et bien sur, j'ai culpabilisé pendant 3 ans (je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas une bonne abhyasi etc...) et enfin, après une longue souffrance, j'ai réussi à me libérer de mon sens de culpabilité et à m'en aller, ceci, après avoir cherché longtemps et partout une autre voie possible qui me convienne, ce qui n'a pas été facile, bien-sur.
Si j'écris aujourd'hui,c'est seulement pour encourager ceux qui voudraient, mais ne trouvent pas le courage de franchir le pas vers l'air frais !
Par expérience, je sais que c'est dur. On vous dit que vous allez perdre votre condition (quelle condition?), que c'est votre ego qui prend le dessus, on ne peut pas trahir le Maitre comme ça, on va le faire souffrir...etc...
Bien sur, il faut un minimum de courage pour franchir le pas et oser remettre en question ce pour quoi l'on a vécu ces années, mais si l'on considère toute la tristesse que l'on ressent,la culpabilité, le sens d'étouffement, l'impression que l'on ne va plus vers le haut mais que l'on s'étale horizontalement dans la matérialité...si l'on a une VRAIE RECHERCHE SPIRITUELLE, on ne peut pas continuer de se suicider à petit feu comme ça !
Au début, selon moi,la voie vers le haut était ouverte, mais aujourd'hui, où est-elle?Où est la spiritualitè ?
Non, ce n'est pas nous qui avons changé et qui n'avons plus d'aspiration spirituelle, c'est la SRCM qui a Changé et qui ne nous mène plus là où nous voulions aller. ET si la SRCM a changé, qui a changé? Ceux ou celui qui la dirigent.Malheureusement! Où est l'amour? Où est l'humilité? Surement pas dans la quète continuelle à l'expansion et aux financements !
Mais je peux vous assurer, qu'au delà du Sahaj Marg,il existe autre chose !IL y a la vie et aussi la Spiritualité ! Et mème la pureté spirituelle, la pureté que je n'espèrais plus trouver, elle existe encore, dans quelques recoins du globe, auprès de quelques Maitres discrets et humbles, qui ne font pas de publicité et vivent encore dans la plus grande simplicité.
IL me semble que de nombreux abhyasis restent seulement par peur.Si vous sentez la nècessité de partir, OSEZ ! Qu'avez-vous à perdre? Rien ! Mais tout à gagner !
Le Sahaj Marg n'est PAS UNIQUE, comme on nous l'a dit et redit!Le divin serait-il si avare pour se prodiguer seulement à l'intérieur de la SRCM ?
J'ai aussi souvent entendu: oui, mais là, il n'y a pas la transmission!
La transmission,( Vous savez je pense que le Sahaj Marg dérive du soufisme dont a hérité Lalaji de son Maitre sufi (voir livre publié par la SRCM en juillet 2001 "the complete works of Ram Chandra- Lalaji Maharaj volume II). Dans la pratique soufi, il y a la transmission (rien de nouveau donc !) et la transmission est apparemment utilisée lors des premiers stades de la pratique spirituelle sufi (voir livre de thomas Dahnhardt"change and continuity in indian sufism ). Après, ils passent à autre chose.
Donc, la transmission sert, mais jusqu'où ? Et de quel niveau émane-t-elle ? N'y a t-il pas d'autres formes de transmission plus subtiles ou plus basses aussi ? Tout est relatif !
Babuji disait que si un disciple n'est plus convaincu que son Maitre puisse l'amener à Dieu,il a le plein droit d'aller vers un autre Maitre .
Je souhaite une bonne chance à tous les frères et soeurs qui sont en quète sincère !
Madeleine
Bonjour
Pour en revenir aux lignées soufi, il est courant et normal que chaque Maitre génère une (rarement) ou plusieurs lignées. Donc, le Sahaj Marg,(d'ailleurs, le therme Sahaj Marg dérive de la tradition médiévale des "Sant" en Inde ) la branche appelée Sahaj Marg par Babuji, est une branche ou sous-branche parmi tant d'autres du meme tronc, déjà hautement ramifié.
