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Le Sahaj marg et l’enfance


Chari ne s’intéresse pas qu’à ses seuls adeptes et au développement de leurs effectifs. Les enfants de ses abhyasis constituent aussi une cible intéressante à ses yeux, d’abord parce qu’ils peuvent être totalement endoctrinés, mais parce qu’ils peuvent ensuite rendre des services inestimables à la Mission.

L’Institut de recherche du Sahaj marg a créé une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation des enfants et la formation des jeunes.

Avec l’école du Sahaj marg, l’Omega school ou LMOIS, Chari a fini par réussir à séparer les enfants de leurs parents abhyasis. Et aux parents, il fait croire que leurs enfants sont l’avenir d’un nouveau monde annoncé par Whispers, une élite pour régénérer l’humanité…

[La Mission s’intéresse à vos enfants] - [Le VBSE, un endoctrinement spirituel] - [Omega school, l’école d’une élite pour régénérer l’humanité] - [ Brighter Minds ]

Le VBSE, un endoctrinement spirituel des enfants


Bon nombre d'adeptes enseignants du Sahaj marg refusaient d'admettre que les valeurs de la SRCM restent à la porte de l'enseignement scolaire et ne puissent y entrer. Ainsi dès 2000, l'Institut de recherche de la Mission (Sahaj Marg Research and Training Institute, SMRTI) s'est intéressé au jeune et au très jeune public.

Il a d’abord développé des fables et comptines pour développer la "Culture du Sahaj Marg" auprès de la petite enfance et mis en place toute une gamme de services pour les jeunes, ainsi que des programmes pour leurs enseignants. Il a aussi encouragé la constitution de groupes de méditation dans les universités, américaines notamment.

Tout cela a amené le SMRTI à créer une sorte de guide des valeurs pour une éducation dite spirituelle (Value Based Spiritual Education, VBSE), à destination des éducateurs, des enseignants et des parents. Et il a rapidement été utilisé dans l'éducation et la formation des enfants et des jeunes par les adeptes du Sahaj marg (Sahaj marg educational series).

Il serait aujourd'hui utilisé par plus d'une centaine d'autres écoles en Inde, selon la SRCM. Et il ne sert pas seulement dans les écoles, il est aussi utilisé pour le soutien scolaire, dans les halte-garderie, ou dans les camps de vacances, etc.

Ainsi, Echoes of India de juillet 2008 s'attarde sur les camps d'été pour les enfants et les jeunes, citant pas moins de huit exemples : "Ashrams around the country were abuzz with activity during the holiday season". A Bangalore c'était 40 enfants de 3 à 18 ans, à Jaipur 40 enfants de 3 à 17 ans, à Hyderabad de 9 à 17 ans ou dans le Kerala 52 enfants dont seulement 12 de familles d'abhyasis.

Qu'y ont-ils fait ? "The morning started with reciting of Mission's prayer", "The day commenced with introductions and was followed by Yoga", "The plays carried the message, 'Religion divides, Spirituality unites' and 'God is everywhere'. The children had been preparing for this day since long at the children's centre every Sunday", ou bien encore un atelier pour teenagers : "the need to manage one's anger, frustration and negative emotions. Very exciting was the budget exercise where the teenagers were asked to plan a monthly budget of Rs. 10,000".

Après l’Inde, l’Europe ! En 2009, Ajay Kumar Bhatter (ex-dauphin démissionnaire de Chari) annonçait qu’il était grand temps de développer l'éducation spirituelle dans toute l'Europe et chargeaient des coordinateurs VBSE de présenter ces activités aux abhyasis pour les développer dans leurs propres pays.

A défaut de faire méditer les enfants et les adolescents, ce que Babuji interdisait avant l'âge de 18 ans, la Shri Ram Chandra Mission s'est arrangée pour contourner cette règle et leur inculquer sa culture et ses valeurs grâce au VBSE et à sa toute première école. Sous des dehors très humanistes, le VBSE véhicule la pensée de Rajagopalachari, souvent peu reluisante. Ainsi, à l'occasion de ses 80 ans en 2007, la SMSF avait organisé un concours pour les enfants sur le thème "A quoi sert un gourou ?". Au lieu d'enseigner des valeurs spirituelles aux enfants, on leur inculque les fondements du culte de la personnalité.


Les enfants subissent maintenant un endoctrinement dès leur plus jeune âge. Vous imaginez-vous ce que cela donnera plus tard ? Les régimes dictatoriaux n'ont pas fait mieux. Ils fabriquaient des enfants soldats...

Le témoignage de Martin


Publié initialement sur le blog d’Elodie

1ère partie : Ma compagne médite (25 août 2009)

Bonjour,
Je ne peux que saluer votre démarche. Ma relation de 10 ans est en train d'imploser du fait du Sahaj Marg.
Au debut, ma compagne ne méditait pas mais ces parents sont précepteurs. Il y a 5 ans elle s'est décidée et je n'ai voulu en aucun cas lui hôter cette liberté. A l'époque nous avions convenu que cela n'interfererai pas dans notre couple. Ce mouvement se voulant gourmand, les conditions on été revues à la hausse avec le projet enfant au centre du débat. Même si je respecte la quete spirituelle de chacun je souhaite préserver mes enfants d'influence forte mais ma compagne désire pouvoir les amener aux rassemblements. Hors de mes possibilités.
A quoi sert d'ameer les enfants dans ces regroupements alors même si ce n'est pour un pré-conditionnement ? Sans bien sur de parler d'OMEGA School où, à les entendre, tous les enfants ont choisis d'y aller sans aucune pression des parents.
Je sens le vent tourner et nous sommes maintenant 3 dans notre foyer avec Chariji. Finalement, cette condition m'a été posée de façon ferme. Très longtemps déprimé, je crois maintenant voir clair.
Le Sahaj Marg est profondement contre les couples dont l'un n'est pas actif ni même sympathisant. Au départ, vous êtes accepter car vous avez un potentiel à devenir abhyasis. Puis le jour où vous êtes sur de ne rien partager avec ce mouvement, les choses se compliquent.
Je ne reconnais plus les mots de ma compagne. Mais dorénavant je dois mettre fin à cela car je ne peux fonder une famille en sachant qu'un jour ma condition d'outsider ne sera plus tolérée.
Mais votre site me donne quelques armes pour essayé de la convaincre, chose très difficile. Le changement d'heure, le label ONU, le lancement commercial de whispper vol 2, la présence d'un livre vendus 800 euros sur le site web sont vrais et impactent les gens. Mais ils se retournent vite vers le bien être et le profond chagement qu'ils ont subis même si personnellement je n'ai rien constaté de positif à ce jour. La réponse devient : "oui peut être qu'il y a queqlues dérives mais c'est normal, cela fait parti de l'humain!"
Cordialement,
Anonyme car j'ai encore un tout petit peu d'espoir. Pardonnez moi.

