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Brighter Minds





Bonjour,
Que peut-on penser du projet Brighter Minds qui vise les enfants ? Je suis très inquiet à titre personnel et collectif. S'agit-il d'une manipulation pour recruter de futurs nouveaux adeptes ? Ou seulement d'un moyen de faire de l'argent ?



Que penser de Brighter Minds ?

‘Brighter Minds’ (‘Esprits Lumineux’) est un programme soutenu par la SRCM, Heartfulness et Kamlesh Patel (http://www.brighterminds.org ), website détenu par la SRCM.
'Brighter Minds' (BM) est un programme unique de bien-être du cerveau offert par le 'Cognitive Skills Private Limited', de Bangalore. Il vise à améliorer les perceptions sensorielles et les fonctions cognitives du cerveau pour les enfants, selon leurs dires.
'Cognitive Skills Private Limited' est une entreprise dirigée par NANJEGOWDA SIDDARAMAPPA NAGARAJA et SRINIVAS THONSE au 4 mars 2016. Ces 2 individus dirigent aussi depuis 2007 une entreprise de location de bureaux (http://www.paytrium.com/ ) ainsi qu’une entreprise de solutions informatiques (http://www.sen-sei.in/ ) avec un troisième larron dénommé MADHU KRISHNA IYENGAR.
Sur le website de Sen-Sei, on trouve un résumé de leurs curriculum vitae, avec pour point commun leur expérience professionnelle chez Infosys Technologies Limited, grosse société indienne de prestation de services informatiques.
Nulle part trace de compétences en pédagogie, neurologie ou cognition…

Que nous apprend leur website ?
Empower your kid with Brighter minds Enriching young minds
ENHANCING the senses of OBSERVATION, INTUITION and COGNITIVE ABILITIES in children
Donnez du pouvoir à votre enfant, Enrichir les jeunes esprits
RENFORCER les sens de l'OBSERVATION, de l'INTUITION et des CAPACITÉS COGNITIVES chez les enfants
Brighter Minds est une initiative éducative pour équiper chaque enfant avec des outils et des méthodes pour améliorer le fonctionnement cognitif pour atteindre l'excellence personnelle, et instiller la confiance en soi. L'esprit d'un enfant a un potentiel immense, au-delà de la portée de notre imagination !
Améliorer les fonctions cognitives du cerveau grâce à la théorie de la neuroplasticité dans le domaine des neurosciences, les ondes cérébrales…
Le cerveau d'un enfant pendant les années de formation est plus maléable que celui d'un adulte et offre donc de plus grandes possibilités de développement et de changement.
Le programme Alpha est un programme de 30 heures sur 8 semaines, en 9 sessions : 2 sessions consécutives dans la première semaine et 7 sessions de suivi :
- Exercices pour augmenter la capacité du cerveau à régénérer les neurones
- Exercices de synchronisation cérébrale gauche et droite
- L'exposition aux oscillations des ondes cérébrales La musique pour améliorer les connexions cérébrales
- Exercices ophtalmiques pour améliorer les circuits neuronaux
- Activités d'augmentation sensorielle
- Environnement d'apprentissage enrichi

Tout cela s’inscrit dans un discours déjà ancien véhiculé par les Whispers, Chari … et aujourd’hui Kamlesh Patel, où il est surtout question d’élite :
Chari préparait l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il a célébré plus de 2000 mariages, le début d’une révolution silencieuse. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg. Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’êtres humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Régénération de l’humanité, tripatouillage génétique de la race humaine… La SRCM a basculé dans la science-fiction, rejoignant ainsi Ron Hubbard fondateur de la Scientologie ou les manipulations génétiques de Claude Vorilhon dit Rael ! On comprend mieux : les abhyasis sont des OGM…

