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Témoignage sur le recrutement et le prosélytime de la Mission


Martin, ma compagne médite

Frédéric

Triple Gem

RajaV Magie noire

Jai Hind, un indien d’Australie

Jai Hind, Témoignage d'un indien d'Australie


Salut les amis,
Je suis un Indien d'Australie. J'ai fait partie de ce groupe pendant environ 1 à 2 ans, puis je l'ai finalement quitté en 2006. Je vais exprimer mon expérience à propos de ce groupe.
Je suis une personne ouverte d'esprit et j'ai rejoint ce groupe en l'an 2004 en raison de mon intérêt pour la spiritualité. Au départ, j'ai été très heureux de savoir que dans ce système il y a un Gourou et que l'on peut faire des progrès individuels en spiritualité. Pendant ce temps, Chariji a visité un ashram (en Indes) à la veille de l'anniversaire de Babuji. J'ai pris mon premier sitting ce jour là. Avant de nous asseoir dans le hall, mon cousin (il est aussi dans ce groupe) m'a dit d'effacer "Tilak" (un symbole que les hindous se font sur le front pendant le service). J'ai été très surpris de sa demande. Je n'ai pas aimé ca, mais j'ai pensé qu'il y avait peut-être une raison à cela... Peu à peu, j'ai commencé à faire la pratique sincèrement comme mon précepteur me disait de faire. Au cours de ma pratique de méditation, j'ai appris que ces personnes, et Chariji sont strictement contre les religions (en particulier l'Hindouisme). Selon les discours de Chariji et le comportement de ses adeptes, une chose était manifeste, c'est que tout ce qui est lié à l'hindouisme n'est pas accepté par ceux-ci et a été interdit...
Ils sont contre tout ce qui touche à l'hindouisme... c'est-à-dire les autres méditations (qui prennent plus de temps pour l'illumination et ils ont d'autres buts que l'illumination selon Chariji), le yoga, les exercices de respiration (pranayama), le culte des idoles ou tout autre moyen d'adorer Dieu. Ils étaient même contre les mudras qui sont traditionnellement utilisés dans le yoga afin de parvenir à un bon système de santé et à la guérison... On me disait techniquement ou indirectement de quitter ma religion. Je sentais que je devais changer de religion ou que je devais changer à un certain point. Selon Chariji, les autres méditations nous conduisent à la réalisation de pouvoirs surnaturels, ce qui n'est pas l'objectif d'un individu et quels que soient les types de méditations ou les méthodes spirituelles qui existent sur la terre, ils égarent les individus... La sienne est la seule méthode de méditation (trademark...) qui nous conduit vers la bonne voie... ("la mienne est mieux que la votre") et il a également affirmé qu'il est le seul maître capable sur cette terre (choisi par notre mère nature), a qui a été donné la responsabilité de la population sur cette terre...
J'ai été surpris par ce genre de déclaration qui me paraît stupide. En moi-même, je n'étais pas d'accord avec cette déclaration.
Je vais faire de mon mieux pour informer les gens qui sont encore attachés à ce groupe. Mon jeune frère en fait également partie, mais je ne peux pas l'informer tout de suite puisque je suis ici en Australie. Je lui ai parlé de votre communauté et lui ait passé les "liens". Donc aujourd'hui, il est moins attaché à eux (il ne va plus aux satsangs), mais participe encore aux sittings avec son précepteur. La soeur de mon cousin s'intéresse aussi à la méditation, elle a organisé des sittings avec son précepteur et puis elle a également dû se déplacer aux États-Unis pour des études plus approfondies. Après son arrivée aux États-Unis, elle a contacté un précepteur local et a pris quelques sittings. Maintenant je l'ai aussi mise en garde et lui ai fait découvrir votre communauté, d'abord elle s'est fâchée contre moi parce qu'elle a ressenti un flux de reiki au cours de ses 3 première séances. Alors, elle était convaincue que ce système n'est pas faux. Mais je lui ai dit que ça (la transmission) peut être le reiki, tout au plus... il ne s'agit pas de méditation, et il n'est pas nécessaire d'être dépendant d'un gourou pour faire du reiki. Après quelques temps elle a réalisé que les gens de la srcm sont «aggresifs». Ils disent toujours "de faire ceci, de faire cela, d'assister au satsang, de venir à la venue, de voir son précepteur une fois par semaine, de prier Dieu, et bla bla bla..." et elle en est écoeurée . Elle a cessé de voir son précepteur et elle est devenue contrarié par les «pressions» qu'on lui inflige... elle a estimé que : "on perd un temps précieux pour ces activités inutiles tout en délaissant ses autres fonctions sociales et activités civiques", c'est l'approche des gens de la srcm... alors, finalement, elle a arrêté.
Un autre aspect important de la méditation srcm est que l'on n'a pas besoin de nettoyer les "chakras", c'est-à-dire le chakra racine, le chakra gorge, etc. afin de réaliser l’illumination, parce que leur "progrès" passe par différents points tel que décrit dans leurs livres. Maintenant, n'importe qui ayant fait une méditaion ou des exercices de respiration ne sera pas convaincu par cet aspect. Même moi je n'étais pas convaincu par ce bullshit. Parce que je faisais des exercices de respiration avant de rejoindre la srcm et JE SUIS SACREMENT CERTAIN QUE SANS LE NETTOYAGE DE TOUS LES CHAKRAS ET EN LES METTANT TOUS EN ACCORD ON NE PEUT PAS ALLER DE L'AVANT VERS L’ILLUMINATION. C'est la seule voie pour accroître son énergie. Et personne ne fait exception à cette loi fondamentale. Peu importe qu'il s'agisse de Chariji ou Swami Vivekananda ou Ramkrishna Paramhansa ou Osho ou un Maître Zen ou Bouddha ou Gurdjieff ou vous ou moi ou même le sage Patanjali lui-même... IL FAUT NETTOYER TOUS LES CHAKRAS / POINTS D'ENERGIE AFIN DE PROGRESSER. Et ce mec, Chariji fait un raccourci sur ce sentier spirituel... Comme c’est bizarre...
Mais toutes ces observations ne proviennent pas d’une personne qui est totalement neuve dans le domaine de la spiritualité. Or c'est le cas des nouveaux venus à la SRCM. Ils ne peuvent pas appliquer un raisonnement logique ni comparer avec leurs anciennes expériences spirituelles car ils n'en ont pas. Ils sont donc facilement impressionnés et pensent qu'ils ont trouvé le meilleur système et le meilleur Maitre. J'étais adepte de spiritualité (exercices de respiration) et pourtant j'ai cru ce qu'ils ont dit et suis tombé dans ce piège, alors pensez à ceux qui sont novices en spiritualité. Même aujourd'hui, je ressent quelques blocages émotionnels et je ne peux parfois réagir de manière adéquate lorsqu'il s'agit de pratiques de dévotion ou de questions religieuses. Et je sais quelle en est la raison. Les précepteurs transmettent de l'énergie (reiki plus précisément) pendant les 3 premiers sittings consécutifs. Au cours de ces séances, ils tentent de programmer le cerveau des nouveaux venus (inconscient) de façon qu'ils commencent à se détourner de leurs intérêts pour aller vers la srcm et contre la religion ou d'autres méthodes qu'ils poursuivent. Maintenant, cela va vous sembler absurde, les gars, mais c'est un phénomène psychologique profond que très peu de gens connaissent auquel ils ont accès. Il est facile de programmer son propre cerveau, mais il est très difficile de programmer le cerveau d'une autre personne. Alors, pour envoyer des suggestions au nouvel abhyasi, ils commencent peu à peu à lui envoyer de l'énergie, et dans la personne qui accepte cette énergie commence alors à naître un sentiment apaisant, un état d'esprit avec de très faibles fréquences de pensées. Maintenant, c'est l'état d'esprit dans lequel les pensées (remplies avec de l'énergie) sont envoyées par les précepteurs et entrent dans le domaine de l'inconscient de ce/cette Abhayasi. Sans le savoir, l’abhyasi se tourne vers la SRCM et contre la religion .....
Ce type de séances sont fréquentes pour un nouvel abhyasi, et les impressions sur la SRCM deviennent profondes. En plus, avant de commencer les séances de méditation, vous êtes chargé de penser que ce n'est pas le précepteur, mais Chariji qui fait la transmission de cette énergie. Et à l'instant où un abhyasi commence à penser de cette manière, commence la programmation de son cerveau que "c'est le Maître qui fait la transmission", et il devient inconsciemment tributaire de Master / Chariji. Et encore et toujours, cette pensée devient puissante, comme il est dit de le faire avant même que les séances de méditation ou même le nettoyage ne commencent... Beaucoup d'entre vous les gars ne sont peut-être pas au courant que la pensée sur laquelle nous nous concentrons le plus profondément ou à laquelle on pense souvent devient réalité après quelques temps, et ces personnes utilisent cette technique pour faire une forte impression sur l'esprit...
Pensez-y... comment puis-je "croire" une personne que j'ai vu seulement sur une photo ou dont j'ai entendu un discours ? Si quelqu'un de la SRCM vous dit que Chariji est le "Siddh Purush" et attend que nous les croyons sans même verifier. Ils nous disent de mettre notre foi en Chariji uniquement sur la base de leurs propres convictions envers Chariji... comment est-ce possible... nous, les gens, nous ne faisons même pas confiance à nos amis sans passer beaucoup de temps auprès d’eux. Une fois que nous nous rendons compte qu’un ami est digne de confiance alors et seulement alors nous avons confiance en lui. Donc, nous les gens, nous réfléchissons avant de faire confiance à un ami et ici, à la SRCM, on nous dit de croire quelqu'un comme votre Guru !!!!!!!!! Comment est-ce possible... Si nous le faisons, nous sommes des abhyasis "obéissants", et si nous ne le faisons pas, alors nous ne sommes pas de bons abhyasis...
J'ai vu les conséquences de la dépendance émotionelle à Chariji. Au cours d'une célébration d'anniversaire de Babuji j'ai vu un abhyasi (environ 70 ans) raconter ses méfaits à Chariji. Il y avait d’autre abhyasis en provenance d'autres endroits rassemblés autour de lui et ils l’écoutaient. J’ai également rejoint ce groupe et j'ai écouté cette personne assez âgée. Selon son exposé, il a été très rude, fier et indiscipliné envers Chariji depuis qu'il a rejoint sa voie. Il a vécu de nombreuses années avec Chariji et a été proche de la main droite de Chariji. Mais au cours de sa relation avec Chariji, il a fait quelque chose de mal (peut-être est-il allé à l'encontre de Chariji à un certain point) et Chariji l’a enlevé de son cercle et a dit aux gens de ne pas avoir de sentiments envers lui. Maintenant, alors que j'écoutais son histoire, l'un des abhyasi m'a dit que "Chariji a dit à tous les abhyasis ne pas s'associer à ce type".
À ce moment, une pensée a frappé mon esprit que ce n'était pas la faute de la personne âgée si Chariji l’avait enlevé de son entourage, mais que Chariji devait avoir fait une action contre laquelle cet ancien abhyasi avait du aller à l'encontre. Et pour le tenir sous contrôle, Chariji a du l’enlever de son cercle et dire aux autres abhyasis de ne pas avoir de sentiments pour lui. Comme il était sous la dépendance émotionelle de Chariji, il ne pouvait pas vivre normalement puisqu'il se sentait isolé et abandonné. Mais à qui pouvait-il se plaindre contre Chariji ? Qui pouvait-il convaincre d'être en sa faveur ? Et peut-être son épouse n'était-elle pas en sa faveur vu qu'elle était également une zombie. Alors, pour se repentir de ce qu'il a fait à Chariji, il se déclare lui-même criminel et il dit également qu'il est honteux de ses actes, mais le temps est passé maintenant...
Maintenant, après avoir écouté son histoire, je pense que cela pourrait être moi dans l'avenir, ou peut être n'importe quel abhyasi. Et je n'ai vraiment pas envie de me fier sur le plan émotionel à quelqu'un comme Chariji. Chariji ne rencontre pas à n'importe qui au cours de la célébration de son anniversaire et les gens font la queue et l'attendent comme s'il s'agissait d'une super star. J'ai aussi été l'un de ceux qui attendaient son arrivée, mais il ne nous a même pas regardés. Et je n'aimais pas ce genre de comportement. Je me suis senti très ignoré et insulté. Je ne suis pas une personne très importante ni une super star, mais j'ai mon propre respect et je n'aime pas du tout être ignoré comme cela. Qui est ce Chariji d’enfer ? Quel diable est-il pour critiquer les Hindous et les autres religions. Il fait toujours la comparaison entre sa tradition et l'hindouisme et il tente de prouver que l'hindouisme n'est pas efficace pour atteindre l’illumination. Il est plein de critiques et plein de haine envers la religion hindoue. Une chose que j'ai remarquée est qu'il ne parle pas beaucoup contre l'islam. C'est parce qu'il ne veut pas mourir... (je ne suis opposé à aucune religion, mais c'est juste mon observation)... il sait très bien que si il parle trop contre l'Islam, les musulmans rigides ne l'épargneraient pas et mettraient sa vie en danger. Mais il sait que les hindous ne sont pas aussi agressifs, alors il critique l'Hindouisme et les hindous...
Jai Hind