2ème partie : Même l'Amour n'y peut rien ! (23 février 2011)

Quand l'Amour n'y peut rien
C’est l’histoire de retrouvailles inattendues de deux amoureux que les évènements de la vie avaient brusquement séparés trente ans auparavant.
Le coup de foudre est total, imparable, sublime...
Elle m’informe qu’elle fait du yoga.
Intéressé par cette démarche, je m’en réjouis, la félicite même.
Je me rends compte rapidement que ce « yoga » a pour elle une importance anormale qui, premiers signes, nous prive de weekends et moments très attendus pour cause de séminaires et autres rituels…
Nous sommes en 2000 et les informations sur ce soit disant yoga dont je ne connais pas encore le nom sont inaccessibles.
Cette même année, je lui offre son voyage à Vrads, mais constate à son retour des changements bizarres de comportement.
Mais l’amour est aveugle, et malgré des moments d’inquiétude, je supporte patiemment les contraintes de cette pratique.
Elle me proposera ensuite, sans arrière pensée, de lire « Mon Maître » de chari.
Incapable de venir à bout de ce chef d’œuvre d’immondices, je découvre, terrifié, les tenants et aboutissants de ce « yoga ».
Je me mets alors en quête d’informations, rares à cette époque, mais suffisantes pour confirmer que la piste est dangereuse.
Je découvre donc que ma chère amie est bien dans une vraie secte et j’entreprends de laborieuses recherches.

Les méandres de la srcmTM sont difficilement pénétrables.
C’est un cocktail d’arnaques et de mensonges très bien assemblé que ne peut appréhender le commun des adeptes attiré dans ses filets.
Les arnaques les plus évidentes ont déjà été dénoncées sur ce blog, mais résumons les principales.

Arnaque n°1 : la filiation spirituelle des 3 gourous
Laissons en paix Lalaji, qui, sur des principes inoffensifs, a tenté de réconcilier deux cultes ennemis : l’hindouisme et le soufisme.
Quant à Babuji, il est établi qu’il n’a rencontré Lalaji que 3 fois et que ce dernier a refusé de le nommer percepteur.
Il faut donc déjà avaler l’idée que Babuji a été investi dans un rêve par Lalaji, après sa mort…(bon appétit !).
Enfin, la soi-disant passation des pouvoirs de Babuji à Chari fait l’objet d’une procédure à son encontre devant la Cour Suprême de Justice en Inde pour des exactions commises contre Babuji et sa descendance.
La filiation officielle n’est manifestement qu’un montage fallacieux pour tenter d’accréditer le gourou actuel de racines historiques et valides.

Arnaque n°2 : srcmTM comme Trade Mark (marque déposée)
Anodin pour les non initiés, il faut savoir que déposer une marque commerciale a pour but de se protéger et d’obtenir l’exclusivité de la propriété juridique et commerciale et donc du chiffre d’affaire que ça peut générer.
Le gourou actuel, ancien homme d’affaire venu à la spiritualité sur le tard, s’est donc adjugé ce fonds de commerce prometteur et très juteux. Il est impossible d’entrevoir dans cette initiative, bien extravagante dans ce domaine, la moindre intention ou connotation spirituelle, mais bien au contraire, la preuve irréfutable d’un projet de business pur et dur !

Arnaque n°3 : Les bienfaits de la méditation
Il existe d’innombrables façons de méditer et elles ont majoritairement des effets bienfaisants sur les méditant.
Le simple fait de se poser, calmer son mental, se recentrer dans le moment présent… génère des sensations positives et énergisantes comme en témoigne la littérature très abondante actuelles sur le sujet, et ce, quelque soit le mode de méditation pratiquée.
L’arnaque majeure et centrale de la srcmTM est de donner un sens particulier et très original à ce bien être naturel.
Elle explique à ses adeptes que les bienfaits ressentis de la méditation, façon srcmTM, ne sont ni plus ni moins que les effets de la transmission en provenance du gourou, via son percepteur, de la présence divine dans le cœur de l’adepte.
Le gourou est donc l’émetteur universel d’une énergie divine, qu’il est bien sûr le seul à générer (™), et qui promet aux adeptes qui viendront s’abreuver à sa source une élévation spirituelle garantie qui les mettra à l’abri du cycle des réincarnations douloureuses…
Et le tour est joué… ou presque, encore faut-il appliquer strictement la méthode.

Arnaque n°4 : La méthode srcmTM
Mon amie est percepteur depuis 25 ans environ, rapidement nommée après quelques mois de pratique sans formation particulière, probablement grâce à sa bonne tête rassurante et à son sourire avenant.
Rappelons les rituels de bases dont la seule énumération en dit long sur le niveau d’investissement personnel nécessaire :
- 3 sitings d’initiation rapprochés, séance particulière, pris auprès d’un percepteur
- méditation quotidienne au réveil sur la présence divine dans le cœur
- cleaning du soir, autre rituel de nettoyage méditatif
- prière à 21 heures précises de vénération du maître
- 2 méditations de groupes par semaine le mercredi soir et le dimanche matin (satsangs)
- 1 à 2 sittings hebdomadaires avec un percepteur (qui lui-même doit en donner et en recevoir…)
- des séminaires locaux, régionaux, nationaux ou internationaux, 3 à 5 fois par an
- un voyage en Inde annuel si vous n’avez pas eu la chance de croiser le regard du gourou en direct, c’est la règle, lors de ses pérégrinations qui se font plus rares aujourd’hui.
Tout ceci étant bien entendu présenté comme facile et totalement compatible avec une vie familiale et professionnelle normale, y compris quand dans un couple l’un joue et l’autre pas…je vous garantis que, sauf pour les amateurs de ménages à trois, dans la durée, c’est impossible !

Arnaque n°5 : du Raja Yoga, en veux-tu… en voilà !
A l’entrée de la salle de méditation de mon amie est scellée une belle plaque dorée sur laquelle sont gravées les mentions « SRCM – Centre de Raja Yoga ».
Le Raja Yoga est une évolution supérieure du yoga accessible aux yogis confirmés après des années, voire des décennies, de pratiques.
A la srcmTM, il suffit de s’asseoir en tailleur pour accéder en deux temps trois mouvements à ce que des maîtres yogis mettent des vies entières à approcher.
Mais il y a un hic, le professeur qui vous initiera, en l’occurrence mon amie, n’a pourtant jamais fait de yoga, dont acte !
Pire, des ouvrages de référence du yoga mettent en garde sur les dangers d’aborder le raja yoga sans passer par les phases préalables.

Arnaque n°6 : Comment le piège se referme
Un nouvel adepte éprouvant les bienfaits de la méditation, rassuré par l’effet de groupe, ne peut se poser, ou poser, des questions sur les tenants et aboutissants de cette organisation.
La pratique et les rituels l’apprivoiseront insensiblement, le conditionneront, pour le rendre ensuite totalement perméable aux messages du maître.
Quelques morceaux choisis sur l’obéissance et la soumission qui sont à la base du processus d’emprise ( et bizarrement manquant dans les mots clés de ton blog, Elodie) :
" Tout ce qui est maintenant nécessaire c'est une obéissance aveugle aux instructions du Maître. Ceci seul, garantira l'heureux aboutissement de la quête spirituelle, rapidement et sans danger."
" Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de volonté ; la volonté d'agir et d'obéir au Maître dans le moindre détail de son instruction."
" Pour ceux qui ont eu assez de chance pour parvenir à cet état élevé, le Maître n'est plus un guide pour la spiritualité seule. Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi. Il a pris l'abhyasi totalement en charge. Ainsi, nous voyons que seulement notre abandon à Lui, peut déterminer la condition où il peut nous prendre en charge complètement ! "
" Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "
Et j’en passe et des meilleures !!!
Ici, cher visiteur, de deux choses l’une : soit vous ressentez un frisson de frayeur et/ou de dégout à la simple lecture des extraits ci-dessus et, tout va bien, vous pouvez tranquillement reprendre votre vie normale, soit vous y trouvez du sens et de l’intérêt et vous êtes déjà contaminé.
Votre esprit critique est altéré et votre liberté individuelle, votre intégrité, votre identité sont en grand danger !
En admettant ces propos vous refermez vous-même, et sur vous-même, le piège puisque toute critique de l’organisation, du gourou, du percepteur, vous est définitivement impossible. Vous serez encouragé et gratifié d’avoir fait ce travail par vous-même et vous auto-maintiendrez dans cette emprise par ce simple effort.
La manipulation mentale est habile, l’emprise efficace et l’asservissement garanti : « tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire !"
Avec le temps l’addiction et l’auto suggestion vous muteront en véritable zombi et votre entourage assistera impuissant à votre perdition.