Extrait de Whispers en français, voici un Murmure de Babuji depuis le Monde lumineux en date du 30 juin 2004 à 10h :
 « LES MESSAGES reçus par ailleurs constituent à eux seuls un enseignement convenant à une élite d’âmes émergeant en ces temps d’avènement d’une ère nouvelle. Ils seront compris, appréciés, et ils deviendront, dans notre voie, un point de référence. Les esprits, de plus en plus, s’ouvriront à une réalité dépassant encore quelque peu nos frères actuellement. Les temps futurs se préparent et nous ne serons pas en reste.
Les âmes qui s’incarnent dans cette optique, chercheront un enseignement leur correspondant en tous points. Ceux que vous appelez les enfants indigo ne s’accommoderont pas des concepts dépassés. Ils chercheront un créneau vibratoire approprié à la subtilité de leurs corps éthérés. Beaucoup de ces êtres vivent déjà en ce monde. Ils peinent à s’intégrer dans les systèmes existants, dénués pour eux d’intérêt la plupart du temps. Ils arrivent à une époque charnière de l’histoire du monde et sont différents, donc souvent mal compris, comme tout ce qui peut se distinguer de la multitude. Ces êtres se retrouveront et s’uniront pour recréer un environnement leur donnant satisfaction. Ils seront pacifistes, évolués spirituellement ; ils iront à l’essentiel, naturellement, sans hésitation, la sagesse, pour la plupart, étant innée. Un temps viendra où le nombre de ces êtres grandira, pour former une élite régénérant l’humanité et guidant les moins favorisés.
Tout est écrit et voulu ainsi. Que tous soient bénis ! »
Babuji

A l’occasion de l’anniversaire de Babuji, Kamlesh Patel a délivré de nouveaux messages de Babuji (Echoes of North America, juin 2013) :
Page 1 : News of master : “(…) He [Kamlesh Patel] read aloud two of Babuji’s messages from Whispers and explained the role of the abhyasi in the grand plan of regeneration of humanity.(…)”
Page 2 : Report from Tiruppur : “(…) Brother Kamlesh told us that in 1981 Babuji said he was changing the genetic evolution of the human race. The mutation is already taking place, so Kamlesh said, please meditate, bring joy in the heart. (…)”



A lire aussi : Le Sahaj marg et l’enfance
[La Mission s’intéresse à vos enfants] - [Le VBSE, un endoctrinement spirituel] - [Omega school, l’école d’une élite pour régénérer l’humanité] - [ Brighter Minds ]

SMRTI, un Institut de recherche devenu laboratoire d'idées


Tout commence avec l'institut de recherche fondé par le Docteur KC Varadachari. Ce célèbre professeur indien de philosophie, titulaire de la Chaire du centenaire de Sri Vivekananda en Religion comparée, Ethique et Philosophie à l'Université de Madras dirige le Sahaj Marg Research Institute (SMRI) de 1965 jusqu'à sa mort en 71. Avec cet institut, il apporte une certaine renommée au Sahaj marg, notamment dans le sud de l'Inde où il est encore peu présent, et lui fournit une forte crédibilité grâce à sa renommée personnelle, même si Babuji et lui tendent à le réduire à un simple raffinement du raja-yoga hindou.

A sa mort, le SMRI tombe petit à petit dans l'oubli mais en 1989, l'institut renaît de ses cendres sous la direction du fils du Docteur Varadachari, KC Narayana. Mais celui-ci se fâche avec Rajagopalachari et démissionne en 1991 pour fonder une organisation dissidente de la SRCM. Et l’institut replonge à nouveau dans l'ombre.

Alors qu’une adepte indienne en reprend la direction en Inde en 1997, différentes personnalités au sein du Sahaj marg créent à leur tour des variantes locales plus ou moins autonomes de cet institut. En Suisse, le psychiatre Ferdinand Wulliemier et sa femme lancent la branche ouest européenne du SMRI qui deviendra la Fondation Sahaj Marg Spiritualité dès 1994. Une américaine, figure du développement personnel, prend la direction d'un Sahaj Marg Research & Education Institute (SMREI) aux Etats-Unis. Et la directrice indienne rebaptise son institut Sahaj Marg Research & Training Institute (SMRTI).