Blog original en anglais, paru le 19 /01/2009, traduit par 4d-Don & Elodie

Le témoignage de Martin


Publié initialement sur le blog d’Elodie

1ère partie : Ma compagne médite (25 août 2009)

Bonjour,
Je ne peux que saluer votre démarche. Ma relation de 10 ans est en train d'imploser du fait du Sahaj Marg.
Au debut, ma compagne ne méditait pas mais ces parents sont précepteurs. Il y a 5 ans elle s'est décidée et je n'ai voulu en aucun cas lui hôter cette liberté. A l'époque nous avions convenu que cela n'interfererai pas dans notre couple. Ce mouvement se voulant gourmand, les conditions on été revues à la hausse avec le projet enfant au centre du débat. Même si je respecte la quete spirituelle de chacun je souhaite préserver mes enfants d'influence forte mais ma compagne désire pouvoir les amener aux rassemblements. Hors de mes possibilités.
A quoi sert d'ameer les enfants dans ces regroupements alors même si ce n'est pour un pré-conditionnement ? Sans bien sur de parler d'OMEGA School où, à les entendre, tous les enfants ont choisis d'y aller sans aucune pression des parents.
Je sens le vent tourner et nous sommes maintenant 3 dans notre foyer avec Chariji. Finalement, cette condition m'a été posée de façon ferme. Très longtemps déprimé, je crois maintenant voir clair.
Le Sahaj Marg est profondement contre les couples dont l'un n'est pas actif ni même sympathisant. Au départ, vous êtes accepter car vous avez un potentiel à devenir abhyasis. Puis le jour où vous êtes sur de ne rien partager avec ce mouvement, les choses se compliquent.
Je ne reconnais plus les mots de ma compagne. Mais dorénavant je dois mettre fin à cela car je ne peux fonder une famille en sachant qu'un jour ma condition d'outsider ne sera plus tolérée.
Mais votre site me donne quelques armes pour essayé de la convaincre, chose très difficile. Le changement d'heure, le label ONU, le lancement commercial de whispper vol 2, la présence d'un livre vendus 800 euros sur le site web sont vrais et impactent les gens. Mais ils se retournent vite vers le bien être et le profond chagement qu'ils ont subis même si personnellement je n'ai rien constaté de positif à ce jour. La réponse devient : "oui peut être qu'il y a queqlues dérives mais c'est normal, cela fait parti de l'humain!"
Cordialement,
Anonyme car j'ai encore un tout petit peu d'espoir. Pardonnez moi.

2ème partie : Même l'Amour n'y peut rien ! (23 février 2011)

Quand l'Amour n'y peut rien
C’est l’histoire de retrouvailles inattendues de deux amoureux que les évènements de la vie avaient brusquement séparés trente ans auparavant.
Le coup de foudre est total, imparable, sublime...
Elle m’informe qu’elle fait du yoga.
Intéressé par cette démarche, je m’en réjouis, la félicite même.
Je me rends compte rapidement que ce « yoga » a pour elle une importance anormale qui, premiers signes, nous prive de weekends et moments très attendus pour cause de séminaires et autres rituels…
Nous sommes en 2000 et les informations sur ce soit disant yoga dont je ne connais pas encore le nom sont inaccessibles.
Cette même année, je lui offre son voyage à Vrads, mais constate à son retour des changements bizarres de comportement.
Mais l’amour est aveugle, et malgré des moments d’inquiétude, je supporte patiemment les contraintes de cette pratique.
Elle me proposera ensuite, sans arrière pensée, de lire « Mon Maître » de chari.
Incapable de venir à bout de ce chef d’œuvre d’immondices, je découvre, terrifié, les tenants et aboutissants de ce « yoga ».
Je me mets alors en quête d’informations, rares à cette époque, mais suffisantes pour confirmer que la piste est dangereuse.
Je découvre donc que ma chère amie est bien dans une vraie secte et j’entreprends de laborieuses recherches.

Les méandres de la srcmTM sont difficilement pénétrables.
C’est un cocktail d’arnaques et de mensonges très bien assemblé que ne peut appréhender le commun des adeptes attiré dans ses filets.
Les arnaques les plus évidentes ont déjà été dénoncées sur ce blog, mais résumons les principales.

Arnaque n°1 : la filiation spirituelle des 3 gourous
Laissons en paix Lalaji, qui, sur des principes inoffensifs, a tenté de réconcilier deux cultes ennemis : l’hindouisme et le soufisme.
Quant à Babuji, il est établi qu’il n’a rencontré Lalaji que 3 fois et que ce dernier a refusé de le nommer percepteur.
Il faut donc déjà avaler l’idée que Babuji a été investi dans un rêve par Lalaji, après sa mort…(bon appétit !).
Enfin, la soi-disant passation des pouvoirs de Babuji à Chari fait l’objet d’une procédure à son encontre devant la Cour Suprême de Justice en Inde pour des exactions commises contre Babuji et sa descendance.
La filiation officielle n’est manifestement qu’un montage fallacieux pour tenter d’accréditer le gourou actuel de racines historiques et valides.