La liste des arnaques seraient encore longue à énumérer et vous pouvez les découvrir sur ce blog, mais revenons à notre histoire.
Durant les cinq premières années, j’ai tout tenté pour réveiller mon amie, convaincu qu’un facteur externe et intrus ne pouvait durablement interférer dans notre relation sentimentale et qu’un déclic finirait bien par se produire.
Le sujet n’était pas tabou mais nos discussions le plus souvent stériles, parfois même conflictuelles.
Nous vivions pourtant une vraie relation, intime, complice et très harmonieuse, sauf sur ce plan où aucune communication ne pouvait s’établir.
Dans les meilleurs moments j’avais parfois le sentiment qu’elle essayait, qu’elle aurait bien aimé, mais qu’elle n’y arrivait pas, ne le pouvait pas…
J’ai ensuite abandonné l’idée de la sortir de là, lui suggérant d’essayer de prendre un peu de recul ; d’alléger sa pratique sans y renoncer, mais sans aucun résultat.
Nous avons commencé à ne plus en parler, éviter le sujet qui fâche, et un silence pénible et contraint s’est installé sur ce sujet.
Des ruptures de courtes durées ont commencé à se succéder lorsque ses obligations de percepteur s’enchainaient à une cadence, pour moi, insupportable.
Sans la moindre amélioration, je constatais, impuissant, qu’au contraire, dans le temps, le processus d’addiction s’aggravait.
Une dépendance excessive s’installe conduisant à un comportement soumis, idolâtre, et à des angoisses de séparation ; c’est très inquiétant, sinistre, mortifère…
De même que la liberté de chacun finit où commence celle des autres ; la liberté de croire de chacun finit où commence l’abus de confiance des autres.
Je me suis beaucoup interrogé, torturé même, sur mon incapacité à respecter sa liberté de choisir, de croire, et à l’accepter en fait « telle qu’elle est ».
Elle me rappelait parfois : « je suis ce que je fais » et je lui répondais avec insistance : «Non, tu n’es heureusement pas ce que tu fais, tu t’efforces de devenir celle qu’ils veulent que tu sois ».
Mais je n’ai jamais pu douter de son statut de victime abusée, pas plus que des sentiments, assurément réciproques, qui m’inspiraient le devoir de l’aider.
C’est comme si constatant qu’un être cher est sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue dure, vous assistiez à son autodestruction sans tenter de le secourir !
Mais les dégâts de l’addiction à l’alcool ou à la drogue sont notoires et les solutions de sevrages disponibles et possibles.
Les dégâts de l’addiction à la srcmTM sont diffus, insidieux, sournois, méconnus et sans solutions de sevrages.
C’est le trou noir…à chacun de revenir de l’autre côté du miroir; par ses propres moyens, c’est une gageure, impossible sans une main tendue, et encore…
 « Il n’y a pas d’humanité sans raison » ; les victimes de la srcmTM sont inéluctablement amenées à la perdre pour muter vers un état de zombi totalement à la merci de leur gourou et de son organisation.
Cette mutation est fatale pour un couple; condamnés désormais à se regarder l’un l’autre, comme des chiens de faïence, définitivement incapables de regarder ensemble dans une même direction.
La confiance s’étiole, le bonheur d’aimer se transforme en désespérance et rancœur douloureuse de pas avoir pu trouver de solution.
C’est une situation contre nature où les mots n’ont plus de sens, la raison et le bon sens plus d’emprise.
La réalité vacille, la vérité se voile et un insupportable sentiment d’échec ensevelit la belle histoire.
Quand je lui rappelais que « seule la srcmTM pourrait nous séparer », elle me répondait avec assurance : « si tu me quittais à cause de ça, je ne comprendrais pas… »
Puisse-t-elle comprendre un jour…
Malgré les sentiments, deux amoureux se séparent dans une intrigante douleur ; deux êtres malheureux, atterrés et désespérés de constater que même l’Amour n’y peut rien !
Martin


Les compléments de Martin :

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.
C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »
Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.
Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.
Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…
Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

La famille désintégrée


"Le Sahaj Marg (…) permet aux personnes qui y aspirent de réaliser l’union avec la source divine en elles, dans le cadre d’une vie familiale et professionnelle normale." Tel est le message répété à l'infini par la SRCM. Mais les faits ne sont pas en accord avec cette affirmation…
En effet de l'autre côté, il y a toute la rhétorique quotidienne de Chari : "The guru is the only friend you will ever have. I repeat - he is the only friend you will ever have..." (The Heart of the Lion, 1993), ou bien encore : " (…) the Master is no longer a guide for spirituality alone. He has now become the Master of one's life in all it's aspects of existence. He becomes the father, the mother, the son, the teacher, the doctor, in fact, there is no role that He does not play in the abhyasi's life. He has taken total charge of the abhyasi. So we see that only our surrendering to Him can bring about a state where He can take total charge of us!" (Salient Features of Sahaj Marg, Serie 2, page 26).
Ou bien encore à propos des femmes, dans un discours à Mysore le 16/02/04, traduit en français dans le bulletin du GEMPPI n°65 : "Si un homme n'est pas capable d'amener sa propre femme à pratiquer le Sahaj Marg, qui sera capable de le faire ? Je sais que les épouses sont très difficiles à mener, mais c 'est la nature féminine qui veut ça, et nous sommes ici justement pour changer la nature en commençant par notre propre famille."

Chari le gourou prend la place du père et de la mère… Ses adeptes, souvent psychologiquement fragiles, sont en quête d’un père de substitution.

Chari organise et célèbre les mariages au sein de la Mission, en créant les couples les plus improbables : il mixe les origines sociales et les nationalités. Et ceux qu’il marie se félicitent d’avoir été au cœur de ses attentions. Il a choisi pour eux, à leur place…

Dans le couple des adeptes, il y a un homme, il y a une femme, mais il y a surtout Chari. Le couple doit accepter de fonctionner dans l’idée d’un ménage à trois où le gourou est omniprésent et omnipotent. Avec cette image, on comprend mieux que les familles où un seul membre du couple médite ne résistent pas longtemps et finissent toutes par éclater.

Après avoir longtemps considéré les enfants comme un facteur déstabilisant son emprise sur leurs parents, Chari a décidé que dans le monde moderne on ne s’occupe pas correctement de l’éducation de nos enfants. Il a réussi le tour de force de convaincre les abhyasis de lui confier leurs enfants.