Institut de recherche, d'éducation ou de formation et d'entraînement selon les lieux et la sensibilité des personnalités qui l'animent, le SMRI prend une forme des plus nébuleuses au cours des années 90. A tel point que Santosh Khanjee, grand organisateur de la Mission, y remet bon ordre dès janvier 2000. Il vient juste de créer la Sahaj Marg Spirituality Foundation Inc.(SMSF), fondation déclarée à Austin au Texas en 1999. Il s'impose donc secrétaire de l'institut, le rattache légalement à cette nouvelle fondation, et le rebaptise officiellement SMRTI (Sahaj Marg Research & Training Institute).

Plutôt qu'une école de philosophie, le nouveau SMRTI devient alors un réseau mondialisé. Les personnalités sont remises dans le rang, siégeant toutes comme 'faculty members' de ce nouvel institut, à condition d'avoir fait de longues études en langues, en histoire, philosophie, psychologie ou bien encore en éducation. Sous la houlette de Santosh Khanjee, leur foisonnement d'initiatives est encadré et financé par sa fondation pour que le SMRTI devienne le think tank du Sahaj marg. A la seule condition qu'émergent de cette boîte à idées des résultats exploitables et valorisables.

L'enjeu, c'est de créer des outils facilement appropriables par les adeptes dans leur vie quotidienne familiale, sociale et professionnelle, en vue de répandre insidieusement l'idéologie du Sahaj marg au sein de la société. Ces outils doivent donc être scientifiquement et moralement irréprochables et devenir les nouveaux vecteurs de communication qui permettent la reconnaissance internationale de la Shri Ram Chandra Mission et sa diffusion partout dans le monde.


Les domaines de compétences, les champs d'activités et les canaux de communication sont nombreux et variés. Psychiatrie spirituelle, éducation spirituelle, écoles et formation d’adultes, management éthique, gestion du stress…

Education spirituelle


L’Institut de recherche du Sahaj marg a créé une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation des enfants et la formation des jeunes.

Avec l’école du Sahaj marg, l’Omega school ou LMOIS, Chari a fini par réussir à séparer les enfants de leurs parents abhyasis. Et aux parents, il fait croire que leurs enfants sont l’avenir d’un nouveau monde annoncé par Whispers, une élite pour régénérer l’humanité…

Appliqué aux adultes, le VBSE s’est traduit par la multiplication des formations internes au sein des CREST créés par Chari, tant pour les agents de maintenance et gérants des ashrams que pour les boursiers des pays du sud ou les cadres de haut rang de la Mission.

Une fois abandonnée la voie de la psychiatrie spirituelle, la Mission s’est réorientée avec plus de succès vers le monde de l’entreprise et les instituts de management indiens. Développement personnel et thérapies du mieux-être en Occident se traduisent en management éthique et gestion du stress en Inde


Quand la cloche rythme les activités, la formation interne s’accélère


"(…) Le programme prévoyait chaque jour, une méditation et un cleaning en groupe dans le hall de méditation pour tous les stagiaires respectivement à 5 heures et à 18 heures, outre le satsangh quotidien de 9 heures (…). Entre le cleaning et le dîner, nous observions une heure de «Golden silence» (silence d'or), véritable moment de réflexion, d'assimilation et d'intériorisation pour chacun. Les séances de sport à 6 heures tous les matins, malgré les faibles températures, le volunteer work (travail volontaire) entre 16 h 30 et 17 h 30 et la séance de cinéma après la prière universelle de 21 heures, ont constitué pour nous des moments tout aussi importants (…). L'ensemble de ces activités était rythmé par une cloche qui indiquait le début ou la fin d'une partie donnée." - Echos d'Afrique du 1er mars 2008

De retour chez eux, des abhyasis africains témoignent sur cette formation de 6 semaines (Scholarship Training Program) qu’ils ont suivi à l'ashram de Manappakam, dont les journées commençaient à 5 heures du matin pour s'achever vers 22 heures.