Arnaque n°2 : srcmTM comme Trade Mark (marque déposée)
Anodin pour les non initiés, il faut savoir que déposer une marque commerciale a pour but de se protéger et d’obtenir l’exclusivité de la propriété juridique et commerciale et donc du chiffre d’affaire que ça peut générer.
Le gourou actuel, ancien homme d’affaire venu à la spiritualité sur le tard, s’est donc adjugé ce fonds de commerce prometteur et très juteux. Il est impossible d’entrevoir dans cette initiative, bien extravagante dans ce domaine, la moindre intention ou connotation spirituelle, mais bien au contraire, la preuve irréfutable d’un projet de business pur et dur !

Arnaque n°3 : Les bienfaits de la méditation
Il existe d’innombrables façons de méditer et elles ont majoritairement des effets bienfaisants sur les méditant.
Le simple fait de se poser, calmer son mental, se recentrer dans le moment présent… génère des sensations positives et énergisantes comme en témoigne la littérature très abondante actuelles sur le sujet, et ce, quelque soit le mode de méditation pratiquée.
L’arnaque majeure et centrale de la srcmTM est de donner un sens particulier et très original à ce bien être naturel.
Elle explique à ses adeptes que les bienfaits ressentis de la méditation, façon srcmTM, ne sont ni plus ni moins que les effets de la transmission en provenance du gourou, via son percepteur, de la présence divine dans le cœur de l’adepte.
Le gourou est donc l’émetteur universel d’une énergie divine, qu’il est bien sûr le seul à générer (™), et qui promet aux adeptes qui viendront s’abreuver à sa source une élévation spirituelle garantie qui les mettra à l’abri du cycle des réincarnations douloureuses…
Et le tour est joué… ou presque, encore faut-il appliquer strictement la méthode.

Arnaque n°4 : La méthode srcmTM
Mon amie est percepteur depuis 25 ans environ, rapidement nommée après quelques mois de pratique sans formation particulière, probablement grâce à sa bonne tête rassurante et à son sourire avenant.
Rappelons les rituels de bases dont la seule énumération en dit long sur le niveau d’investissement personnel nécessaire :
- 3 sitings d’initiation rapprochés, séance particulière, pris auprès d’un percepteur
- méditation quotidienne au réveil sur la présence divine dans le cœur
- cleaning du soir, autre rituel de nettoyage méditatif
- prière à 21 heures précises de vénération du maître
- 2 méditations de groupes par semaine le mercredi soir et le dimanche matin (satsangs)
- 1 à 2 sittings hebdomadaires avec un percepteur (qui lui-même doit en donner et en recevoir…)
- des séminaires locaux, régionaux, nationaux ou internationaux, 3 à 5 fois par an
- un voyage en Inde annuel si vous n’avez pas eu la chance de croiser le regard du gourou en direct, c’est la règle, lors de ses pérégrinations qui se font plus rares aujourd’hui.
Tout ceci étant bien entendu présenté comme facile et totalement compatible avec une vie familiale et professionnelle normale, y compris quand dans un couple l’un joue et l’autre pas…je vous garantis que, sauf pour les amateurs de ménages à trois, dans la durée, c’est impossible !

Arnaque n°5 : du Raja Yoga, en veux-tu… en voilà !
A l’entrée de la salle de méditation de mon amie est scellée une belle plaque dorée sur laquelle sont gravées les mentions « SRCM – Centre de Raja Yoga ».
Le Raja Yoga est une évolution supérieure du yoga accessible aux yogis confirmés après des années, voire des décennies, de pratiques.
A la srcmTM, il suffit de s’asseoir en tailleur pour accéder en deux temps trois mouvements à ce que des maîtres yogis mettent des vies entières à approcher.
Mais il y a un hic, le professeur qui vous initiera, en l’occurrence mon amie, n’a pourtant jamais fait de yoga, dont acte !
Pire, des ouvrages de référence du yoga mettent en garde sur les dangers d’aborder le raja yoga sans passer par les phases préalables.

Arnaque n°6 : Comment le piège se referme
Un nouvel adepte éprouvant les bienfaits de la méditation, rassuré par l’effet de groupe, ne peut se poser, ou poser, des questions sur les tenants et aboutissants de cette organisation.
La pratique et les rituels l’apprivoiseront insensiblement, le conditionneront, pour le rendre ensuite totalement perméable aux messages du maître.
Quelques morceaux choisis sur l’obéissance et la soumission qui sont à la base du processus d’emprise ( et bizarrement manquant dans les mots clés de ton blog, Elodie) :
" Tout ce qui est maintenant nécessaire c'est une obéissance aveugle aux instructions du Maître. Ceci seul, garantira l'heureux aboutissement de la quête spirituelle, rapidement et sans danger."
" Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c'est de volonté ; la volonté d'agir et d'obéir au Maître dans le moindre détail de son instruction."
" Pour ceux qui ont eu assez de chance pour parvenir à cet état élevé, le Maître n'est plus un guide pour la spiritualité seule. Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l'existence. Il devient le père, la mère, le fils, le professeur, le docteur, en fait il n'y a pas de rôle qu'Il ne joue pas dans la vie de l'abhyasi. Il a pris l'abhyasi totalement en charge. Ainsi, nous voyons que seulement notre abandon à Lui, peut déterminer la condition où il peut nous prendre en charge complètement ! "
" Quelle devrait être l'attitude idéale de l'abhyasi ? Selon les propres mots de Master : "il doit être tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire". C'est-à-dire que l'abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d'opinions personnelles et complètement dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n'offre aucune résistance d'aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître. "
Et j’en passe et des meilleures !!!
Ici, cher visiteur, de deux choses l’une : soit vous ressentez un frisson de frayeur et/ou de dégout à la simple lecture des extraits ci-dessus et, tout va bien, vous pouvez tranquillement reprendre votre vie normale, soit vous y trouvez du sens et de l’intérêt et vous êtes déjà contaminé.
Votre esprit critique est altéré et votre liberté individuelle, votre intégrité, votre identité sont en grand danger !
En admettant ces propos vous refermez vous-même, et sur vous-même, le piège puisque toute critique de l’organisation, du gourou, du percepteur, vous est définitivement impossible. Vous serez encouragé et gratifié d’avoir fait ce travail par vous-même et vous auto-maintiendrez dans cette emprise par ce simple effort.
La manipulation mentale est habile, l’emprise efficace et l’asservissement garanti : « tel un homme mort entre les mains d'un habilleur funéraire !"
Avec le temps l’addiction et l’auto suggestion vous muteront en véritable zombi et votre entourage assistera impuissant à votre perdition.

La liste des arnaques seraient encore longue à énumérer et vous pouvez les découvrir sur ce blog, mais revenons à notre histoire.
Durant les cinq premières années, j’ai tout tenté pour réveiller mon amie, convaincu qu’un facteur externe et intrus ne pouvait durablement interférer dans notre relation sentimentale et qu’un déclic finirait bien par se produire.
Le sujet n’était pas tabou mais nos discussions le plus souvent stériles, parfois même conflictuelles.
Nous vivions pourtant une vraie relation, intime, complice et très harmonieuse, sauf sur ce plan où aucune communication ne pouvait s’établir.
Dans les meilleurs moments j’avais parfois le sentiment qu’elle essayait, qu’elle aurait bien aimé, mais qu’elle n’y arrivait pas, ne le pouvait pas…
J’ai ensuite abandonné l’idée de la sortir de là, lui suggérant d’essayer de prendre un peu de recul ; d’alléger sa pratique sans y renoncer, mais sans aucun résultat.
Nous avons commencé à ne plus en parler, éviter le sujet qui fâche, et un silence pénible et contraint s’est installé sur ce sujet.
Des ruptures de courtes durées ont commencé à se succéder lorsque ses obligations de percepteur s’enchainaient à une cadence, pour moi, insupportable.
Sans la moindre amélioration, je constatais, impuissant, qu’au contraire, dans le temps, le processus d’addiction s’aggravait.
Une dépendance excessive s’installe conduisant à un comportement soumis, idolâtre, et à des angoisses de séparation ; c’est très inquiétant, sinistre, mortifère…
De même que la liberté de chacun finit où commence celle des autres ; la liberté de croire de chacun finit où commence l’abus de confiance des autres.
Je me suis beaucoup interrogé, torturé même, sur mon incapacité à respecter sa liberté de choisir, de croire, et à l’accepter en fait « telle qu’elle est ».
Elle me rappelait parfois : « je suis ce que je fais » et je lui répondais avec insistance : «Non, tu n’es heureusement pas ce que tu fais, tu t’efforces de devenir celle qu’ils veulent que tu sois ».
Mais je n’ai jamais pu douter de son statut de victime abusée, pas plus que des sentiments, assurément réciproques, qui m’inspiraient le devoir de l’aider.
C’est comme si constatant qu’un être cher est sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue dure, vous assistiez à son autodestruction sans tenter de le secourir !
Mais les dégâts de l’addiction à l’alcool ou à la drogue sont notoires et les solutions de sevrages disponibles et possibles.
Les dégâts de l’addiction à la srcmTM sont diffus, insidieux, sournois, méconnus et sans solutions de sevrages.
C’est le trou noir…à chacun de revenir de l’autre côté du miroir; par ses propres moyens, c’est une gageure, impossible sans une main tendue, et encore…
 « Il n’y a pas d’humanité sans raison » ; les victimes de la srcmTM sont inéluctablement amenées à la perdre pour muter vers un état de zombi totalement à la merci de leur gourou et de son organisation.
Cette mutation est fatale pour un couple; condamnés désormais à se regarder l’un l’autre, comme des chiens de faïence, définitivement incapables de regarder ensemble dans une même direction.
La confiance s’étiole, le bonheur d’aimer se transforme en désespérance et rancœur douloureuse de pas avoir pu trouver de solution.
C’est une situation contre nature où les mots n’ont plus de sens, la raison et le bon sens plus d’emprise.
La réalité vacille, la vérité se voile et un insupportable sentiment d’échec ensevelit la belle histoire.
Quand je lui rappelais que « seule la srcmTM pourrait nous séparer », elle me répondait avec assurance : « si tu me quittais à cause de ça, je ne comprendrais pas… »
Puisse-t-elle comprendre un jour…
Malgré les sentiments, deux amoureux se séparent dans une intrigante douleur ; deux êtres malheureux, atterrés et désespérés de constater que même l’Amour n’y peut rien !
Martin