Famille – [LA FAMILLE désintégrée] - [Abhyasis : adeptes ou disciples ?] - [Les mariages arrangés du Sahaj marg] - [Le couple, un ménage à trois] - [La mission s’intéresse à vos enfants] - [Le témoignage de Martin]

La Mission s'intéresse à vos enfants


Après la tentation de la psychiatrie spirituelle, l’institut de recherche du Sahaj marg (SMRTI) s’est tourné vers l’éducation et la formation, plus consensuels. Il a ainsi produit une sorte de guide d'éducation dite spirituelle, appelé VBSE (Value Based Spiritual Education). Selon la Mission, il serait aujourd'hui utilisé par les abhyasis pour l'éducation de leurs enfants et par plus d'une centaine d'écoles en Inde, à commencer par l’Omega school de Chari créée en 2005 (LMOIS ou Lalaji Memorial Omega International School).
En effet, Chari a éprouvé le besoin de créer sa propre école. Selon lui, les parents (surtout occidentaux) n'ont pas de temps pour leurs enfants, ils renoncent à les éduquer. Alors, plutôt que d'encourager les parents à mieux s'occuper de leurs enfants, Chari propose que la Mission s'en occupe à leur place :
“…Une vie morale doit commencer au berceau, avec les parents. Mais je suis désolé de dire que les parents dans le monde occidental ont à peine le temps ou l’inclination pour ce travail très vital dans l’éducation de leurs enfants. Aussi la Mission essaie de jouer un rôle pour que les enfants de nos abhyasis passent de plus en plus de temps dans ces ashrams partout en Europe et en Inde, de manière à ce qu’ils apprennent à vivre dans cette atmosphère, qu’ils l’aiment, qu’ils la chérissent et qu’ils sentent que lorsqu’ils la quittent, ils sont dans un monde qui est perdu et doit être reconstruit." (Extrait d’un discours à Vrads au Danemark en mai 2008).

Une fois l’école LMOIS remplie, Chari s’exprime devant les élèves pour leur dire que l’école remplace leurs parents, parce que ceux-ci ont renoncé à leur devoir de parents. Je ne sais pas ce qu'un psychiatre (même spirituel) dirait des dégâts psychologiques que cela peut engendrer chez un enfant…
"(…) Your parents have a happy time, you know they have the money to send you here. And nowadays, especially in modern society, parents don’t take responsibility for the upbringing of their children as they used to do in the past. So the school seems to have acquired, schools seem to have acquired a double role, that we have to play the part of your parents as well as the part of your instructors, as well as being your parents very often, because for those of you in the hostel, our wardens must be like parents: you must trust them, you must love them, and you must obey them—things which don’t always happen in the families. Take it seriously, don’t smile. Listen attentively, take it seriously."

Chari a réussi à séparer les enfants de leurs parents. Et aux parents, il fait croire que leurs enfants sont l’avenir d’un nouveau monde annoncé par Whispers, une élite pour régénérer l’humanité…
“(…) But don't you dare write about the school. (...) But now that our children are out in the world, and already making huge impact every where they go, I just thought you should know about it. It is starting. You will read about Omega's children in the papers and magazines. There is no stopping them. How can I say that? Because I have seen the students of Omega, and then I see the students at the college I teach in. You can see the remarkable difference. You can see the respect for elders in their eyes when they talk. You can see the modesty in the way they talk about their achievements. They are excelling with their academics, they are already becoming successful entrepreneurs, they are winning people over with their personality, because they have spent the last few crucial years of their schooling in an environment that has filtered the world for them and given them the best. Its 2013 right now. I can safely say that by 2015, there would be a lot of distinguished alumni from Omega, who would have formed a bright future for themselves, thanks to their school.
Bookmark this page so that when that day comes, remember this comment, realise how wrong you were about our school, about VBSE. Just be alone for a while, look yourself in the mirror and admit to yourself you were wrong. No one will know.” (Réaction anonyme postée sur le blog de 4d-Don le 4 septembre 2013).

Quoi qu’on en pense, l’intérêt de Chari pour les enfants est assez récent. Pendant longtemps, il les a considérés comme un frein dans son emprise sur leurs parents. En témoigne cette lettre de Mireille Humbert, manager de l'ashram d'Augerans, à destination des enfants et adolescents (21/05/1991) : « (…) Une bonne nouvelle pour nous tous ! Le Maître, notre Chariji revient bientôt (…) S'il nous a mis en pénitence à Noël, c'était pour nous obliger à réfléchir et à comprendre qu'on ne vient pas à l'ashram, à Augerans, comme on va en vacances (…) Vous viendrez donc à l'ASHRAM voir le MAITRE et participer à un SEMINAIRE SPIRITUEL.»
En définitive, Chari a commencé par accaparer tout le temps de ses adeptes. Ils devaient consacrer leur vie au Sahaj marg et l’ont fait au détriment de leurs enfants. Ensuite, Chari a critiqué l’éducation qu’ils donnaient à leurs enfants. Il les a donc remplacés en créant l’Omega school ! Pour une méthode censée être compatible avec la vie de famille et la vie professionnelle, on repassera…

Et aussi : [ Brighter Minds ]

Les mariages arrangés du Sahaj marg


“11 marriages in less than 30 minutes” sur le blog de Misha. "Quite impressive today to watch the president of the Mission marry 6 couples in 15 mins. ... talk about getting the job done. Chariji is the man." le 30 novembre 2005, sur le blog de Max, un routard américain de passage à Manapakkam.
Les mariages à la chaîne célébrés par Chari ne sont pas une légende, ils existent bel et bien. Kasturi a confirmé que Babuji ne mariait pas ses disciples entre eux. D’ailleurs à l’origine, Chari ne mariait pas ses adeptes. C’est à la suite de demandes répétées de la part d’abhyasis occidentaux qu’il a commencé à bénir leurs unions.
Le 23 juillet 2008 à Lucknow (Uttar Pradesh, Inde), Chari déclare : "(…) vous venez de voir que neuf mariages viennent d'être célébrés et la plupart d'entre eux sont entre des gens venant d'états différents, de communautés différentes (…) jusqu'à présent, j'ai procédé à près de 2000 mariages (…)."
De naturel opportuniste, Chari a décidé de détourner le besoin des abhyasis à ses fins propres. Il encourage les mariages mixtes, les arrange au besoin et les érige comme règle d’accouplement en brassant les origines ethniques et sociales, près de 4000 abhyasis ayant déjà accepté ses décisions par foi et obéissance en 2008 :
« Le Maître m'a demandé si je voulais me marier à un Indien. Oui, oui, vous avez bien entendu… Je Lui ai répondu pourquoi pas. Il a ajouté que les hommes indiens sont mieux que les Européens. Je Lui ai dit que Lui seul sait ce qui est bon pour moi. Il a hoché la tête en signe de confirmation (…) Le Maître m'a demandé si je voulais toujours me marier avec un Indien, si j'étais sérieuse. Il m'a dit que ça signifierait que j'allais habiter en Inde. J'ai répondu que c'était OK alors Il a ajouté : je vais te trouver un bon gars, tu le rencontreras ce soir. Autant dire que c'était du rapide. J'ai passé l'après-midi assez cool, mais quand même avec une certaine pression (…) Un Indien rentre dans la chambre suivi de sa famille. Il salue le Maître qui me montre du doigt : c'est cette fille (…) Quel bonheur de voir le Maître content. Je Lui ai demandé s'Il était heureux de cette union et Il a répondu que oui, parce que c'est ce qu'Il souhaitait. Je peux vous dire que ça fait bizarre… mais c'est merveilleux. Le Maître est vraiment enthousiaste, Il en a parlé plusieurs fois le lendemain à tout le monde. Il m'a vraiment fait un beau cadeau. Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout… » (Témoignage anonyme publié sur le blog d’Elodie en septembre 2006).

