Affichage des articles dont le libellé est finances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est finances. Afficher tous les articles

Les finances de la Mission


La Mission c’est pour le moins une association mère et une vingtaine d’associations nationales satellites, un institut de recherche, 5 fondations, une société et 2 trusts. Officiellement selon Chari, la SRCM s’occupe de l’organisation spirituelle et les fondations SMSF s’occupent des aspects matériels. En pratique, les associations gèrent les cotisations, les fondations engrangent les donations et un trust vend les publications.

Le patrimoine immobilier de la SRCM, c’est 100 à 200 ahrams, environ 1500 centres de méditation, 1 école et 7 centres de formation ou retraite. D’après Chari, c’est une goutte d’eau face au patrimoine foncier de la Mission.


Entre toutes les structures gérées par la Mission, il est bien difficile de chiffrer son chiffre d’affaires et son patrimoine. Cependant, on peut tenter une estimation a minima en extrapolant les données connues. Sur ces bases incomplètes, on obtiendrait un chiffre d’affaires annuel entre 20 et 30 millions d’euros, un patrimoine d’au moins 125 à 150 millions.

A l’inverse, les donations étrangères effectuées à la SRCM et à la SMSF indiennes sont publiées officiellement par le Ministère des affaires intérieures depuis 2006. Elles représentent 31 millions de dollars en 7 ans (2006-12). Le montant du capital d’origine étrangère de ces 2 organisations a presque été multiplié par 3, passant de près de 19 millions à plus de 53 millions de dollars sur la même période. Le montant des intérêts cumulés acquis dépasse 18 millions… 4 donateurs sont à l’origine de plus de la moitié des dons. Leur influence potentielle est énorme !
En savoir plus [Donations étrangères]

Parmi ces 4 donateurs, le premier d’entre eux a versé plus de 10 millions de dollars, soit un tiers du total des contributions étrangères sur 7 ans, principalement via une société offshore anciennement basée aux Îles vierges britanniques. La provenance de cet argent n’a pas semblé gêner Chari qui réclame par ailleurs à corps et à cris la fin de la corruption en Inde.


   

Patrimoine : les biens matériels de la Mission


Un bon millier de centres de méditation dont 100 à 200 ashrams en Inde, environ 500 centres et 22 ashrams ailleurs. Tel est à peu près le patrimoine immobilier de la SRCM, auquel il faut ajouter 1 école internationale, 3 centres de formation (CREST) et 4 centres de retraite.

Babuji n’a jamais cherché à développer le nombre d’ashrams. Chari au contraire a mis la pression sur ses adeptes. Quand il voyageait encore, il fallait créer/acheter un ashram (et si possible un cottage) pour espérer le voir venir. Aujourd’hui, la politique d’investissements immobiliers se poursuit et Chari s’amuse à jouer sur les nerfs des abhyasis : d’abord saignez-vous financièrement si vous en voulez un, ensuite un coup je donne mon autorisation, un coup je la retire…

On connaît assez bien l’étendue du patrimoine immobilier de la Mission. Il n’en va pas de même de son patrimoine foncier. Aux dires de Chari, c’est le plus important, bien avant les finances et l’immobilier. Il se plaignait même de manquer d’argent pour le valoriser. Aujourd’hui, il semble avoir trouvé la solution, en créant des colonies où la Mission se transforme en agence immobilière, revendeuse de parcelles viabilisées.


] - [Immobilier : ashrams et centres]- [Les valse-hésitations orchestrées par Chari] - [Foncier : les colonies, enclaves et lieux de vie de la Mission] – [Le château d’Augerans, ou comment s’implanter sur un territoire ?]
    

La Mission, une organisation multinationale tentaculaire ?