Les activités y sont rythmées par le son de la cloche - offerte par la SRCM France - qui sonne 3 coups à 5 h 30 (lever entre 5 h 00 et 6 h 30) puis méditation individuelle, 2 coups à 6 h 30 (satsangh et tenue du journal individuel), 3 coups à 7 h 30 (petit-déjeuner), 2 coups à 9 h 00 quand Chari est là (satsangh), 3 à 12 h 30 (lunch), 2 à 17 h 00 (satsangh et cleaning individuel) , 3 à 19 h 30 (diner), et 3 à 21 h 30 (extinction des lampes après la prière universelle de 21 h et la tenue du journal, puis la prière pour la nuit à 21 h 45). Un bel embrigadement, avec des journées à rallonge et un endoctrinement particulièrement efficace, qui rappelle des pensionnats d'un autre âge….

Cette formation est dispensée à des candidats boursiers volontaires, sélectionnés parmi les abhyasis des pays du sud, nouveaux venus au sein de la Mission. Chari appelle cette école du Sahaj marg, dirigée par un exilé européen, « [s]es petites Nations unies ». Son objectif est de former des personnes chargées de développer la Mission dans des régions du monde où elle est peu présente.

L’Institut de recherche du Sahaj marg (SMRTI) avait décidé d'investir largement dans la formation des adeptes et est à l’origine de cette formation. Auparavant, il a développé une vaste gamme d'outils de formation, suivie d'un processus de certification des programmes de formation. Il a aussi essayé des formations en ligne sur le web (dès octobre 2001 pour les précepteurs), dont l’idée initiale a été reprise aujourd’hui pour offrir des séminaires sur le web pour les jeunes (webinar).

Mais le SMRTI ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Les formations ne sont pas offertes aux seuls boursiers des pays du sud, ce n'est que le début d'un intense effort de formation. Ainsi, un consultant indien est chargé de former les agents de maintenance et les gérants des ashrams indiens de la SRCM.

Les cadres du Sahaj marg ne sont pas en reste : Chari inaugure son premier Center for Research, Education, Sadhana & Training (CREST) durant l'été 2006. Leur objectif est d'accueillir des adeptes qui ont plus de cinq années d’ancienneté au sein de la Mission pour des formations d'un mois. Ici, les horaires sont encore plus drastiques : lever 4h30, petit-déjeuner 8h… et prière du soir à 21h. Le CREST de Bangalore est rapidement suivi un autre à Kharagpur, puis Chari déclare que l’ashram de Berlin est aussi un CREST.

Ensuite, l’effort de formation ne se relâchera plus. Chari ouvre les CREST aux jeunes (entre 20 et 30 ans) pour des programmes de six jours, les Indiens peuvent prétendre devenir boursiers du Scholarship Training Program…


La formation n’a qu’un but, professionnaliser les petites mains du Sahaj marg pour toujours mieux développer la Mission. Ainsi, les portes ouvertes organisées pour accueillir de nouveaux venus sont soumises à un règlement très strict par le SMRTI où seuls les administrateurs ont le droit de répondre aux questions des visiteurs. En France, des coachs professionnels proposent leurs services aux adeptes depuis 2006 pour les aider à présenter le Sahaj marg dans diverses situations (séminaires, portes ouvertes, etc.).

Le Sahaj marg et l’enfance


Chari ne s’intéresse pas qu’à ses seuls adeptes et au développement de leurs effectifs. Les enfants de ses abhyasis constituent aussi une cible intéressante à ses yeux, d’abord parce qu’ils peuvent être totalement endoctrinés, mais parce qu’ils peuvent ensuite rendre des services inestimables à la Mission.

L’Institut de recherche du Sahaj marg a créé une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation des enfants et la formation des jeunes.