Chari marie donc ses abhyasis à son gré, c'est lui qui provoque les rencontres, si possible en mélangeant les nationalités et sans tenir compte des origines sociales. Il peut toujours demander leur avis aux gens, ils ont trop peur de lui déplaire en le contredisant et sont même souvent ravis qu'il se soit enfin occupé d'eux. Le Maître, dans son infinie bonté, leur a désigné un partenaire. Que demander de plus ?
John Joseph Smith a rencontré Chari en mai 1987, il est devenu le premier abhyasi australien et a presque aussitôt été nommé précepteur : "In November, 1994, during his first visit to Australia, Mr Smith's master asked if he was interested in marriage, and told him about a girl who had accompanied the master on the trip." (sic) Laissons maintenant la parole à John : "He introduced us and said we should discuss it and if we felt it appropriate he would arrange our marriage date. After going on a walk together we both came back in agreement and after a group meditation that evening Master announced our engagement." (re-sic). Sa femme Danielle est devenue elle aussi précepteur au cours de leur passage à Chennai pour leur mariage en 1995 (extraits d’un article de Seema Sharma, dans le Fiji Times du 14 septembre 2005).
Sur le blog de Misha, on peut lire "Master conducted 11 marriages on the same day as empowered by the Indian Government to conduct marriages and give marriage certificates. It’s an awesome moment believed to be witnessed. Marriages in our mission are very simple and very spiritualistic. An Indian Guy from Mumbai getting married to an Iranian girl, south Indian guy from Chennai with a north Indian girl from Kanpur so on and so forth. A real sense of unification of mind, body and soul, where no caste, no creed, no religious rituals intervene.
In mission Master asks the guy and the girl to garland each other, then exchange rings, make each other taste a piece of sweat and at last Master ask the guy to hold girl’s hand and give the girls hand in his hand. He then congratulates the bride and groom. Simple marriages with no complexities. It was a great feeling watching all the couples getting married on the stage. 11 marriages in less than 30 minutes. Truly amazing and great. The couples are decided by master and with faith and obedience they respect Master’s decision. Some of them select each other and requests Master to get them married."
Eric B, abhyasi français depuis 28 ans en 2013, regrette que Chari ait accepté de bénir les unions de ses adeptes occidentaux : « (…) Des pratiquants se sont donnés eux mêmes des obligations (se marier devant le maître par exemple) en projetant des fantasmes que si le maître les a béni, leur mariage sera une réussite, comme ceux qui vont à l'église d'ailleurs.. je pense d'ailleurs que ces traditions sont plus indiennes,et la mission et Chariji n'auraient jamais du l'accepter pour les occidentaux, mais ceux sont des occidentaux eux-mêmes qui ont insisté. (…) Pour info je me suis marié à la mairie, (ni à l'église, ni dans la mission), et j'ai toujours trouvé cela effectivement folklorique et exagéré, mais je crois que ce sont les pratiquants occidentaux qui ont demandés cela. Ceci n'aurait effectivement jamais du se faire, pour la confusion engendrée, comme si le maître spirituel pouvait garantir la durée, l'équilibre d'un couple, et d'une famille, dont les difficultés sont les mêmes pour tous, dépendants directement de nos histoires psychologiques et affectives. (…) »
Le drame, c'est que les ennuis ne font que commencer. Quel que soit le sort de l'union, la remettre en cause, c'est remettre en cause le choix de Chari. C'est une chose totalement impossible pour un abhyasi, il doit donc vivre avec. Si les choses devaient dégénérer, mettre un terme au mariage passerait obligatoirement aussi par le fait de douter des actes du Maître, remettre en cause son infaillibilité. Ce n'est pas seulement leur vie maritale qui s'effondre, c'est l'ensemble de leurs croyances. Les abhyasis mariés par Chari sont pris dans un piège psychologique redoutable…

Sur le blog d'Elodie, "Les mariés du Sahaj Marg", une autre abhyasi anonyme témoigne le 11 août 2008 :
« Bonjour,
J’ai longuement réfléchis avant de vous écrire. Déjà je ne suis pas toujours d’accord avec vos commentaires et manière de traiter Chari, la mission et les abhyasis. Mais il est aussi vrai que vous touchez des points et des faiblesses difficiles de cacher. Même si cette démarche ne compte surtout pas avec l'autorisation de la mission, aujourd'hui je ne me sens plus concernée par ces directives. Démarche égoïste, exagérée, je m’attends certainement à ce type de commentaires de la part des abhyasis de la mission, c’est aussi pourquoi je préfère rester anonyme.
Un psy dirait que vous écrire c’est une façon de me soulager de mes frustrations, ce qui n’est pas faux. Mais je pense aujourd’hui que j’ai aussi le droit d'en informer celles qui se trouveraient dans ma même situation. Chariji m’a marié et il continue à marier d’autres (très) jeunes abhyasis européens (parfois avec des indiens rapidement...).
(…) Je viens de couper avec une étape de ma vie, une longue et sombre période d’adaptation et d’attachement à une mission qu’aujourd’hui me paraît de moins en moins spirituel. J’ai été attachée pendant si longtemps à une routine, à une façon de voir les choses, à un milieu qui es devenu finalement fermé …et qui était devenu mon monde, ma vie…. Très jeune et romantique, j’ai décidé naïvement de faire ma vie avec un homme plus mûr et abhyasi. J’avais de l’admiration par sa pratique spirituelle et j’ai trouvé ce mode de vie une chance qui s’ouvrait devant moi. Par contre ce que je n’ai pas vu ni compris c’était l’insoupçonnée importance que notre Maître allait prendre dans sa vie et dans nos vies. Pour mon ex-mari, c’était Chariji la raison de sa vie et le développement de la mission sa raison pour lui montrer son amour. Au lieu de voir une relation riche et solide s’installer, c’est plutôt la souffrance et les frustrations qui se sont accumulés, pour exploser des années plus tard avec le constat amer du temps perdu. Malgré le temps que j’ai laissé filer entre mes doigts je me sens aujourd’hui libérée et fière d’avoir pu ouvrir mes yeux à temps. Ma vie recommence et mon avenir n’est pas assuré, en plus je ne suis plus une jeune fille. Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie conditionnée par la mission et qui m’empêchait le développement de notre couple. J’ai aimé mon mari, mais comment lui pardonner de m’avoir négligé au nom de sa spiritualité, de sa mission ? A un moment donné on m’a conseillé d’écrire à Chariji, mais il ne m’a jamais répondu. Mon mari l’a plus tard rencontré pour lui faire part de nos problèmes et plus tard il nous a reçu mais son regard et approche de la situation a fini par m’éloigner définitivement. (…) Je me réveille aujourd’hui d’un long sommeil qui laissera certainement des traces dans ma vie de femme. Les relations intimes pour mon mari étaient réservées à la reproduction, mon sentiment de culpabilité m’a toujours poursuivi et finalement celle qui regrette et subi c’est moi. Inutile de dire que ma décision de quitter mon mari a été mal perçue par le cercle d’abhyasis, j'aurai tant voulu ne pas être jugée surtout par ces personnes qui observaient ma souffrance. J'ai été même par eux conseillée de faire un pas en arrière et rester auprès de mon mari et d’accentuer ma pratique pour que ma foi en Chariji ne faiblisse jamais. Mais comment demander à une femme frustrée et déprimée de se concentrer sur les prières si c'était justement cette pratique qui avait fait que mon mari m'abandonne? Je ne pouvais juste plus continuer en tant que femme frustrée en quête d’une spiritualité qu’aujourd’hui s’essouffle de déception et frustration. Je voudrais que ces jeunes abhyasis qui sans aucune préparation s’unissent maritalement, et beaucoup trop rapidement, réfléchissent bien avant de s’engager comme si leurs vies étaient déjà conditionnées par un choix définitif. »