La Mission c’est pour le moins une association mère et une vingtaine d’associations nationales satellites, un institut de recherche, 5 fondations, une société et 2 trusts.
L’association mère, la SRCM de Shahjahanpur (Shri Ram Chandra Mission), a été créée par Babuji en 1945. L’Institut de recherche a été créé par le Docteur KC Varadachari en 1965 (SMRTI ou Sahaj Marg Research and Training Institute). La première association satellite a été créée par Donald Sabourin au Canada en 1974 (SRCM Canada). La première fondation a été créée par Ferdinand Wulliemier en Suisse en 1994 (SMSF ou Sahaj Marg Spirituality Foundation). L’ouverture de l’Omega school en 2005 s’est accompagnée de la création d’une société (LMES ou Lalaji Memorial Educational society) et d’un trust (BVET ou Baal Vatika Education Trust). Enfin Chari a créé un autre trust pour l’édition des publications de la Mission en 2009 (SHPT ou Spiritual Hierarchy Publication Trust) …
Longtemps en procès avec les descendants de Babuji au sujet de la présidence de la SRCM de Shahjahanpur, Chari a d’abord profité de ses associations nationales satellites, et tout particulièrement de la SRCM USA, pour mettre en sécurité son pactole. Mais depuis la création de 2 fondations d’abord aux USA en 1999 puis en Inde en 2003, il a profondément modifié l’organisation matérielle de son empire financier, en commençant par intégrer l’Institut de recherche sans statuts au sein des fondations. Comme si cela ne suffisait pas, Chari a trouvé le besoin de créer la SHPT en 2009 pour recueillir l’argent gagné sur ses publications.
Auparavant et jusqu’à la fin des années 90, les donations, les cotisations des adhérents et la vente des publications constituaient en proportion à peu près équivalentes les recettes des associations locales de la Mission. Depuis la création de la SHPT, seules les cotisations des membres adhérents continuent de pourvoir au fonctionnement des associations locales, les fondations engrangent les donations et la SHPT développe ses ventes.
Les donations alimentent les fondations, qui ont pour rôle théorique d’offrir de bonnes conditions matérielles aux abhyasis pour méditer. En pratique, elles subventionnent très parcimonieusement l’acquisition de nouveaux ashrams, une fois qu’elles ont apprécié les besoins et jugé que les abhyasis avaient fourni un effort suffisamment substantiel.
Les associations locales avec leurs assemblées générales annuelles sont jugées trop démocratiques pour que Chari leur abandonne tant de pouvoir, bien qu’il ait recours à toutes les astuces pour leur en ôter. A l’inverse, les fondations n’ont qu’un vague conseil d’administration et très peu de contrôles.
Restent les LMES et BVET pour piloter l’Omega school depuis 2005 sur lesquelles on ne sait pratiquement rien si ce n’est la phrase de Chari à sa création : "(…) there is no black money transaction-no trustees following the money. I'm here to see to that."
Et la collusion plus que probable avec certaines entreprises ! Un seul exemple, la HTC Global Services Inc. Madhava Reddy, PDG de cette start-up créée en 1990 et qui emploie plus de 2500 personnes, est précepteur et membre du Comité de management de la SRCM aux USA, en tant qu’audit interne. C’est le 2ème donateur par ordre d’importance à la SMSF indienne entre 2006 et 2012 de pas moins de 6,5 millions de dollars (et plus de 12 millions entre 1999 et 2011). Deux de ses sous directeurs nord-américains sont donateurs et/ou adeptes de Chari. L’ancienne patronne du Sahaj marg en Australie et membre très active du SMRTI fut directrice de HTC dans ce même pays. Présente aux USA, en Inde, en Australie, à Singapour et aux Emirats Arabes Unis, HTC a implanté sa principale usine de fabrication à Chennai où elle emploie de nombreux abhyasis…

Chari a aussi réussi à imposer son monopole sur le Sahaj marg en déposant les marques Sahaj MargTM et Shri Ram Chandra MissionTM, ainsi qu’en devenant le seul détenteur des noms de domaines liés au Sahaj marg sur le web...

Pour en savoir plus :
- [Marques déposées et présence sur le web]