Les compléments de Martin :

Merci de votre compassion.
Vous me demandez plus de détails… en voilà donc, dans la limite de mes possibilités actuelles.
C’est, (ou c’était …) une personne de nature particulièrement douce, posée, délicate, et attentionnée
Elle est revenue de Vrads nerveuse, agressive et parfois même vulgaire.
Quelque temps plus tard elle me confiait que le départ de Vrads lui avait été très difficile : « je ne pouvais pas quitter chari, je pleurais… »
Je souligne l’omniprésence de la pratique en termes de temps et d’énergie : l’énergie se développe là où on la met et en demande toujours plus, c’est un facteur d’accélération de l’addiction qui s’auto génère sans fin.
Au début il lui arrivait de s’abstenir ponctuellement de quelques réunions, puis elle en a été de moins en moins capable.
Notre vie était donc marquée par les rituels de la mission ; il y avait les jours avec et les jours sans et ce n’étaient pas les mêmes. Entre nous grandissait résolument ce qui nous opposait, ce qui nous séparait.
Les fonctions de précepteur c’est encore plus de temps que pour un simple adepte, c’est aussi plus d’argent : location de la salle, bouquins, voyages et séminaires…
Son statut rajoutait au malaise et je lui reprochais aussi son insouciante responsabilité d’attirer des innocents dans ce piège.
Elle supportait mal ces discussions, elle se sentait agressée et se caparaçonnait derrière des réponses soit négatives : « tu ne peux pas savoir…tu ne sais pas de quoi tu parles…il faut pratiquer pour comprendre… », soit extravagantes sur l’origine de l’homme, l’énergie divine, la « rienté », les dogmes de la mission, etc.…
J’ai testé les sittings à 2 ou 3 reprises, mais malheureusement pour elle il ne s’est rien passé.
J’en savais beaucoup plus qu’elle sur cette secte ; bien que précepteur, elle s’est toujours contentée du seul ressenti et ne s’est jamais posée la moindre question sur la réalité de cette organisation, ses origines, ses buts et ses pratiques…Elle achetait les bouquins qu’elle ne lisait même pas. Ce questionnement la dérangeait ; en fait elle s’interdisait toute remise en cause, mais je pense surtout qu’elle en était psychologiquement incapable, victime d’un conditionnement et d’une emprise qu’elle ne pouvait pas soupçonner.
Cette situation était désagréable pour tous les deux car notre communication était remarquablement bonne sur tout autre sujet. Quand je dis « qu’elle essayait » c’est que je percevais par moments des efforts manifestes pour essayer d’entendre ce que je lui disais. Parfois ce malaise se voyait même physiquement. Sur son initiative, nous avons rencontré ensemble une amie à elle qui méditait occasionnellement à la srcmTM, pour une discussion sur ce thème. Pendant que mes réserves et critiques trouvaient une oreille plutôt attentive auprès de cette personne, mon amie se défigurait littéralement; j’ai été très choqué de voir son visage physiquement transformé, méconnaissable, pendant quelques minutes, expression probable d’une douleur insurmontable.
Nous avons arrêté les débats et elle est repartie sur le conseil de son amie d’aller consulter un psy…
Les dégâts de cette addiction ne sont pas flagrants vus de l’extérieur. Mais dans mon cas, l’avoir connue avant qu’elle ne rencontre cette organisation et après, pendant 10 ans, intimement, m’a permis d’observer les mutations de ses comportements dans la durée.
Au début peu, puis de plus en plus de changements d’humeur, de fébrilités, d’attitudes parfois infantiles, d’hypersensibilité.
Apparition des mensonges pour justifier des départs ou déclaration quelques jours avant des voyages en Inde réservés depuis plusieurs mois.
Investie d’une « mission » divine, le devoir de service du gourou, expression d’une obéissance totale et idolâtre, détruit peu à peu tout ce qu’il y a autour sans discernement.
Je sais bien que l’on ne peut pas changer les gens, à plus forte raison ceux que l’on aime.
Mais c’est bien parce que je m’opposais aux changements programmés de la srcmTM que j’essayais de l’aider.

Martin

Les mariages arrangés du Sahaj marg


“11 marriages in less than 30 minutes” sur le blog de Misha. "Quite impressive today to watch the president of the Mission marry 6 couples in 15 mins. ... talk about getting the job done. Chariji is the man." le 30 novembre 2005, sur le blog de Max, un routard américain de passage à Manapakkam.
Les mariages à la chaîne célébrés par Chari ne sont pas une légende, ils existent bel et bien. Kasturi a confirmé que Babuji ne mariait pas ses disciples entre eux. D’ailleurs à l’origine, Chari ne mariait pas ses adeptes. C’est à la suite de demandes répétées de la part d’abhyasis occidentaux qu’il a commencé à bénir leurs unions.
Le 23 juillet 2008 à Lucknow (Uttar Pradesh, Inde), Chari déclare : "(…) vous venez de voir que neuf mariages viennent d'être célébrés et la plupart d'entre eux sont entre des gens venant d'états différents, de communautés différentes (…) jusqu'à présent, j'ai procédé à près de 2000 mariages (…)."
De naturel opportuniste, Chari a décidé de détourner le besoin des abhyasis à ses fins propres. Il encourage les mariages mixtes, les arrange au besoin et les érige comme règle d’accouplement en brassant les origines ethniques et sociales, près de 4000 abhyasis ayant déjà accepté ses décisions par foi et obéissance en 2008 :
« Le Maître m'a demandé si je voulais me marier à un Indien. Oui, oui, vous avez bien entendu… Je Lui ai répondu pourquoi pas. Il a ajouté que les hommes indiens sont mieux que les Européens. Je Lui ai dit que Lui seul sait ce qui est bon pour moi. Il a hoché la tête en signe de confirmation (…) Le Maître m'a demandé si je voulais toujours me marier avec un Indien, si j'étais sérieuse. Il m'a dit que ça signifierait que j'allais habiter en Inde. J'ai répondu que c'était OK alors Il a ajouté : je vais te trouver un bon gars, tu le rencontreras ce soir. Autant dire que c'était du rapide. J'ai passé l'après-midi assez cool, mais quand même avec une certaine pression (…) Un Indien rentre dans la chambre suivi de sa famille. Il salue le Maître qui me montre du doigt : c'est cette fille (…) Quel bonheur de voir le Maître content. Je Lui ai demandé s'Il était heureux de cette union et Il a répondu que oui, parce que c'est ce qu'Il souhaitait. Je peux vous dire que ça fait bizarre… mais c'est merveilleux. Le Maître est vraiment enthousiaste, Il en a parlé plusieurs fois le lendemain à tout le monde. Il m'a vraiment fait un beau cadeau. Que demander de mieux ? Il a décidé de ce qui était bon pour moi sans que je ne Lui demande rien. C'est Lui qui m'a amenée à ce mariage et à ce mari. Aucune touche personnelle, seulement le Maître. Il est Une Merveille. Je ne peux trouver de mots pour décrire mon Maître, Il est tout… » (Témoignage anonyme publié sur le blog d’Elodie en septembre 2006).