Avec l’école du Sahaj marg, l’Omega school ou LMOIS, Chari a fini par réussir à séparer les enfants de leurs parents abhyasis. Et aux parents, il fait croire que leurs enfants sont l’avenir d’un nouveau monde annoncé par Whispers, une élite pour régénérer l’humanité…

[La Mission s’intéresse à vos enfants] - [Le VBSE, un endoctrinement spirituel] - [Omega school, l’école d’une élite pour régénérer l’humanité] - [ Brighter Minds ]

Omega school, l’école d’une élite pour régénérer l’humanité


Très tôt, l’Institut de recherche du Sahaj marg (SMRTI) s'est intéressé au jeune public. Il a créé une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle, au début des années 2000 (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Mais cela ne suffisait pas à Chari. Umesh Chandra Saxena, le fils de Babuji, avait déjà créé une école à Shahjahanpur, la Babuji Memorial Public School…

Qu'à cela ne tienne, Chari annonce la création de sa propre école le 28 février 2005 et l'inaugure le 22 juin suivant : c’est la Lalaji Memorial Omega School (LMOS), devenue plus tard internationale (LMOIS), ou plus familièrement Omega School. Elle est située à Kolapakkam, entre Chennai et Manapakkam, à 5 km du Babuji Memorial Ashram. Ses bureaux administratifs sont en face de l'ashram, à Garden of Hearts (http://www.omegaschools.org/).

L’école est alors sous la coupe de 2 sociétés, distinctes de la Mission et de ses fondations. La Baal Vatika Educational Society (BVES) est responsable de sa direction, le Baal Vatika Educational Trust (BVET) de son financement, SRCM et SMSF en sont les administrateurs. Elles seront rebaptisées plus tard Lalaji Memorial Educational Society et Trust (LMES et LMET). Pour rassurer ses adeptes sur ces montages sociétaires à étages, Chari expliquait alors qu'il n'y avait aucun souci à se faire puisqu'il était le garant de la transparence financière des opérations.

"It is not part of the Mission, but the Mission is very much part of it. The school will be run by the Baal Vatika Educational Society. The funding will be done by the Baal Vatika Educational Trust. The major source of finance, even for the Trust, will be the Sahaj Marg Spirituality Foundation (…) Of course we need money to realise all these things. We are already indebted to the Allahabad Bank. Fifty lakhs we have already taken (…). So, we need generosity of our people. Parents of children should not only give fees, they should also consent to giving a donation. Receipts will be issued; there is no black money transaction-no trustees following the money. I am here to see to that. [chuckles] So you see, to provide adequate resources, I propose to start a scheme of donations, say, a minimum of three lakhs which will go to a corpus fund called the Scholarship Fund (…) Those who are willing to give may bring their cheques-three lakhs, which will be gratefully received. The cheques must be in the name of Baal Vatika Educational Trust. Remember, the Trust receives the money, the Society spends the money. [chuckles]" (Discours du 25 février 2005).

Son ambassadrice, directrice d'une école Montessori à Chennai, entreprend une vaste tournée internationale pour vendre le projet aux adeptes du Sahaj marg et collecter les fonds nécessaires, mais elle n'a pas trouvé seule les fonds nécessaires. Cela explique au moins en partie les incroyables hausses de tarif des séminaires, les perpétuels appels à donation et tout spécialement la vente du livre « Whispers from the Brighter World » en 2005. La SMSF aurait ainsi réussi à collecter près de 2 millions fin 2005, essentiellement aux Etats-Unis et dans sa communauté d'origine indienne. Sans compter la plus grosse donation alors jamais reçue par Chari, qui ne manque pas de s'en vanter, d'un peu plus d'un million de dollars américains.