Des fondations très opaques


Ferdinand Wulliemier a créé la première fondation en Suisse en 1994 (SMSF ou Sahaj Marg Spirituality Foundation), Santosh Khanjee en a fait de même à Austin au Texas en 1999, puis c’est au tour de l’Inde en 2003, de Dubaï en 2004 et de Hong Kong en 2012.
Pas moins de 5 fondations que Chari présente comme une seule et même fondation, une organisation sœur de la Mission, fenêtre ouverte sur l’extérieur, son visage public. Il explique que tel un oiseau, le Sahaj Marg a deux ailes, la première est spirituelle et c'est la SRCM, la seconde est matérielle et c'est la SMSF. Traduisez : d'un côté des associations spirituelles sans le sou, de l'autre des fondations qui gèrent foncier, immobilier et finances.
“So the Foundation will be ninety percent oriented to social and physical life; Shri Ram Chandra Mission will be oriented ninety-nine percent towards spirituality.”
Selon la Mission elle-même, la SMSF indienne gère les centres de formation et de retraite en Inde, la SMSF USA gère le centre de retraite SPURS à Austin, la SMSF suisse gère l’ashram et centre de formation de Berlin (et peut-être aussi l’ashram et centre de retraite de Vrads). La SMSF de Dubaï créée en 2004 gère l’ashram de ce pays et l’ensemble des intérêts de la Mission au Moyen-orient et en Afrique. On ne nous dit pas ce que gère la petite dernière-née, la SMSF de Hong Kong créée en 2012, mais on peut supposer qu’elle a en charge ses intérêts asiatiques.
A les en croire, les fondations doivent offrir de bonnes conditions matérielles aux abhyasis pour méditer : formation et lieux de méditation (ashrams et centres), mais aussi une clinique de santé et des repas gratuits, etc. En pratique, elles subventionnent très parcimonieusement l’acquisition de nouveaux ashrams, une fois qu’elles ont apprécié les besoins et jugé que les abhyasis avaient fourni un effort suffisamment substantiel. Elles sont aussi responsables de la conduite des programmes dans les domaines de la formation spirituelle, de l'éducation et de la recherche.
Face à des associations locales jugées trop démocratiques, les fondations conviennent mieux à Chari. Elles n’ont qu’un vague conseil d’administration et très peu de contrôles. Ainsi, la fondation suisse Stiftung Sahaj Marg Spiritualität de Weinfelden dont les statuts ont été déposés le 2 août 1994, actuellement inscrite au Registre du commerce du canton de Thurgovie, dispose d’un Conseil d’administration de 11 membres présidé par Chari dont la signature suffit pour accéder à son compte et réaliser n’importe quelle opération. Seuls 3 autres membres du conseil d’administration ont aussi ce privilège, mais uniquement avec les signatures conjointes de 2 d’entre eux.
En mai 2008, lors du Conseil d'administration de la SRCM France à Vrads, Rajagopalachari double le montant de la cotisation française. Mais il suggère aussi de créer en toute discrétion un Fonds international du président basé en Suisse pour rassembler les donations petites et grandes, l'idée étant que le maître puise à volonté dans cette cagnotte pour ce que bon lui semble. Aucune communication écrite ne doit en être faite, mais seulement des annonces orales dans les centres pour proposer des donations mensuelles.
Les donations étrangères effectuées à la SMSF indienne sur 7 ans représentent plus de 28 millions de dollars (contre 3 à la SRCM), selon le FCRA du Ministère indien des affaires intérieures entre 2006 et 2012. Ses recettes cumulées atteignent 38 millions (donations + intérêts financiers), alors que ses dépenses plafonnent à 6 millions.
Rien d’étonnant puisque l’idée de Chari était de constituer grâce aux donations un "Corpus fund" susceptible de générer seul des intérêts pour couvrir la totalité des dépenses de l’organisation. Objectif atteint pour la SMSF indienne depuis 2008 (2009 pour la SRCM) ! Mais les donations affluent toujours…
En mars 2013, le capital de la SMSF indienne issu de l’étranger représente 39 millions (contre 14 à la SRCM), dont un "Corpus fund" de 34 millions (contre 10 à la SRCM).
Quel est le montant des donations indiennes ? Quels sont les capitaux des 4 autres fondations ? Mystère.
Si la SMSF vit grassement de ses intérêts depuis 2007 et que les donations affluent toujours, pourquoi ne participe-t-elle pas plus généreusement aux acquisitions de nouveaux centres de méditation ? Pourquoi distribue-t-elle toujours ses sous de manière aussi parcimonieuse ?


A lire aussi : [Donations étrangères]