A ce sujet, je recommande vivement à ceux qui lisent l'anglais de lire le livre de Thomas Dahnhardt, chercheur universitaire du centre des études islamiques d'Oxford et enseignant de littérature hurdu et de civilisation islamique en Inde à l'université de Venise, ce livre s'intitule "change and continuity in indian sufism".
D'après Dahnhardt, un autre petit détail nous aurait échappé (si ses informations sont exactes) :Babuji ne s'appellerait pas Ram Chandra mais Madhe Mohan Lal et aurait ensuite pris le nom de son Maitre Ram Chandra de Fategarh.
On nous en a caché bien des choses !
En ce moment, on parle de sous, de corruption, de dégénération,etc... et c'est sans doute important d'ouvrir les yeux sur tout ça, de découvrir les "vérités cachées"..., ça nous aide à remettre les pieds par terre et à nous redimensionner, à retrouver un peu d'humilité...mais le problème principal est la SPIRITUALITE !
Et ce serait la question la plus importante à se poser, car si le Sahaj Marg existe, sa raison première et unique est ou devrait etre la Spiritualité!
Donc, la spiritualité, la vraie, dénudée, dépouillée, essentielle, qui porte à Dieu... cette spiritualité existe encore au sein de la Srcm ?
Peut-on encore évoluer spirituellement en pratiquant le Sahaj Marg d'aujourd'hui, jusqu'au but ultime ?
Rappelons-nous qu'un Maitre peut nous porter jusqu'àu niveau où il se trouve lui-meme, mais pas au-delà.
Essayons de sentir au fond de notre coeur si nous sommes convaincus que le Sahaj Mafg actuel peut nous porter à la fusion avec le divin, là où l'ego n'existe plus ?
N'essayons nous pas de vouloir sauver quelque chose qui est déjà mort ou en fin de vie ?
Le développement matériel et l'expansion numérique n'ont rien à voir avec la spiritualité et le fait qu'il y ait beaucoup de disciples et de bonnes ressources financières ne signifie pas que la spiritualité se porte bien en conséquence ! Souvent, c'est le contraire !
Salut fraternel à tous
Madeleine
Bonjour !
C'est toujours Madeleine, ex abhyasi de plus de 20 ans de sahaj Marg derrière le dos. !
Je voulais ajouter une précision à ce que j'ai écrit hier.
Donc, maintenant,on sait que le Sahaj marg est une branche d'un grand arbre déjà bien touffu !
Mais, des fois, une branche d'un arbre sèche et meurt. Elle sèche et meurt quand la sève n'y arrive plus!
La substance, sa nourriture primordiale,, pour une raison ou pour une autre (à nous d'essayer de comprendre pour quelle raison ),vient à manquer et cesse de l'alimenter!
Alors, quand la substance, la sève vient à manquer,on essaye de combler ce vide en créant d'autres nourritures de nature différente.Et alors, il nait des groupes de discussion,des workshops, des cours de formation,ici et là,des constructions d'ashrams, d'écoles,d'hopitaux(meme si ces derniers sont apparemment louables), mais c'est toujours pour remplir le vide !
On fait croire au peuple du Sahaj marg que ces initiatives sont très importantes, car il faut occuper le peuple ! Mentalement et matériellement, car le peuple ne doit plus penser et ne doit plus se rappeler pourquoi il était arrivé ici au départ et ce qu'il était venu chercher avec un coeur confiant et plein d'espoir!
Et comme le peuple ne doit plus penser,on exige de lui une foi aveugle en éditant par exemple un livre dicté de l'eau-delà !(ou on y croit, ou bien on est pratiquement perdu!) (à noter que dans les traditions spirituelles, il est dit qu'il ne faut pas croire sans avoir fait l'expérience directe, car cela n'a pas de sens et que Chari lui-meme, il y a 20 ans nous disait qu'il fallait écouter son propre coeur et suivre la voix intérieure si elle était en contradiction avec ce que disait meme le Maitre )
Voilà, selon moi, la racine de cette triste histoire !