Lancée grâce à un emprunt d'un million de dollars à la Banque d'Allahabad par la SRCM et sa fondation, l’école a ainsi pu accueillir 128 enfants dès la première année, l'objectif de l'année suivante étant fixé à 800 élèves, entraînant un besoin supplémentaire de trois millions. Ils ne furent que 573 élèves, mais l'objectif de la troisième année fut tout de même fixé au millier d'enfants…

L'école se développe ensuite pour constituer cette vitrine de l'excellence que Chari appelait de tous ses vœux. Elle noue des liens avec les entreprises, les autorités gouvernementales et des responsables éducatifs de tous bords. Son programme d'enseignement est bien évidemment basé sur le VBSE du SMRTI, et développé en collaboration avec le Gouvernement indien et le NCERT (National Council of Educational Research and Training).

Dès 2005, elle acquiert la certification ISO et participe aux Intel Awards, concours d'intégration des technologies de l'information dans l'enseignement. Pour la rentrée 2007, elle acquiert le Certificat international de l'enseignement secondaire de l'Université de Cambridge (IGCSE, International General Certificate of Secondary Education of Cambridge). Elle s'est ainsi dotée d'un I international le 27 décembre 2006, devenant la Lalaji Memorial Omega International School (LMOIS), pour le plus grand bonheur des adeptes aisés, indiens ou non, qui y placent leurs enfants, car elle accueille tous les enfants des Occidentaux qui viennent s'installer auprès de Rajagopalachari. En décembre 2008, elle participe à une vidéoconférence sur le changement climatique et les droits de l'homme organisée par le Département de l'information des Nations unies. En 2010, Omega school a rejoint le Réseau des « écoles associées de l’UNESCO » (ASPnet).

Chari passe alors son temps à convaincre les parents abhyasis d’envoyer leurs enfants à la LMOIS pour qu’ils bénéficient du meilleur enseignement possible, à l’écart d’un monde chaque jour plus dépravé. Aux élèves d’Omega school, il dit que leurs parents sont trop occupés à gagner de l’argent pour s’occuper d’eux et qu’il (l’école) va le faire à leur place (pour plus de détails, lire [La Mission s’intéresse à vos enfants]).

Chari a donc réussi à séparer les enfants de leurs parents. Et aux parents, il fait croire que leurs enfants sont l’avenir d’un nouveau monde annoncé par Whispers, une élite pour régénérer l’humanité. Et il y en a pour le croire, comme le montre le commentaire ci-dessous…

“(…) But don't you dare write about the school. (...) But now that our children are out in the world, and already making huge impact every where they go, I just thought you should know about it. It is starting. You will read about Omega's children in the papers and magazines. There is no stopping them. How can I say that? Because I have seen the students of Omega, and then I see the students at the college I teach in. You can see the remarkable difference. You can see the respect for elders in their eyes when they talk. You can see the modesty in the way they talk about their achievements. They are excelling with their academics, they are already becoming successful entrepreneurs, they are winning people over with their personality, because they have spent the last few crucial years of their schooling in an environment that has filtered the world for them and given them the best. Its 2013 right now. I can safely say that by 2015, there would be a lot of distinguished alumni from Omega, who would have formed a bright future for themselves, thanks to their school.
Bookmark this page so that when that day comes, remember this comment, realise how wrong you were about our school, about VBSE. Just be alone for a while, look yourself in the mirror and admit to yourself you were wrong. No one will know.” (Réaction anonyme postée sur le blog de 4d-Don le 4 septembre 2013).

Chari le confirme dans un discours aux anciens élèves : « (…) Dire que je suis heureux de vous voir tous est un euphémisme. Nous avons commencé l’école Omega il y a huit ans, je pense et, mises à part les aspirations des autres personnes impliquées dans le processus de formation d’étudiants de haut niveau, etc., mon aspiration que je n’avais pas exprimée, était de produire des êtres humains excellents qui seraient guidés par l’aspiration et non par l’ambition (…) Alors quand je dis que j’attends beaucoup de notre Omega et de ceux qui en sortent, vous répondez à la première de ces attentes en étant là. J’espère que vous comprendrez tous que votre responsabilité est grande (…) Nous sommes là pour modifier les autres, pas pour être modifiés nous-mêmes. Comme un catalyseur. Un catalyseur modifie les choses mais il ne change jamais lui-même, il est toujours là. J’espère que vous serez tous des catalyseurs du futur (…) J’espère donc que l’école a rempli correctement son devoir envers vous tous et qu’elle vous a donné un bon enseignement, que le Sahaj Marg polira votre caractère, votre liberté et vous donnera la force d’être ce que vous êtes (…) » (Un catalyseur pour le changement - Discours aux anciens élèves de l’école internationale Lalaji Memorial Omega, le 3 juin 2013 à Chennai, Inde)