Des associations bien peu démocratiques


Créer une structure locale devient indispensable quand le nombre d’abhyasis augmente et qu’il est nécessaire d’acheter ou louer des biens (ashrams ou centres de méditation), et d’ouvrir des comptes bancaires pour collecter les "contributions volontaires". Depuis la création de la SRCM de Shahjahanpur par Babuji en 1945, 2 douzaines d’associations locales ont été constituées. La moitié d’entre elles se situent en Europe de l’ouest.
Mais le caractère démocratique des différents types d’organisations proposés par tous les Etats de la planète s’accorde vraiment bien mal avec le fonctionnement d’une Mission spiritualiste comme la SRCM de Chari, totalement a-démocratique. Concilier les deux est un travail d’orfèvre, d’où la mise en place par la SRCM d’un guide pour créer une structure locale ad hoc.
Cette note interne de 19 pages récapitule les principales questions à se poser pour déterminer le type d’organisation le plus pertinent et propose des modèles de statuts pré-rédigés. En effet, le président doit conserver le contrôle général de l’organisation, avec la responsabilité la plus limitée possible et le moins de risques juridiques à encourir. L’organisation doit permettre le transfert des excédents financiers vers d’autres structures, dans et hors du pays. Habituellement en démocratie, l’assemblée générale est plénipotentiaire. L’objectif majeur de Chari (et de cette note) est de lui ôter tous ses pouvoirs…
Exemple français : le Maître est le président de l’association nationale créée en 1986. C’est lui qui désigne les membres du Bureau et du Conseil d’administration, ce qu’il appelle son Comité de management, parmi ses plus fidèles alliés,  pour la plupart des étrangers non-résidents en France. L’assemblée générale n’a pas d’autre rôle que d’entériner les décisions déjà prises, le comité de management n’a guère plus de poids, c’est le maître qui décide de tout.
Or les statuts associatifs français ne permettent pas aussi facilement un tel déni démocratique, alors ils renvoient à un règlement intérieur. Article 17 des statuts déposés en 1986 : "le président qui est le véritable maître de l'Association exercera ses pouvoirs par le truchement du règlement intérieur, qu'il peut modifier à son gré (…)".
Lors des assemblées générales, les membres adhérents à jour de leur cotisation sont obligés d’entériner les décisions prises en haut lieu, sous peine de déplaire au maître. Mais encore faut-il pouvoir y participer, surtout quand elles se déroulent à l’étranger (celle de l'association française se déroule à Vrads au Danemark en 2008, celle des Etats-Unis à Tiruppur en Inde en 2009, etc.). Une habitude qui s’est généralisée du fait que Chari ne se déplace presque plus…
S’ils parviennent à assister à l’assemblée générale, les membres ont tout de même accès à l’exposé des comptes financiers. C’est encore trop pour Chari. Jusque dans les années 90, cotisations, donations et vente des publications alimentaient la trésorerie nationale à peu près à parts égales. Avec la création des fondations qui recueillent maintenant les donations, la SHPT qui recueille le fruit de la vente des publications, c’est 2 tiers du budget qui échappe maintenant aux associations.
C’est encore trop. Le Président doit également pouvoir fixer une limite maximale de retraits sur le compte bancaire de la structure locale pour ses dépenses. Alors chaque année, les associations soumettent un budget prévisionnel à Chari pour approbation. Chaque trimestre, elles lui envoient un rapport d'étape. Et toute dépense supérieure ou égale à 1 000 dollars nécessite un accord préalable de Chari… sans parler des projets d'investissement foncier ou immobilier, bien évidemment.
Quant aux centres de méditation, leur budget est encore plus maigre. Lors de l’assemblée générale de la SRCM France tenue à Vrads au Danemark en 2008, Chari a décidé unilatéralement du doublement du montant des cotisations. Jusque-là fixées à 75 € par membre, 15 € revenaient au centre de méditation auquel était rattaché l’adhérent, les 60 € restant partaient au fonctionnement de la structure nationale. A raison de dix à trente personnes en moyenne, un centre se retrouve avec un malheureux budget annuel d'environ 300 € pour louer une salle ou en payer le chauffage et l’électricité.
Je ne connais les comptabilités que de 4 associations locales, les SRCM française, anglaise, suisse et canadienne. Elles concernent à peu près 2 400 abhyasis, soit 18 à 19% des effectifs hors Inde. En comparaison, les donations effectuées par les ressortissants de ces pays à la SMSF indienne représentent un peu plus de 19% des donations étrangères enregistrées par le FCRA du Ministère indien des affaires intérieures entre 2006 et 2012, si l’on ne compte pas celles des 4 plus gros donateurs (à plus de 2 millions de dollars chacun).
Selon ces comptabilités nationales, le montant cumulé sur 7 ans des cotisations et autres produits de ces 4 associations représente un peu plus de 5 millions de dollars. Par extrapolation, selon qu’on raisonne proportionnellement aux effectifs ou au montant des donations à la SMSF, on obtient un produit cumulé de 27 à 28 millions de dollars, soit à peu près l’équivalent des donations à la SMSF indienne.
Le capital cumulé de ces 4 mêmes associations représente près de 5 millions de dollars. Selon les mêmes règles d’extrapolation, on atteindrait 25 à 26 millions de dollars de capital pour l’ensemble des associations locales hors Inde. Beaucoup moins que les 39 millions de la SMSF indienne…
A côté de ça, la SRCM indienne a accumulé 3 millions de dollars de donations en provenance de l’étranger sur la même période et dispose d’un capital de 14 millions au 31 mars 2013.

A lire aussi :

Ashrams et centres du Sahaj marg dans le monde



Etat des lieux des biens immobiliers de la Mission
Mise à jour au 16 février 2014

En 2012, la SRCM déclare être présente dans plus de 95 pays avec 220 ashrams et plus d’un millier de centres de méditation.