Chari reconnaît lui-même le 12 octobre 2008 à Hyderabad (Etat, Inde) qu’il y a des échecs parmi les quelques 2000 mariages qu’il a alors célébrés : "(...) So, seeing this happening in our own satsangh—increasingly marriages are getting troublesome. People get married here by the grace of my Guru, my Master, and they run into trouble. Some of them, fortunately only a few, the marriage is finished on the day of the marriage itself. So far we have had three cases. But it is a tragedy for me because, as Babuji said, even one drop of poison in a big vessel of milk means a big vessel full of poison. Here we don’t judge spiritual progress by success, we judge it by failure. And in that sense our marriages have failed too often for my comfort. Though my boys tell me, “Only three, saab [sir].” Should not have been even one.
So you see, when our people don’t appreciate the sanctity of a spiritual marriage, don’t understand why they are marrying in a spiritual assembly under a spiritual atmosphere, with a spiritual purpose, somewhere the teaching has been lost (...)" 

Le Sahaj Marg est une spiritualité aux valeurs morales très évolutives. Chari recycle ces mariages dans une philosophie plus vaste inspirée par Whispers.
Chari prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il avait célébré plus de 2000 mariages en 2008, le début d’une révolution silencieuse. Gageons qu’il a aujourd’hui marié plus de 10 000 abhyasis entre eux. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg. Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’êtres humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Avec Whispers et ses mariages arrangés, Chari passe le message à ses adeptes qu’il veut conquérir le Monde…

Le couple : un ménage à trois


L'adhésion d'une personne au Sahaj marg offre peu de choix aux autres membres de sa famille. L'alternative repose entre le ralliement plein et entier ou l'incompréhension, et donc l'éloignement progressif jusqu'à l'éclatement de la cellule familiale. Les relations sociales préexistantes se délitent peu à peu, à cause du prosélytisme permanent difficile à supporter par l'entourage, mais aussi par le manque cruel d'autres sujets d'intérêt commun. La nécessité du souvenir constant du maître entraîne un détachement, pour ne pas dire désintérêt, vis-à-vis du quotidien, qui reste vivable quand toute la famille adhère au même objectif spirituel, mais qui tourne vite à l'enfer autrement. Babuji parlait même de "morts-vivants" !
Ainsi le divorce devient fréquent chez les nouveaux abhyasis, alors Chari organise les rencontres et bénit les mariages. Et les abhyasis tentent de se regrouper entre eux sur les mêmes lieux de vie…
L’avenir du couple au sein de la Mission est fortement compromis, y compris lorsque les deux partenaires en sont membres. En effet, un troisième partenaire s’est invité de manière permanente : c’est Chari, la Mission ou le Sahaj marg, au choix ! Dans le couple, il est envahissant au point de l’annihiler. La plupart des abhyasis s’en accommodent, mais certains finissent par craquer quand ils croient encore à leur couple comme en témoigne une abhyasi anonyme ci-dessous. Pour tous les autres (les couples mixtes), c’est la rupture…

Extraits d’un témoignage d’une abhyasi anonyme publié sur le blog d'Elodie le 11 août 2008 :
« (...) Chariji m’a marié et il continue à marier d’autres (très) jeunes abhyasis européens (parfois avec des indiens rapidement...). (…) Très jeune et romantique, j’ai décidé naïvement de faire ma vie avec un homme plus mûr et abhyasi. J’avais de l’admiration par sa pratique spirituelle et j’ai trouvé ce mode de vie une chance qui s’ouvrait devant moi. Par contre ce que je n’ai pas vu ni compris c’était l’insoupçonnée importance que notre Maître allait prendre dans sa vie et dans nos vies. Pour mon ex-mari, c’était Chariji la raison de sa vie et le développement de la mission sa raison pour lui montrer son amour. Au lieu de voir une relation riche et solide s’installer, c’est plutôt la souffrance et les frustrations qui se sont accumulés, pour exploser des années plus tard avec le constat amer du temps perdu. Malgré le temps que j’ai laissé filer entre mes doigts je me sens aujourd’hui libérée et fière d’avoir pu ouvrir mes yeux à temps. Ma vie recommence et mon avenir n’est pas assuré, en plus je ne suis plus une jeune fille. Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie conditionnée par la mission et qui m’empêchait le développement de notre couple. J’ai aimé mon mari, mais comment lui pardonner de m’avoir négligé au nom de sa spiritualité, de sa mission ? A un moment donné on m’a conseillé d’écrire à Chariji, mais il ne m’a jamais répondu. Mon mari l’a plus tard rencontré pour lui faire part de nos problèmes et plus tard il nous a reçu mais son regard et approche de la situation a fini par m’éloigner définitivement. (…) Je me réveille aujourd’hui d’un long sommeil qui laissera certainement des traces dans ma vie de femme. Les relations intimes pour mon mari étaient réservées à la reproduction, mon sentiment de culpabilité m’a toujours poursuivi et finalement celle qui regrette et subi c’est moi. Inutile de dire que ma décision de quitter mon mari a été mal perçue par le cercle d’abhyasis, j'aurai tant voulu ne pas être jugée surtout par ces personnes qui observaient ma souffrance. J'ai été même par eux conseillée de faire un pas en arrière et rester auprès de mon mari et d’accentuer ma pratique pour que ma foi en Chariji ne faiblisse jamais. Mais comment demander à une femme frustrée et déprimée de se concentrer sur les prières si c'était justement cette pratique qui avait fait que mon mari m'abandonne? Je ne pouvais juste plus continuer en tant que femme frustrée en quête d’une spiritualité qu’aujourd’hui s’essouffle de déception et frustration. Je voudrais que ces jeunes abhyasis qui sans aucune préparation s’unissent maritalement, et beaucoup trop rapidement, réfléchissent bien avant de s’engager comme si leurs vies étaient déjà conditionnées par un choix définitif. »

Voici le témoignage d'un père de famille sur l'arrivée du Sahaj Marg dans sa famille et des dégâts qu'il y a engendré, cité par le Nouvel Observateur (N°1861 - Semaine du 6/07/2000) :
« Au début, cela ne m'a pas inquiété. Ils venaient méditer à la maison en groupe. Les enfants n'étaient pas touchés. J'ai même essayé, mais ce n'était pas mon truc. Je les traitais avec une certaine ironie.» Michel Gilbert partage alors depuis dix ans l'existence de Françoise, dentiste, avec qui il a eu deux enfants, de 5 ans et 2 ans et demi. Le couple connaît des difficultés financières : il n'a plus de travail et décide de devenir père au foyer. De plus en plus, sa compagne se livre à la méditation et fréquente un groupe appelé Shri Ram Chandra Mission (…). Pendant sept mois, Michel voit grandir cette influence (…) Le père s'inquiète. En janvier 1999, le groupe lui fait sentir qu'il est indésirable. Fin février, Françoise parle de séparation, fait chambre à part. Il se rend compte qu'elle prépare un voyage en Inde pour l'anniversaire du maître, puis qu'elle a une liaison avec un autre adepte. Le 29 juin, Michel est hospitalisé pour un ulcère. Elle emmène les enfants en Espagne. Le 15 août, Michel Gilbert attaque la secte pour enlèvement d'enfants. Le 21 décembre, une ordonnance confie pourtant la garde exclusive des enfants à la mère. Depuis, il a pu obtenir de les voir dans un point-rencontre. Il n'a aucune information sur leur adresse, leur école. « Quand je les vois, mon fils est comme éteint. J'ai essayé d'entrer en contact avec la secte en Inde : je n'ai eu aucun écho.»