La substance s'en est allée, car qui la prodiguait n'est plus en mesure de la distiller et tout le monde est en train de tomber dans le piège du remplissage par de la nourriture faite de succédanés !
Et puis, attention !! Il n'est pas sans risques de se trouver sur une branche qui sèche !:Les petites feuilles qui y sont attachées sèchent aussi !Et souvent, elles ne s'en rendent pas compte !!
POur conclure, je vous signale l'existence d'un petit livre singulier, attribué à Kabir (Kabir était considéré par Babuji comme la personne qui avait atteint le niveau spirituel le plus élevé de tous les saints du passé ). Ce livre est très connu en Inde et bizarement inconnu chez nous.En Inde, il en existe des dizaines de versions, et je crois qu'on peut le trouver sur internet ou l'acheter par l'intermédiaire de Amazon.com... Ce petit livre, plutot surprenant, porte vraiement à réfléchir sur ce grand mystere de la spiritualité et à situer le Sahaj marg et à comprendre de quel niveau spirituel ont origine les diverses voies existantes ,
IL s'intitule "the ocean of love",
ANURAG SAGAR de KABIR.
BIen fraternellement
Madeleine
Pendant les années de notre permanence dans la SRCM, et encore au temps de Babuji, certains d’entre nous étaient déjà au courant de l’existence, dans le nord de l’Inde, de 5 ou 6 groupes de disciples ou descendants de disciples de Lalaji, qui avaient suivi leur propre chemin, sans avoir reconnu Babuji comme successeur de Lalaji.
Nous savions aussi, par l’autobiographie de Babuji que quelqu’un avait essayé de lui mettre des batons dans les roues, jusqu’à arriver à essayer de mettre fin à ses jours.
A cette époque, nous étions satisfaits de la voie que nous suivions et nous n’avions aucune curiosité pour essayer d’en savoir plus. En outre, l’ambiance qui régnait au sein de la mission, consistait en une « auto-complaisance » significative: nous étions les seuls à bénéficier de la transmission(!), notre Maitre était d’un niveau tel qu’aucun etre de ce niveau ne se serait plus réincarné avant quelques milliers d’années(!), probablement, Il était La Personnalité Spéciale( ?), sans parler aussi du fait d’etre éventuellement précepteur(!).
Et donc, ces disciples de Lalaji qui n’avaient pas reconnu Babuji, qui, pour nous était l’unique successeur légitime, étaient vus au maximum avec commisération et suffisance. Comme dirait Christian, nous faisions partie des arrogants stupides !
Quelques années plus tard, surtout après 99 et particulièrement après le centenaire de la naissance de Babuji, nous avons commencé à ne plus trouver ce que nous avions toujours cherché, c’est à dire que nous sentions que la voie d’accès vers le haut, vers le divin n’était plus ouverte, et considérant le type d’expansion matèrielle-horizontale que la mission développait, nous avons commencé à essayer de comprendre un peu plus les origines du Sahaj Marg, dans le but de trouver une autre voie qui pourrait nous convenir, espérant qu’il existe encore un mouvement avec la meme origine, dans lequel la spiritualité serait encore vivante.
Lors de cette recherche, un des premiers éléments qui a retenu notre attention a été un film (ou plutot 2 films) d’Arnaud Desjardin, tournés en 1973 en Afghanistan et intitulés: «Soufis d’Afghanistan- maitre et disciple » et « au coeur des confrèries » (Alizé diffusion ).
En voyant ces 2 films, nous avons pu constater qu’ils utilisaient aussi une transmission et qu’ils travaillaient avec les memes points de la région du coeur que dans le sahaj marg, qu’ ils faisaient des sittings et l’analogie était vraiement flagrante.