Le recensement exhaustif organisé fin 2013 en Inde par la Mission liste 2500 centres, mais moins de 1300 sont ouverts pour la méditation collective du dimanche et 250 d’entre eux reçoivent moins de 10 personnes.
Le chiffre d’un millier de véritables centres indiens paraît le plus vraisemblable. Près de 800 d’entre eux ont moins de 50 méditants, une centaine entre 50 et 100, 65 entre 100 et 200, 31 entre 200 et 500, 17 entre 500 et 1000 et enfin 7 grands centres ont plus de 1000 participants.
La distinction entre ashram et centre de méditation est affaire d’appréciation. Selon qu’on met la barre à 50 ou à 100 participants, on obtient 100 à 200 ashrams sur le millier de centres.
Parmi ceux-ci, on compte 2 Ashrams internationaux : le Babuji Memorial Ashram à Manappakam (siège international de la Mission près de Chennai) et l’ashram de Satkhol sur les contreforts de l'Himalaya (une vitrine spectaculaire pour les étrangers).
Les autres principaux ashrams qui accueillent plus de 500 personnes le dimanche sont à Hyderabad, New Delhi, Bangalore, Lucknow, Pune, Indore, Nellore, Tirupati, Jodhpur, Kanpur, Jaipur, Kurnool, Ghaziabad, Nandyal, Agra, Vadodara et Tiruppur.

En France en 2006, la SRCM comptait 43 centres et 97 précepteurs pour 1 111 cotisants. En extrapolant ces chiffres, on obtient près de 500 centres hors Inde. Mais tous les centres ne sont pas d'égale importance, loin de là. Ainsi, la Mission distinguait en France 8 grands centres (dont 3 avec un ashram) et 35 petits centres, dont 8 sans précepteurs...
Donc à l’étranger, on aurait quelques 500 centres de méditation et on comptabilise précisément 22 ashrams en 2014, dont 5 nouveaux depuis 2 ans.
L’Europe de l’ouest en compte 8 : 3 en France (Montpellier, Paris et Nice), 1 au Danemark à Vrads sande, 1 en Suisse à Lausanne, 1 en Allemagne à Berlin, 1 en Italie à Milan et le dernier acheté à Londres au Royaume-Uni.
Vient en seconde position l’Amérique du nord avec 6 ashrams, le tout dernier au Canada étant encore à l’état de projet en cours de concrétisation. Tous les autres sont aux USA : Molena en Georgie (en vente), Sunderland dans le Massachussetts et Beavercreek dans l’Ohio pour les anciens. Les petits nouveaux sont ceux de Cranberry dans le New Jersey et de Fremont en Californie.
L’Asie (hors Inde) en compte 4 : Klang en Malaisie, Dubaï dans les Emirats arabes unis et les 2 derniers achetés courant 2013 à Singapour et au Qatar. L’Europe de l’est en compte un à Timisoara en Roumanie et un achat en 2013 à Minsk en Belarus. L’Afrique du sud possède l’ashram historique de Lenasia à Johannesbourg. L’Australie cherche à vendre son ashram de Bringelly. L’Amérique latine commence à réfléchir à un projet…
La situation évolue vite avec de nouveaux achats fréquents et réguliers (Londres, Fremont et Cranberry, Singapour, Qatar, Minsk, etc.), mais aussi la revente d’anciens ashrams ne répondant plus aux critères actuels. L’ashram français d’Augerans, ancien siège européen de la Mission, a été revendu en 2003. La location de Broomlee en Ecosse a été abandonnée bien avant le rachat londonien d’un nouvel ashram. En Australie, Armadale a été revendu avant l’achat de Bringelly, lui-même en vente aujourd’hui. Molena, dont le coût des travaux d’aménagement a été jugé prohibitif, est lui aussi en vente. Plusieurs projets de revente de l’ashram de Lausanne ont aussi été envisagés…

Depuis 2005, Chari a voulu diversifier son parc immobilier. Au-delà des ashrams et centres de méditation, il a introduit des Centres de formation, des Centres de retraite spirituelle et bien sûr une école… l’Omega school !
Il existe 3 centres de formation (CREST ou Centre for Research Education & Training) lancés par Chari pour former ses adeptes : les 2 premiers sont en Inde, à Bangalore dans l’état du Karnataka et à Kharagpur dans celui du Bengale occidental, le dernier est l’ashram de Berlin.
Il existe aussi 4 centres de retraite où les abhyasis peuvent venir se recueillir et méditer durant des périodes d’une semaine à un mois : 2 en Inde, Panshet à Pune dans l’état du Maharashtra et Malampuzha dans l’état du Kerala, le SPURS à Austin au Texas (USA) et l’ashram de Vrads Sande au Danemark.