Chari marie donc ses abhyasis à son gré, c'est lui qui provoque les rencontres, si possible en mélangeant les nationalités et sans tenir compte des origines sociales. Il peut toujours demander leur avis aux gens, ils ont trop peur de lui déplaire en le contredisant et sont même souvent ravis qu'il se soit enfin occupé d'eux. Le Maître, dans son infinie bonté, leur a désigné un partenaire. Que demander de plus ?
John Joseph Smith a rencontré Chari en mai 1987, il est devenu le premier abhyasi australien et a presque aussitôt été nommé précepteur : "In November, 1994, during his first visit to Australia, Mr Smith's master asked if he was interested in marriage, and told him about a girl who had accompanied the master on the trip." (sic) Laissons maintenant la parole à John : "He introduced us and said we should discuss it and if we felt it appropriate he would arrange our marriage date. After going on a walk together we both came back in agreement and after a group meditation that evening Master announced our engagement." (re-sic). Sa femme Danielle est devenue elle aussi précepteur au cours de leur passage à Chennai pour leur mariage en 1995 (extraits d’un article de Seema Sharma, dans le Fiji Times du 14 septembre 2005).
Sur le blog de Misha, on peut lire "Master conducted 11 marriages on the same day as empowered by the Indian Government to conduct marriages and give marriage certificates. It’s an awesome moment believed to be witnessed. Marriages in our mission are very simple and very spiritualistic. An Indian Guy from Mumbai getting married to an Iranian girl, south Indian guy from Chennai with a north Indian girl from Kanpur so on and so forth. A real sense of unification of mind, body and soul, where no caste, no creed, no religious rituals intervene.
In mission Master asks the guy and the girl to garland each other, then exchange rings, make each other taste a piece of sweat and at last Master ask the guy to hold girl’s hand and give the girls hand in his hand. He then congratulates the bride and groom. Simple marriages with no complexities. It was a great feeling watching all the couples getting married on the stage. 11 marriages in less than 30 minutes. Truly amazing and great. The couples are decided by master and with faith and obedience they respect Master’s decision. Some of them select each other and requests Master to get them married."
Eric B, abhyasi français depuis 28 ans en 2013, regrette que Chari ait accepté de bénir les unions de ses adeptes occidentaux : « (…) Des pratiquants se sont donnés eux mêmes des obligations (se marier devant le maître par exemple) en projetant des fantasmes que si le maître les a béni, leur mariage sera une réussite, comme ceux qui vont à l'église d'ailleurs.. je pense d'ailleurs que ces traditions sont plus indiennes,et la mission et Chariji n'auraient jamais du l'accepter pour les occidentaux, mais ceux sont des occidentaux eux-mêmes qui ont insisté. (…) Pour info je me suis marié à la mairie, (ni à l'église, ni dans la mission), et j'ai toujours trouvé cela effectivement folklorique et exagéré, mais je crois que ce sont les pratiquants occidentaux qui ont demandés cela. Ceci n'aurait effectivement jamais du se faire, pour la confusion engendrée, comme si le maître spirituel pouvait garantir la durée, l'équilibre d'un couple, et d'une famille, dont les difficultés sont les mêmes pour tous, dépendants directement de nos histoires psychologiques et affectives. (…) »
Le drame, c'est que les ennuis ne font que commencer. Quel que soit le sort de l'union, la remettre en cause, c'est remettre en cause le choix de Chari. C'est une chose totalement impossible pour un abhyasi, il doit donc vivre avec. Si les choses devaient dégénérer, mettre un terme au mariage passerait obligatoirement aussi par le fait de douter des actes du Maître, remettre en cause son infaillibilité. Ce n'est pas seulement leur vie maritale qui s'effondre, c'est l'ensemble de leurs croyances. Les abhyasis mariés par Chari sont pris dans un piège psychologique redoutable…

Sur le blog d'Elodie, "Les mariés du Sahaj Marg", une autre abhyasi anonyme témoigne le 11 août 2008 :
« Bonjour,
J’ai longuement réfléchis avant de vous écrire. Déjà je ne suis pas toujours d’accord avec vos commentaires et manière de traiter Chari, la mission et les abhyasis. Mais il est aussi vrai que vous touchez des points et des faiblesses difficiles de cacher. Même si cette démarche ne compte surtout pas avec l'autorisation de la mission, aujourd'hui je ne me sens plus concernée par ces directives. Démarche égoïste, exagérée, je m’attends certainement à ce type de commentaires de la part des abhyasis de la mission, c’est aussi pourquoi je préfère rester anonyme.
Un psy dirait que vous écrire c’est une façon de me soulager de mes frustrations, ce qui n’est pas faux. Mais je pense aujourd’hui que j’ai aussi le droit d'en informer celles qui se trouveraient dans ma même situation. Chariji m’a marié et il continue à marier d’autres (très) jeunes abhyasis européens (parfois avec des indiens rapidement...).
(…) Je viens de couper avec une étape de ma vie, une longue et sombre période d’adaptation et d’attachement à une mission qu’aujourd’hui me paraît de moins en moins spirituel. J’ai été attachée pendant si longtemps à une routine, à une façon de voir les choses, à un milieu qui es devenu finalement fermé …et qui était devenu mon monde, ma vie…. Très jeune et romantique, j’ai décidé naïvement de faire ma vie avec un homme plus mûr et abhyasi. J’avais de l’admiration par sa pratique spirituelle et j’ai trouvé ce mode de vie une chance qui s’ouvrait devant moi. Par contre ce que je n’ai pas vu ni compris c’était l’insoupçonnée importance que notre Maître allait prendre dans sa vie et dans nos vies. Pour mon ex-mari, c’était Chariji la raison de sa vie et le développement de la mission sa raison pour lui montrer son amour. Au lieu de voir une relation riche et solide s’installer, c’est plutôt la souffrance et les frustrations qui se sont accumulés, pour exploser des années plus tard avec le constat amer du temps perdu. Malgré le temps que j’ai laissé filer entre mes doigts je me sens aujourd’hui libérée et fière d’avoir pu ouvrir mes yeux à temps. Ma vie recommence et mon avenir n’est pas assuré, en plus je ne suis plus une jeune fille. Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie conditionnée par la mission et qui m’empêchait le développement de notre couple. J’ai aimé mon mari, mais comment lui pardonner de m’avoir négligé au nom de sa spiritualité, de sa mission ? A un moment donné on m’a conseillé d’écrire à Chariji, mais il ne m’a jamais répondu. Mon mari l’a plus tard rencontré pour lui faire part de nos problèmes et plus tard il nous a reçu mais son regard et approche de la situation a fini par m’éloigner définitivement. (…) Je me réveille aujourd’hui d’un long sommeil qui laissera certainement des traces dans ma vie de femme. Les relations intimes pour mon mari étaient réservées à la reproduction, mon sentiment de culpabilité m’a toujours poursuivi et finalement celle qui regrette et subi c’est moi. Inutile de dire que ma décision de quitter mon mari a été mal perçue par le cercle d’abhyasis, j'aurai tant voulu ne pas être jugée surtout par ces personnes qui observaient ma souffrance. J'ai été même par eux conseillée de faire un pas en arrière et rester auprès de mon mari et d’accentuer ma pratique pour que ma foi en Chariji ne faiblisse jamais. Mais comment demander à une femme frustrée et déprimée de se concentrer sur les prières si c'était justement cette pratique qui avait fait que mon mari m'abandonne? Je ne pouvais juste plus continuer en tant que femme frustrée en quête d’une spiritualité qu’aujourd’hui s’essouffle de déception et frustration. Je voudrais que ces jeunes abhyasis qui sans aucune préparation s’unissent maritalement, et beaucoup trop rapidement, réfléchissent bien avant de s’engager comme si leurs vies étaient déjà conditionnées par un choix définitif. »

Chari reconnaît lui-même le 12 octobre 2008 à Hyderabad (Etat, Inde) qu’il y a des échecs parmi les quelques 2000 mariages qu’il a alors célébrés : "(...) So, seeing this happening in our own satsangh—increasingly marriages are getting troublesome. People get married here by the grace of my Guru, my Master, and they run into trouble. Some of them, fortunately only a few, the marriage is finished on the day of the marriage itself. So far we have had three cases. But it is a tragedy for me because, as Babuji said, even one drop of poison in a big vessel of milk means a big vessel full of poison. Here we don’t judge spiritual progress by success, we judge it by failure. And in that sense our marriages have failed too often for my comfort. Though my boys tell me, “Only three, saab [sir].” Should not have been even one.
So you see, when our people don’t appreciate the sanctity of a spiritual marriage, don’t understand why they are marrying in a spiritual assembly under a spiritual atmosphere, with a spiritual purpose, somewhere the teaching has been lost (...)" 

Le Sahaj Marg est une spiritualité aux valeurs morales très évolutives. Chari recycle ces mariages dans une philosophie plus vaste inspirée par Whispers.
Chari prépare l’Homme de demain, une nouvelle race humaine. Il avait célébré plus de 2000 mariages en 2008, le début d’une révolution silencieuse. Gageons qu’il a aujourd’hui marié plus de 10 000 abhyasis entre eux. Les enfants indigo nés de ces unions formeront l’avant-garde de la nouvelle société, une nouvelle génération morale et spirituelle, éduquée à la LMOIS, l’école du Sahaj Marg. Lorsqu’ils auront atteint une masse critique d’êtres humains, quand un vaste égrégore aura été créé, ils constitueront une élite pour régénérer l’Humanité, influer sur son évolution et décider de son avenir.
Avec Whispers et ses mariages arrangés, Chari passe le message à ses adeptes qu’il veut conquérir le Monde…