Rares sont ceux qui acceptent de témoigner à visage découvert. La plupart sont en cours de divorce et ne peuvent donc pas s'exprimer librement. Mais surtout ils souhaitent conserver des liens avec leur famille, notamment leurs enfants. Ils n'osent donc pas critiquer la SRCM par peur de voir irrémédiablement coupés les quelques liens qu'ils arrivent difficilement à maintenir. 
A. nous contacte, « Je suis en train de lire leurs livres et je suis inquiet. Mon épouse depuis 38 ans et moi sommes en train de nous séparer. La préceptrice avec qui ma femme médite a perdu son premier mari, a divorcé du second et a maintenant un petit ami. Dans notre famille, la tension est montée en même temps que la dépendance de ma femme au Maître. Depuis 3 ans qu'elle a rejoint le groupe de méditation, ma femme cherche du travail dans l'éducation, à 63 ans, alors qu'elle n'a jamais travaillé dans ce domaine depuis sa formation initiale... »
Nous recevons cet autre témoignage : « Je m'appelle [B.] et j'ai quelques petits problèmes avec la SRCM, plus particulièrement avec mon ex-femme. En 2 mots, après 20 ans de mariage, ma femme, introduite par sa mère et son oncle, est entrée à la SRCM. Bien sûr, je n'étais pas au courant, sa version était qu'elle faisait du yoga. Une année et demi après ses débuts, elle demandait le divorce et obtenait la garde de notre fils. C'est au moment de la séparation, ayant trouvé par hasard son journal intime, que j'ai découvert qu'elle faisait partie de la SRCM. »
Puis c'est au tour de C. : « Je suis inquiet car j'ai découvert par hasard que mon amie fait partie de la SRCM. D'après moi, il y a approximativement un an qu'elle est dans cette secte. Je ne comprends pas bien pourquoi la méditation est la priorité numéro 1. A titre indicatif, mon amie a changé complètement d'attitude. Elle met en vente sa maison pour acheter plus petit, elle met sa fille de 20 ans dehors (soi-disant parce qu'elle doit apprendre les choses de la vie), notre couple se détruit (désintéressement pratiquement total…). »
D. échange avec nous ces quelques mails à propos de son couple d’amis : « D'après elle, "il n'y a aucun problème, elle maîtrise". Pourtant elle change beaucoup. Je souhaite informer et quelque peu aider le mari de cette femme qui est mon ami et qui est assez désemparé devant les changements de sa femme. Cet éloignement de la cellule familiale et cette perte d'implication voire de sens des réalités est assez grave et impressionnante." Puis, quelques semaines plus tard : "Sa femme veut les quitter, lui et son fils, pour aller en Inde !!! et elle continue de dire que c'est son libre choix, qu'elle ne subit aucune influence. Il ne sait pas vraiment comment la faire retomber sur terre. Tout est confus en lui, il a du mal à admettre que sa femme, si intelligente et cultivée, puisse être sous l'emprise d'un tiers, même si il croit encore que ça va changer et qu'il va la convaincre de son erreur." Enfin, trois mois plus tard : "Mon ami est en arrêt pour dépression, il est sous traitement et sa femme a demandé le divorce. Je n'en sais pas beaucoup plus, mais à 57 ans il va avoir du mal à s'en remettre. »
Ou encore, E. : « J'ai un ami qui a adhéré à cette organisation depuis 10 ans environ. Pendant cette période, il a eu des périodes moins suivies, s'est arrêté de méditer et de faire des sittings, à cause d'un long séjour à l'étranger. Mon copain est tout à fait normal et il cherche un développement spirituel. Il paraît que ça lui fait du bien, mais je pense que ses progrès, s'il y en a eu, sont dus à l'auto-suggestion plutôt qu'à autre chose. Je dis ça parce qu'il a des peurs et d'autres choses à résoudre qui n'ont pas encore été résolues.
Je dois ajouter qu'il a trouvé cette voie par le biais de sa famille. Sa mère est précepteur, en fait toute sa famille est complètement là dedans. J'ai observé que sa sœur se ferme à ses amis et sort très peu. Elle se réveille à 5 h pour méditer et ne pense qu'à son maître :"s'il te plaît, je veux être près de lui, il faut que je sois avec lui". Ce commentaire m'a fait peur. Mon copain a même demandé conseil à son maître sur la personne avec qui il avait des intentions sérieuses pour "ne pas perdre mon temps avec quelqu'un qui pourrait être un obstacle à mon développement spirituel". D'ailleurs je ressens chez mon copain une difficulté à séparer son maître de sa vie tout court.
Mon copain se rend en Inde environ une fois par an. Lors de son dernier voyage, il m'a raconté :"la méditation de groupe que j'ai eu ce matin avec le Maître était incroyable. Sur 45 mn, j'étais complètement absorbé la plupart du temps. Comme assoupi, mais on sait qu'on ne dort pas. Après, tu mets quelques minutes à te sortir de cet état et tu marches un peu comme un Zombie pendant quelques temps. C'est incroyable l'effet. C'est à travers ce genre d'expérience que l'on se rend compte qu'il y a un truc incroyable qui se passe. J'ai commencé à voir le Maître différemment, avec plus d'amour dans mon cœur, à avoir plus d'affection pour lui alors que j'avais une certaine distance jusqu'à maintenant. Cette transmission transforme très vite".
Je pense que je ne suis pas prête à accepter une relation avec quelqu'un qui adhère à un maître, et moins encore à Chari. De sa part, je pense qu'il n'est pas du tout prêt à laisser tomber ce mouvement, malgré un lien très fort envers moi. Quand j'ai rencontré sa famille (sa mère est adepte depuis 25 ans), j'ai eu un sentiment très bizarre de la part de sa mère vis à vis de moi (rejet ?). En tout cas, elle ne m'a pas donné une bonne impression, malgré sa stabilité comportementale apparente. Pourtant, je n'étais pas encore bien informé sur la SRCM. Elle partira bientôt définitivement en Inde pour s'établir à l'ashram de Madras. Sa fille de 13 ans est petit à petit introduite dans la chose (une autorisation sera demandée au maître pour la laisser entrer dans l'ashram, semble-t-il.
A ma connaissance, mon copain ne maintient pas l'envoi de son journal quotidien à Chari. Il m'a dit lui avoir envoyé un courrier (plus un message mail) qui est resté sans réponse. D'autres adeptes lui ont dit que s'il ne répond pas, c'est pour le forcer à prendre sa décision par lui-même. Mon copain ne paie pas de cotisation. Peut-être est-ce pour cela qu'il s'est vu refuser dernièrement des sittings privés à distance avec un précepteur. Il lui a dit que s'il voulait les recevoir régulièrement, il devait d'abord demander l'autorisation au maître. »
Et F. : « J’ai été amené à approcher la SRCM car un membre de mon proche entourage a commencé cette pratique, puis un autre quelques semaines plus tard. J’ai alors rencontré un précepteur qui avait l’air d’une personne normale. Toutefois, j’ai remarqué un changement notable dans le comportement de mes proches en quelques mois seulement. Tout d’abord, la fréquence de propos nouveaux très abstraits voire très déplacés, et surtout notre rythme de vie est perturbé. Je commence à m’inquiéter. »

A lire aussi : [Le témoignage de Martin]

Abhyasis : disciples ou adeptes ?