A lire aussi :


Le VBSE, un endoctrinement spirituel des enfants


Bon nombre d'adeptes enseignants du Sahaj marg refusaient d'admettre que les valeurs de la SRCM restent à la porte de l'enseignement scolaire et ne puissent y entrer. Ainsi dès 2000, l'Institut de recherche de la Mission (Sahaj Marg Research and Training Institute, SMRTI) s'est intéressé au jeune et au très jeune public.

Il a d’abord développé des fables et comptines pour développer la "Culture du Sahaj Marg" auprès de la petite enfance et mis en place toute une gamme de services pour les jeunes, ainsi que des programmes pour leurs enseignants. Il a aussi encouragé la constitution de groupes de méditation dans les universités, américaines notamment.

Tout cela a amené le SMRTI à créer une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation et la formation des enfants et des jeunes par les adeptes du Sahaj marg (Sahaj marg educational series).

Il serait aujourd'hui utilisé par plus d'une centaine d'autres écoles en Inde, selon la SRCM. Et il ne sert pas seulement dans les écoles, il est aussi utilisé pour le soutien scolaire, dans les halte-garderie, ou dans les camps de vacances, etc.

Ainsi, Echoes of India de juillet 2008 s'attarde sur les camps d'été pour les enfants et les jeunes, citant pas moins de huit exemples : "Ashrams around the country were abuzz with activity during the holiday season". A Bangalore c'était 40 enfants de 3 à 18 ans, à Jaipur 40 enfants de 3 à 17 ans, à Hyderabad de 9 à 17 ans ou dans le Kerala 52 enfants dont seulement 12 de familles d'abhyasis.

Qu'y ont-ils fait ? "The morning started with reciting of Mission's prayer", "The day commenced with introductions and was followed by Yoga", "The plays carried the message, 'Religion divides, Spirituality unites' and 'God is everywhere'. The children had been preparing for this day since long at the children's centre every Sunday", ou bien encore un atelier pour teenagers : "the need to manage one's anger, frustration and negative emotions. Very exciting was the budget exercise where the teenagers were asked to plan a monthly budget of Rs. 10,000".

Après l’Inde, l’Europe ! En 2009, Ajay Kumar Bhatter (ex-dauphin démissionnaire de Chari) annonçait qu’il était grand temps de développer l'éducation spirituelle dans toute l'Europe et chargeaient des coordinateurs VBSE de présenter ces activités aux abhyasis pour les développer dans leurs propres pays.

A défaut de faire méditer les enfants et les adolescents, ce que Babuji interdisait avant l'âge de 18 ans, la Shri Ram Chandra Mission s'est arrangée pour contourner cette règle et leur inculquer sa culture et ses valeurs grâce au VBSE et à sa toute première école. Sous des dehors très humanistes, le VBSE véhicule la pensée de Rajagopalachari, souvent peu reluisante. Ainsi, à l'occasion de ses 80 ans en 2007, la SMSF avait organisé un concours pour les enfants sur le thème "A quoi sert un gourou ?". Au lieu d'enseigner des valeurs spirituelles aux enfants, on leur inculque les fondements du culte de la personnalité.


Les enfants subissent maintenant un endoctrinement dès leur plus jeune âge. Vous imaginez-vous ce que cela donnera plus tard ? Les régimes dictatoriaux n'ont pas fait mieux. Ils fabriquaient des enfants soldats...