Le couple : un ménage à trois


L'adhésion d'une personne au Sahaj marg offre peu de choix aux autres membres de sa famille. L'alternative repose entre le ralliement plein et entier ou l'incompréhension, et donc l'éloignement progressif jusqu'à l'éclatement de la cellule familiale. Les relations sociales préexistantes se délitent peu à peu, à cause du prosélytisme permanent difficile à supporter par l'entourage, mais aussi par le manque cruel d'autres sujets d'intérêt commun. La nécessité du souvenir constant du maître entraîne un détachement, pour ne pas dire désintérêt, vis-à-vis du quotidien, qui reste vivable quand toute la famille adhère au même objectif spirituel, mais qui tourne vite à l'enfer autrement. Babuji parlait même de "morts-vivants" !
Ainsi le divorce devient fréquent chez les nouveaux abhyasis, alors Chari organise les rencontres et bénit les mariages. Et les abhyasis tentent de se regrouper entre eux sur les mêmes lieux de vie…
L’avenir du couple au sein de la Mission est fortement compromis, y compris lorsque les deux partenaires en sont membres. En effet, un troisième partenaire s’est invité de manière permanente : c’est Chari, la Mission ou le Sahaj marg, au choix ! Dans le couple, il est envahissant au point de l’annihiler. La plupart des abhyasis s’en accommodent, mais certains finissent par craquer quand ils croient encore à leur couple comme en témoigne une abhyasi anonyme ci-dessous. Pour tous les autres (les couples mixtes), c’est la rupture…

Extraits d’un témoignage d’une abhyasi anonyme publié sur le blog d'Elodie le 11 août 2008 :
« (...) Chariji m’a marié et il continue à marier d’autres (très) jeunes abhyasis européens (parfois avec des indiens rapidement...). (…) Très jeune et romantique, j’ai décidé naïvement de faire ma vie avec un homme plus mûr et abhyasi. J’avais de l’admiration par sa pratique spirituelle et j’ai trouvé ce mode de vie une chance qui s’ouvrait devant moi. Par contre ce que je n’ai pas vu ni compris c’était l’insoupçonnée importance que notre Maître allait prendre dans sa vie et dans nos vies. Pour mon ex-mari, c’était Chariji la raison de sa vie et le développement de la mission sa raison pour lui montrer son amour. Au lieu de voir une relation riche et solide s’installer, c’est plutôt la souffrance et les frustrations qui se sont accumulés, pour exploser des années plus tard avec le constat amer du temps perdu. Malgré le temps que j’ai laissé filer entre mes doigts je me sens aujourd’hui libérée et fière d’avoir pu ouvrir mes yeux à temps. Ma vie recommence et mon avenir n’est pas assuré, en plus je ne suis plus une jeune fille. Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie conditionnée par la mission et qui m’empêchait le développement de notre couple. J’ai aimé mon mari, mais comment lui pardonner de m’avoir négligé au nom de sa spiritualité, de sa mission ? A un moment donné on m’a conseillé d’écrire à Chariji, mais il ne m’a jamais répondu. Mon mari l’a plus tard rencontré pour lui faire part de nos problèmes et plus tard il nous a reçu mais son regard et approche de la situation a fini par m’éloigner définitivement. (…) Je me réveille aujourd’hui d’un long sommeil qui laissera certainement des traces dans ma vie de femme. Les relations intimes pour mon mari étaient réservées à la reproduction, mon sentiment de culpabilité m’a toujours poursuivi et finalement celle qui regrette et subi c’est moi. Inutile de dire que ma décision de quitter mon mari a été mal perçue par le cercle d’abhyasis, j'aurai tant voulu ne pas être jugée surtout par ces personnes qui observaient ma souffrance. J'ai été même par eux conseillée de faire un pas en arrière et rester auprès de mon mari et d’accentuer ma pratique pour que ma foi en Chariji ne faiblisse jamais. Mais comment demander à une femme frustrée et déprimée de se concentrer sur les prières si c'était justement cette pratique qui avait fait que mon mari m'abandonne? Je ne pouvais juste plus continuer en tant que femme frustrée en quête d’une spiritualité qu’aujourd’hui s’essouffle de déception et frustration. Je voudrais que ces jeunes abhyasis qui sans aucune préparation s’unissent maritalement, et beaucoup trop rapidement, réfléchissent bien avant de s’engager comme si leurs vies étaient déjà conditionnées par un choix définitif. »

Voici le témoignage d'un père de famille sur l'arrivée du Sahaj Marg dans sa famille et des dégâts qu'il y a engendré, cité par le Nouvel Observateur (N°1861 - Semaine du 6/07/2000) :
« Au début, cela ne m'a pas inquiété. Ils venaient méditer à la maison en groupe. Les enfants n'étaient pas touchés. J'ai même essayé, mais ce n'était pas mon truc. Je les traitais avec une certaine ironie.» Michel Gilbert partage alors depuis dix ans l'existence de Françoise, dentiste, avec qui il a eu deux enfants, de 5 ans et 2 ans et demi. Le couple connaît des difficultés financières : il n'a plus de travail et décide de devenir père au foyer. De plus en plus, sa compagne se livre à la méditation et fréquente un groupe appelé Shri Ram Chandra Mission (…). Pendant sept mois, Michel voit grandir cette influence (…) Le père s'inquiète. En janvier 1999, le groupe lui fait sentir qu'il est indésirable. Fin février, Françoise parle de séparation, fait chambre à part. Il se rend compte qu'elle prépare un voyage en Inde pour l'anniversaire du maître, puis qu'elle a une liaison avec un autre adepte. Le 29 juin, Michel est hospitalisé pour un ulcère. Elle emmène les enfants en Espagne. Le 15 août, Michel Gilbert attaque la secte pour enlèvement d'enfants. Le 21 décembre, une ordonnance confie pourtant la garde exclusive des enfants à la mère. Depuis, il a pu obtenir de les voir dans un point-rencontre. Il n'a aucune information sur leur adresse, leur école. « Quand je les vois, mon fils est comme éteint. J'ai essayé d'entrer en contact avec la secte en Inde : je n'ai eu aucun écho.»

Rares sont ceux qui acceptent de témoigner à visage découvert. La plupart sont en cours de divorce et ne peuvent donc pas s'exprimer librement. Mais surtout ils souhaitent conserver des liens avec leur famille, notamment leurs enfants. Ils n'osent donc pas critiquer la SRCM par peur de voir irrémédiablement coupés les quelques liens qu'ils arrivent difficilement à maintenir. 
A. nous contacte, « Je suis en train de lire leurs livres et je suis inquiet. Mon épouse depuis 38 ans et moi sommes en train de nous séparer. La préceptrice avec qui ma femme médite a perdu son premier mari, a divorcé du second et a maintenant un petit ami. Dans notre famille, la tension est montée en même temps que la dépendance de ma femme au Maître. Depuis 3 ans qu'elle a rejoint le groupe de méditation, ma femme cherche du travail dans l'éducation, à 63 ans, alors qu'elle n'a jamais travaillé dans ce domaine depuis sa formation initiale... »
Nous recevons cet autre témoignage : « Je m'appelle [B.] et j'ai quelques petits problèmes avec la SRCM, plus particulièrement avec mon ex-femme. En 2 mots, après 20 ans de mariage, ma femme, introduite par sa mère et son oncle, est entrée à la SRCM. Bien sûr, je n'étais pas au courant, sa version était qu'elle faisait du yoga. Une année et demi après ses débuts, elle demandait le divorce et obtenait la garde de notre fils. C'est au moment de la séparation, ayant trouvé par hasard son journal intime, que j'ai découvert qu'elle faisait partie de la SRCM. »
Puis c'est au tour de C. : « Je suis inquiet car j'ai découvert par hasard que mon amie fait partie de la SRCM. D'après moi, il y a approximativement un an qu'elle est dans cette secte. Je ne comprends pas bien pourquoi la méditation est la priorité numéro 1. A titre indicatif, mon amie a changé complètement d'attitude. Elle met en vente sa maison pour acheter plus petit, elle met sa fille de 20 ans dehors (soi-disant parce qu'elle doit apprendre les choses de la vie), notre couple se détruit (désintéressement pratiquement total…). »
D. échange avec nous ces quelques mails à propos de son couple d’amis : « D'après elle, "il n'y a aucun problème, elle maîtrise". Pourtant elle change beaucoup. Je souhaite informer et quelque peu aider le mari de cette femme qui est mon ami et qui est assez désemparé devant les changements de sa femme. Cet éloignement de la cellule familiale et cette perte d'implication voire de sens des réalités est assez grave et impressionnante." Puis, quelques semaines plus tard : "Sa femme veut les quitter, lui et son fils, pour aller en Inde !!! et elle continue de dire que c'est son libre choix, qu'elle ne subit aucune influence. Il ne sait pas vraiment comment la faire retomber sur terre. Tout est confus en lui, il a du mal à admettre que sa femme, si intelligente et cultivée, puisse être sous l'emprise d'un tiers, même si il croit encore que ça va changer et qu'il va la convaincre de son erreur." Enfin, trois mois plus tard : "Mon ami est en arrêt pour dépression, il est sous traitement et sa femme a demandé le divorce. Je n'en sais pas beaucoup plus, mais à 57 ans il va avoir du mal à s'en remettre. »
Ou encore, E. : « J'ai un ami qui a adhéré à cette organisation depuis 10 ans environ. Pendant cette période, il a eu des périodes moins suivies, s'est arrêté de méditer et de faire des sittings, à cause d'un long séjour à l'étranger. Mon copain est tout à fait normal et il cherche un développement spirituel. Il paraît que ça lui fait du bien, mais je pense que ses progrès, s'il y en a eu, sont dus à l'auto-suggestion plutôt qu'à autre chose. Je dis ça parce qu'il a des peurs et d'autres choses à résoudre qui n'ont pas encore été résolues.
Je dois ajouter qu'il a trouvé cette voie par le biais de sa famille. Sa mère est précepteur, en fait toute sa famille est complètement là dedans. J'ai observé que sa sœur se ferme à ses amis et sort très peu. Elle se réveille à 5 h pour méditer et ne pense qu'à son maître :"s'il te plaît, je veux être près de lui, il faut que je sois avec lui". Ce commentaire m'a fait peur. Mon copain a même demandé conseil à son maître sur la personne avec qui il avait des intentions sérieuses pour "ne pas perdre mon temps avec quelqu'un qui pourrait être un obstacle à mon développement spirituel". D'ailleurs je ressens chez mon copain une difficulté à séparer son maître de sa vie tout court.
Mon copain se rend en Inde environ une fois par an. Lors de son dernier voyage, il m'a raconté :"la méditation de groupe que j'ai eu ce matin avec le Maître était incroyable. Sur 45 mn, j'étais complètement absorbé la plupart du temps. Comme assoupi, mais on sait qu'on ne dort pas. Après, tu mets quelques minutes à te sortir de cet état et tu marches un peu comme un Zombie pendant quelques temps. C'est incroyable l'effet. C'est à travers ce genre d'expérience que l'on se rend compte qu'il y a un truc incroyable qui se passe. J'ai commencé à voir le Maître différemment, avec plus d'amour dans mon cœur, à avoir plus d'affection pour lui alors que j'avais une certaine distance jusqu'à maintenant. Cette transmission transforme très vite".
Je pense que je ne suis pas prête à accepter une relation avec quelqu'un qui adhère à un maître, et moins encore à Chari. De sa part, je pense qu'il n'est pas du tout prêt à laisser tomber ce mouvement, malgré un lien très fort envers moi. Quand j'ai rencontré sa famille (sa mère est adepte depuis 25 ans), j'ai eu un sentiment très bizarre de la part de sa mère vis à vis de moi (rejet ?). En tout cas, elle ne m'a pas donné une bonne impression, malgré sa stabilité comportementale apparente. Pourtant, je n'étais pas encore bien informé sur la SRCM. Elle partira bientôt définitivement en Inde pour s'établir à l'ashram de Madras. Sa fille de 13 ans est petit à petit introduite dans la chose (une autorisation sera demandée au maître pour la laisser entrer dans l'ashram, semble-t-il.
A ma connaissance, mon copain ne maintient pas l'envoi de son journal quotidien à Chari. Il m'a dit lui avoir envoyé un courrier (plus un message mail) qui est resté sans réponse. D'autres adeptes lui ont dit que s'il ne répond pas, c'est pour le forcer à prendre sa décision par lui-même. Mon copain ne paie pas de cotisation. Peut-être est-ce pour cela qu'il s'est vu refuser dernièrement des sittings privés à distance avec un précepteur. Il lui a dit que s'il voulait les recevoir régulièrement, il devait d'abord demander l'autorisation au maître. »
Et F. : « J’ai été amené à approcher la SRCM car un membre de mon proche entourage a commencé cette pratique, puis un autre quelques semaines plus tard. J’ai alors rencontré un précepteur qui avait l’air d’une personne normale. Toutefois, j’ai remarqué un changement notable dans le comportement de mes proches en quelques mois seulement. Tout d’abord, la fréquence de propos nouveaux très abstraits voire très déplacés, et surtout notre rythme de vie est perturbé. Je commence à m’inquiéter. »