Qu’est-ce donc qu’un abhyasi ?

Un abhyasi est une personne qui effectue consciencieusement ses pratiques rituelles quotidiennes (abhyas). Par extension, c’est devenu le disciple du maître du Sahaj marg ou l’adepte du gourou de la SRCM.

Un éminent psychiatre et précepteur du Sahaj marg résume ainsi les principales caractéristiques des abhyasis : près de trois quarts de femmes, avec un maximum entre 35 et 50 ans, une surreprésentation de soignants, enseignants et artistes. Beaucoup sont en crise du milieu de vie, des personnalités peu structurées (borderline), ayant déjà suivi des psychothérapies.

Psychologiquement fragiles, les abhyasis trouvent un équilibre précaire dans le Sahaj marg, où Chari leur sert de béquille psychologique et de père de substitution. Véritables groupies fans d’une star, l’idolâtrie et le fanatisme dont ils font preuve n’est pas sans répercussions sur le comportement de leur gourou.

En France, 3 quarts des abhyasis et 70% des précepteurs sont des femmes, tandis que le Centre-in-charge (ou vice-président) est un homme tout comme le gourou du Sahaj marg. D’ailleurs, Chari affirme que jamais le maître ne pourra être une femme.

Mais combien sont-ils donc ? Comment chiffrer les effectifs mondiaux de la SRCM quand la définition même d’abhyasi n’est pas claire et que la propagande de Chari tend à les multiplier ? Il y a des pratiquants réguliers, des cotisants et des sympathisants. Avec cette approche, on obtient une très large fourchette de 25 000 à 200 000 abhyasis…
En savoir plus [Les effectifs de la Mission]


Abhyasis - [ABHYASIS : adeptes ou disciples] – [Le profil psychologique des abhyasis] - [Des orphelins en quête d’un père de substitution] - [La SRCM se conjugue au masculin ou au féminin ?] - [Les effectifs de la Mission]

La SRCM se conjugue-t-elle au masculin ou bien au féminin ?


On dit souvent qu’il y a beaucoup de femmes à la SRCM, qu’en est-il vraiment dans la réalité ?
Si l’on se limite aux seuls précepteurs hommes et femmes, la réponse varie d’un endroit à un autre. D’un côté, on a l’Inde (3 quarts d’hommes), l’Afrique (2 tiers) et les USA (58%) très masculins. A l’opposé, on a le Canada (2 tiers de femmes) et l’Europe (64%), avec la France en avant (70%), les îles britanniques (2 tiers), puis l’Allemagne et la Suisse (64%), le Danemark n’atteignant péniblement que 57%. Océanie, Amérique latine et Asie hors Inde sont dans la moyenne avec une légère prépondérance féminine (53 à 54%).
Vérification faite sur un échantillon de plus de 500 abhyasis originaires de différents centres européens, cette tendance à la féminisation se confirme et s'accentue : la proportion de femmes abhyasis s'accroît encore de plus de 5% par rapport à celle qui est observée chez les précepteurs.
Sociologiquement, la population du Sahaj marg est clairement scindée en deux. D'un côté, un monde encore très patriarcal en Inde et en Afrique ainsi qu'une forte proportion d'indiens parmi les précepteurs aux USA ; de l'autre côté, un monde occidental très largement dominé par des femmes en milieu de vie. Précepteurs indiens contre préceptrices européennes, deux mondes qui n'ont rien à voir, hormis le Sahaj marg. Le divorce entre l'Inde et l'Occident est flagrant !
L'Inde évolue entre tradition et modernité, à l'image de Chari. Tout comme leur gourou, les précepteurs indiens sont attirés par les feux du pouvoir et de l'argent. Approcher Chari, c'est intégrer un réseau de relations bien placées, des cercles politiques et financiers jusque-là inaccessibles, dans l'espoir de profiter de retombées personnelles providentielles.
A l'inverse, nos chères préceptrices occidentales sont un peu perdues, dans une quête très égocentrique d'un équilibre affectif, d'autant plus qu'elles sont souvent seules, séparées ou divorcées. Leur profil n'est pas celui de la ménagère de moins de 50 ans dressé par les publicistes, mais bien plutôt celui d'une femme en pleine crise du milieu de vie, brossé à grands traits par un précepteur psychiatre il y a bientôt 20 ans. A la lecture de leurs échanges avec Chari, on ne peut que confirmer ce constat alarmant. Détresses familiale, affective et sociale se transforment en une sainte adoration sans bornes pour leur gourou. Chari leur sert de béquille psychologique, là où tout le reste a échoué, notamment nos psychothérapeutes. L'équilibre est précaire mais la relation n'en est que plus forte, ravageuse et dévastatrice. Unique et exclusive !
La France c'est donc plus de 75% de femmes abhyasis, 70% de préceptrices mais UN vice-président (ou Centre-in-Charge). Au-dessus, c'est aussi un administrateur de zone masculin et un administrateur de région masculin. Plus on grimpe dans la hiérarchie, plus la SRCM devient masculine. Globalement, le taux de femmes "centre-in-charge" (vice présidentes nationales) chute déjà à 50%, les administrateurs de régions sont presque tous des hommes, le Comité du président est à 100% masculin et le président lui-même est un homme, sachant qu'il a clairement annoncé que le Maître ne pourrait jamais être une femme.
Des légions de femmes au garde à vous, esclaves d'une Mission, d'un président et de ses quelques lieutenants masculins. Des hordes de femmes énamourées d'un gourou charismatique. Cela ressemble à juste titre au portrait des groupies adolescentes hystériques face à leur boys band préféré…
Deux mondes, oui. Mais dans tous les cas, on est très éloigné d'une spiritualité qui élève vers un niveau supérieur de l'évolution. Dans tous les cas, on entretient une relation exclusive et malsaine dans un but très individualiste et égocentrique. Adoration ou flagornerie, des comportements qui ont un avenir limité. Limité à la durée de vie d'un homme providentiel. Pourvoyeur de moyens matériels pour les uns, grand psychothérapeute universel pour les autres, ce leader charismatique a su saisir les opportunités qu'offre à loisir notre univers quotidien.
Histoire d'une symbiose efficace mais éphémère. Adoration et flagornerie de la part des abhyasis, recherche de la puissance et de l'argent de la part d'un arriviste invétéré !
A l'image terriblement ordinaire de notre monde moderne…