J’ai écrit à Arnaud Desjardin pour en savoir plus long sur ces Maitres. Il m’a répondu que, malheureusement, la plupart d’entre eux avait disparu, morts ou fugitifs, avec l’invasion soviétique.
Après quoi, je suis allée (littéralement) à la recherche d’un livre dont j’avais eu quelques indications et qui aurait prouvé ce que je pensais sur l’origine soufi du sahaj marg. Ce livre est :« Lakshvedhi Genealogy », la chronologie généalogique des saints, avant et après Mahatma Ram Chandraji Maharaj de Fatehgarh (Lalaji), dans l’ordre des Naqshbandia Mujaddidia , écrit par B.B Basuk (première édition en hindi en 1973, troisième édition en anglais en 1985 ).
J’ai constaté par la suite que Dahnhardt l’avait inséré dans la bibliographie de son livre.
Voici quelques informations tirées de ce livre, avec le bénéfice du doute, bien sur, car les recherches indiennes et les exposés sont souvent pas très clairs, déjà seulement par le simple fait qu’ils attribuent souvent à une meme personne, plusieurs noms différents... :
- premier point: l’origine soufi du sahaj marg y était confirmée- Basuk déclare qu’en 1984, il avait été invité à Madras du 29 avril au 1er mai pour le 85ème anniversaire de la naissance de Babuji et qu’il avait des contacts avec des abhyasis et des précepteurs de la mission. Donc, dans la SRCM, on le connaissait et on connaissait sans doute ses recherches!
- Autre point : A la mort de Lalaji, Babuji aurait continué à fréquenter très souvent le satsang de Shri Chaturbhuj Sahaj à Matura et celui de Shri Krishna Lal à Sikanderabad, ces deux derniers étant apparemment deux des représentants successeurs légitimes de Lalaji (heir). ( Krishna Lal aurait été nommé successeur de Lalaji en 1921, donc 10 ans avant sa mort )
- Dernier point: cette lecture, pour la première fois, nous a mis devant le fait, pour nous difficile à accepter, qu’un Maitre puisse avoir plus d’un successeur légitime et que cela soit tout à fait normal et naturel.
En effet, en ce qui concerne ce dernier point, dans le passé et encore aujourd’hui des fois, il était tout à fait normal qu’un Maitre envoie, avant sa mort, ses meilleurs disciples, travailler chacun, dans une zone géographique différente. Et c’est ce qu’aurait fait Lalaji.
De meme qu’il était normal pour un disciple de suivre plusieurs Maitres le long de son parcours spirituel, les Maitres étant de niveaux diffèrents, et c’était meme parfois le Maitre lui-meme qui envoyait son disciple chez un autre Maitre, pour continuer son chemin. Tout était très ouvert !
Et c’est aussi ce qu’aurait fait Lalaji, en tant que disciple, en commençant par le soufisme et en continuant avec la pratique de la Sant Mat. Et ceci sans culpabiliser ni « trahir » quiconque !
Aujourd’hui, toutes ces ramifications peuvent peut-etre permettre à chacun de nous ,de trouver ce qui convient le mieux à chacun et, si l’on y croit, on peut penser que chacun de nous est envoyé là où il doit aller!
Rappelons nous que si la voie que l’on suit n’est pas la bonne, on ne va pas bien loin, meme si souvent on croit qu’on est allé loin !Le problème se pose seulement quand un successeur se déclare etre l’unique successeur légitime!