A lire aussi : [Le témoignage de Martin]

Témoignages de la dépression au suicide


Témoignages d'anciennes recrues 
« Ces deux femmes et cet homme se sont connus à Shri Ram Chandra Mission, à Montpellier. A eux trois, ils ont passé 25 ans dans cette secte hindouïste » Pour Elodie, l'expérience fut catastrophique : « Après deux ans, j'étais dans un état suicidaire, on m'a répondu que c'était normal. L'objectif était, en effet, de devenir un mort-vivant.» 

Le suicide d’Eugenyi 
Eugenyi, un abhyasi de Minsk (Belarus) s’est suicidé. Il s'adonnait de manière excessive et passionnée à la pratique de la méditation. Environ 4 ans avant son suicide, il avait commencé à perdre pied avec la réalité. Le phénomène s'était amplifié pour se manifester par des hallucinations. Lorsque son état psychiatrique a été avéré, il a été rejeté par la communauté d'abhyasis qu'il avait côtoyée pendant 15 ans (soit un peu moins de la moitié de sa vie). Cela l'a plongé dans une profonde dépression aboutissant à cet acte d'autodestruction, qui n'était pas un appel à l'aide (tentative de suicide ratée) mais la manifestation de son désarroi absolu (saut de son appartement situé au 10è étage).
En savoir plus [Le suicide d’Eugenyi

Rajan et Sameer 
Les abhyasis disent souvent que c'est parce que nous avons une approche occidentale des choses que nous ne comprenons rien au Sahaj marg. Mais les Indiens aussi peuvent avoir à se plaindre des dégâts de la méditation sur leur santé mentale : Rajan souffre d’hallucinations après avoir été introduit par un précepteur et médité dès l’âge de 16 ans. Sameer Sachdeva, un Indien de New Delhi, se dit victime d'hypnose : « Quand je regarde en arrière, je pense que je suis devenu émotionnellement de plus en plus faible. J'ai sombré par moments dans une profonde dépression et à d'autres dans la folie obsessionnelle [mania]. J'ai commencé à avoir des hallucinations (…) » 

Une dangereuse illuminée à l'origine de Whispers 
En janvier 2009, au Royaume-Uni, une jeune femme de 26 ans d’origine indienne rencontre un abhyasi avec qui elle va se mettre en ménage. En décembre, ils partent tous deux à Manapakkam où son fiancé médite avec la medium de Chari. Elle le nomme précepteur et les marie tous les deux. Deux jours plus tard, elle les somme de mettre un terme à leur relation conjugale et de rentrer en Angleterre. Rose rentre chez elle totalement détruite…

Témoignages d'anciennes recrues


« Ces deux femmes et cet homme se sont connus à Shri Ram Chandra Mission, à Montpellier. A eux trois, ils ont passé 25 ans dans cette secte hindouïste » relate Sarah Finger, dans la Gazette de Montpellier (N°522-Avril 98).
Aline, acupunctrice, est rentrée en 1987 : « Déstabilisée par un divorce, j'ai rejoint leur groupe de méditation. J'ai commencé à travailler régulièrement pour eux. Ils me culpabilisaient, ont essayé de me séparer de mon nouveau compagnon. Un jour, ils ont condamné les psychothérapies autres que celles qu'ils prônaient. Là, j'ai réagi, étant moi-même thérapeute. »
Elodie n'est pas rentrée dans la secte par le même biais : « Je souhaitais apprendre une technique particulière de respiration, et je me suis inscrite à un stage que proposait un psychothérapeute. J'ignorais qu'il appartenait à cette secte. Ce stage était épuisant. Lors des séances de respiration, nous inspirions et expirions très fort durant plus de 4 heures, sur une musique assourdissante. Le but de cette hyperventilation était de "sortir de soi", de parvenir à un "état de conscience modifié". Nous étions en transe, prêts à tout gober ; nous dormions très peu. Certains ont perdu trois kilos en un week-end. Nous avions signé un chèque de caution de 1 400 F qui était débité si nous partions sans nous justifier devant le groupe… »
Le psychothérapeute allait bientôt pousser Elodie dans la Shri Ram Chandra Mission grâce à une savante manipulation : « Il m'a dit que si je voulais devenir psychothérapeute, il était indispensable de suivre parallèlement une voie spirituelle. Cette voie était bien sûr celle de la mission.»
Les psychothérapeutes membres de Shri Ram Chandra ramenaient les clients de leur cabinet libéral dans la secte, confirme Jean : « Ces psychothérapeutes avaient du pouvoir au sein de la Mission, car ils étaient censés posséder une double compétence, dans le domaine des soins et de la spiritualité.»
Pour Elodie, l'expérience fut catastrophique : « Après deux ans, j'étais dans un état suicidaire, on m'a répondu que c'était normal. L'objectif était, en effet, de devenir un mort-vivant.»

Extraits d'un article de Sarah Finger, dans la Gazette de Montpellier (N°522-Avril 1998).

Ce qu’ils disent de Chari


“Let us not commercialise our Mission”, “I am away from Chariji made by his followers”, etc.
Les critiques sont fortes et viennent de toutes parts.