A ce point, je voudrais mettre en évidence quelques « imprécisions » qui ont été rapportées par Babuji sur l’origine du Sahaj Marg et qui sont encore en cours au sein de la SRCM. Il faut tenir compte que, de la mort de Lalaji à la fondation de la SRCM et à l’arrivée des premiers disciples de Babuji, plus de 10 ans sont passés... on sait que le temps efface tout et fait tout oublier... :
-Lalaji aurait eu un maitre et peut-etre plus d’un
-l’origine en partie soufi, du système est, aujourd’hui sans aucun doute
-Les écrits de Lalaji n’auraient pas disparu, comme dans la fable de la SRCM, dans laquelle on nous raconte qu’une domestique aurait vendu tous les écrits de Lalaji, pensant que c’était des papiers à jeter. Les écrits de Lalaji apparemment existent encore, ont été écrits en urdu, certains ont été traduits en anglais, mais ils n’ont jamais été mis à notre connaissance dans la SRCM, sinon en 2001, avec le livre « The Complete works of Ram Chandra-Lalaji- volume II », mais pour une brève période( vu qu’il a pratiquement disparu de la circulation), aussi pour le fait qu’il traitait d’un enseignement bien différent de celui du Sahaj Marg et où l’on peut comprendre que la soit-disant simplification de ce dernier n’est autre que la réduction et l’amputation de l’enseignement de Lalaji.
-La pratique spirituelle enseignée par Babuji ne correspond pas à celle enseignée par Lalaji.
-Lalaji aurait nommé au moins 2 successeurs (heirs)
-Lalaji n’aurait pas découvert la région centrale. Ce point est le plus difficile et en parler n’est pas évident! Mais, de fait, le concept de région centrale a été repris par Lalaji suite à son contact avec les Radhasoami (et en lisant la littérature radhasoami qui est précédente, on peut en avoir la confirmation).
-A ces « imprécisions », il ne pouvait manquer, pour complèter le tableau, le changement de son propre nom contre celui de son Maitre.
Je finis en vous redonnant les références des livres qui, selon moi, aident à comprendre mieux tout ça, si on veut aprofondir certains points :
-« The complete works of Ram Chandra –Lalaji- volume II , édité par la meme SRCM à 7000 copies en juillet 2001 et il semble que ce livre ait disparu de la circulation, bizarrement,il n’y en a plus trace nulle part ! Il est devenu tabou ! La seule façon de se le procurer est de se le faire prèter par un abhyasi qui est ou était abonné à vie et qui l’aura reçu systématiquement à l’époque. Dans ce livre, Lalaji part de son expérience soufi pour aboutir à son expérience Sant Mat, qu’il développe largement.
- le livre du chercheur Thomas Dahnhardt. : « Change and continuity in indian sufism « . Vous y saurez beaucoup de choses sur Lalaji.
-« -L’Anurag Sagar . » « the ocean of love « attribué à Kabir. On y comprend beaucoup de choses sur le pourquoi des maitres de différents niveaux! Et quels sont ces niveaux.
- Le livres de Kirpal Singh (un des maitres dela Sant Mat ): « la roue de la vie, le mystère de la mort « et de nombreux autres livres sur le site :www.ruhanisatsangusa.org, qui donnent une explication beaucoup plus claire et aprofondie que ce que nous avons pu lire dans le Sahaj Marg, sur la spiritualité.
- Les livres de Baba Sawan Singh (un autre Maitre de la Sant Mat)( si vous réussissez à les trouver) : « philosophy of the Masters ». 6 ou 7 volumes
-« Sar Bachan » de Soamiji Maharaj.
Ils sont difficiles à dégoter, mais leur lecture vaut la peine . Ils sont en anglais.
Bien sur, ce ne sont que des livres, et ils servent à nous retirer quelques idées toutes faites ou préjugés ou à mieux nous informer, mais il reste toujours vrai que rien ne vaut le contact direct avec les Maitres et une pratique valide avec leur aide.
Voilà, je crois qu’avec cette lettre, j’ai conclus mon intervention sur les blogs, car franchement, je n’ai plus envie d’explorer plus au-delà! J’ai passé de nombreuses années avec ces recherches et il me semblait juste d’en communiquer le fruit.
Je salue tous les frères et soeurs de tout coeur.
Bien fraternellement
Témoignage publié initialement en janvier 2007 sur le blog d'Elodie