Dès 1970, le Docteur KC Varadachari s’inquiète auprès de Babuji de la dérive commerciale empruntée par la SRCM. Son fils, KC Narayana, quitte la Mission en 1991, reprochant à Chari de s’être autoproclamé représentant spirituel de Babuji. En 1995, Kasturi lui fait le même reproche, en ajoutant que les abhyasis sont les responsables de ce culte de la personnalité.
Michael, ancien précepteur américain, complète ces critiques par une analyse des conséquences que cela a engendré : une atmosphère de compétition individuelle pour gagner les faveurs du maître Chari, dans laquelle tous les moyens sont bons. Jean-François ajoute Babuji demandait amour et confiance, tandis que Chari réclame une obéissance aveugle et le service de la Mission. Clark Powell, comme Michael, s’offusque de la puissance du cercle rapproché de Chari qui a pris les rênes de l’organisation.
Après 20 ans de pratique, Madeleine démonte la légende du Sahaj marg qui affirme que la transmission n’existe qu’au sein de la SRCM, apportant les preuves qu’elle existe depuis des temps immémoriaux et se retrouve aujourd’hui dans de nombreux autres mouvements spirituels.
En 2005, renouant avec les craintes du Docteur Varadachari 35 ans plus tôt, Frank (Pays-Bas), Elodie (Suisse) et Christian (France) s’offusquent de la folle quête financière entreprise par Chari au détriment de la quête spirituelle : vente aux enchères pendant le satsang, un livre à 300 € annoncé comme la Bible du Sahaj marg, …

Liens :
- Retour vers Chari, ou l’industrialisation d’une spiritualité à l’Occidentale

- Kasturi, le Docteur Varadachari et son fils Narayana
- Michael, Jean-François, Clark et Madeleine
- Elodie, Frank et Christian

Clark Powell, un étrange compagnon…

Clark Powell reprend de nouveau ses distances…

Clark Powell, ancien précepteur du Sahaj Marg dans l'Alabama et membre du conseil d'administration de la SRCM aux Etats-Unis, est l'auteur d'un des best seller de la SRCM, "The Sahaj Marg Companion".
D'après Shashwat Pandey, Powell aurait publié divers commentaires sur Facebook où il explique pourquoi il a pris ses distances et finalement décidé de quitter l'organisation. En voici un extrait, selon Shashwat, car ces commentaires ont mystérieusement disparu depuis :

For more than a decade, this article appeared on the official Sahaj Marg and SRCM websites with some of my other published work. These re-appeared (without permission) in various websites and blogs not related to SRCM. I didn't care, as long as they were re-produced accurately and someone found them useful. At the request of Santosh Khanjee in representing the Mission, the rights to this were signed over to SRCM and in a subsequent, much more restrictive legal instrument, he apparently included anything I might write or produce in the future writings.
On 11/3/2009, I requested that my published writings be removed from the SRCM websites, and I am grateful that this request was immediately enacted. For five years, beginning with my return to active participation in February 2003, I began to see something that had not been so pronounced in 1997. The group of less than a half-dozen men that Chariji chose to run SRCM and surround himself had grown more and more powerful. From my own unique vantage point of outside-insider (and this personal relation with Chariji caused considerable jealousy and consternation with some of the insiders) I saw some of the private in-fighting within this group first-hand, and also the power plays and arrogance of certain people. of trying to point out the arrogance and insularity of the circle of powerful, wealthy individuals he had chosen to surround him, especially Santosh Khanjee of Austin,Texas, who reads every email addressed to Chariji before it is forwarded to him. Though I never saw the final version of the DVD set, I was present for most of the tapings, and I hear that some of my questions were included. I find it sad that Cahriji himself is aware of the politics and power=plays, and even spoke of it at his son's farm on the videos. But Chariji has told me on several occasions that even he is captive to the organization he has created.
"If I had my way, I would never leave Satkhol. I would let others run the Mission. But my master would not allow this." I felt I should add a personal clarification to my guru, the gist of which follows:
Sir: No explanation has been asked nor is one needed. Still, after all these years, etiquette seems to suggest some sort of explanation would be right. My esteem for my friends in Sahaj Marg, and to my great Freind, has not lessened. Nor will my gratitude - for everything, even that which was not best for me personally - ever go away. Just so, I remain grateful to professors and grade-school teachers and old friends who taught me things I need at the time - this gratitude will never go, even years later, when you may have moved on to other things. As you remember, on many occasions I did attempt to make these and other views known in private to those who make decisions. I meditated for months and now years over some things, and held my silence. But now I can no longer put off what must be done. I hope you will appreciated, even if you do not agree, that for me This is a matter personal truth, integrity, and responsibility - my own sva-dharma, [the truth of the heart, "one's own way/dharma."] It would be false and wrong to allow the use of my name and my writings to support and to promote SRCM to others when I see that these writings describe a different Sahaj Marg, a Sahaj Marg that no longer exists.


En clair, il semblerait donc que Clark Powell a voulu adresser ses critiques sur la SRCM à son cercle d'amis sur Facebook. Aussitôt que l'information a filtré au-delà de son cercle, il les en a enlevées ne semblant pas vouloir alimenter la polémique au dehors.
Selon le texte fourni par Shashwat, il ne serait pas content que la SRCM et d'autres blogs ou websites diffusent ses écrits ou ses 14 années d'enregistrements de conversations avec Chari. Un accord avait été passé avec la SRCM sur son best seller, et non pas sur ses publications suivantes, mais la SRCM a continué de diffuser ses écrits sans plus rien lui demander. Sont-ce les pertes sur les droits d'auteurs espérés qui le font réagir ? ou le peu de reconnaissance qu'on lui prodigue ?
Powell conserve sa confiance et son amitié à son gourou Chari, mais il critique l'organisation SRCM actuelle, pilotée par une demi douzaine de personnes imbues de pouvoir, tel Santosh Khanjee. D'après lui, Chari lui aurait même dit qu'il se sentait captif de son organisation SRCM, mais que Babuji refuse qu'il en quitte la présidence.
Bref, Powell a fini par écrire à Chari qu'il quittait la SRCM car elle décrit un Sahaj Marg différent de celui des origines.

Quel crédit peut-on accorder à ce texte ?
Cela fait déjà un bon moment que Clark Powell émet des doutes sur la SRCM, s'en éloigne puis y revient pour mieux s'en éloigner. En 1997, il démissionne de toutes ses fonctions. Au printemps 2003, il rencontre de nouveau Chari aux USA puis renoue avec lui lors d'un voyage en novembre suivant à Satkhol en Inde. Courant mai 2004, il met en service un website intitulé invertendo.com pour les "voyageurs spirituels", avec blog et forums. Le 2 juillet suivant, Chari lui ordonne de le fermer : "I have been seeing the mails between you and others proliferating, and this causes me disquiet. By this mail I finally request you to stop your website invertendo.com permanently and oblige. I thank you for your obedience." Powell obtempère immédiatement, mais sa réponse laisse deviner une certaine incompréhension. Sans parler de sa frustration… Jusqu'à sa nouvelle démission en 2009 !

Voici ce qu'il publiait ensuite sur le blog d'Elodie le 16 juin 2006 :
ELodie, 4-d Don, Michael, Christian:
I have been reading your blogs with interest. When I discovered a reference to me in this one, I decided to drop a note to thank you and to let you know that I am working on a book that I hope will address many of the concerns expressed and correct a few misconception based on my direct experience and 14 years of recording conversations with Chariji -- I mean recording verbatim, on tape.
I once asked Chari if I could ask him ANYTHING, even those questions some might consider rude or impertinent. He was delighted -- and our conversations ever since have been "no-holds-barred"! I never hesitated to ask the kinds of questions a child would ask, or an enemy -- for enemies are considered valuable gurus to true sadhaks.
Even so, I too once got frustrated with what I thought were the foibles and political machinations of my fellow abhyasis (what group of humans is without these things) and left the Mission to go off on my own to think over some of the issues brought up here, resigned as board member of SRCM USA and as preceptor, and after a spell, returned. I suppose I now have over 200 hours taped of what seems to be a single vast conversation, one in which we have discussed seemingly everything under the sun and maybe a few things OVER the sun as well!
My Master has always insisted that abhyasis think for themselves, and that the REAL "master" is to be found within. There is much I would say about the ancient guru-disciple tradation, beyond what was published in Yoga International or in The Sahaj Marg Companion. But right now I'm amidst the chaos of liquidating all my stuff and moving to India. I'll be offline for a spell but maybe later on I can pick up and clarify.
I'm also supposed to be working on some books, and in the frank and heartfelt discussion on these blogs I find impetus and inspiration -- I thank you all for your courage and honesty!
I don't know how long it will take me to finish the book(s) or video(s) about Chariji and Sahaj Marg but I trust you will stay tuned.
BTW, did you ever hear the one about the demon Ravanna, the sworn enemy of Lord Rama? Seems Ravanna got liberated BEFORE most of Lord Rama's devotees. Chariji told me this was because in Ravanna's passion, he was in constant remembrance of Lord Rama to a great degree.
"I suppose, then, it's important to hate the right people?" I said.
"Yes," Master replied. "Bhakti is comparatively easy -- many can love half-heartedly. But who can hate with constancy and one-pointed purity of a Ravanna?"
Live, love, and laugh a lot (for God's sake, and your own, and for the rest of us, too)! Well, that's all. For now. Stay tuned...
Cp


Puis le lendemain 17 juin 2006, il refait surface sur wikipedia pour compléter son message :
"... with apologies for bending Yeats, to Elodie, 4-d Don, Michael, and Christian ~
I have been reading your blogs with interest. When I discovered a reference to a Sahaj Sandesh report I wrote and to my old blog (now closed to the public) in Elodie's, I decided to drop a note to thank you all. I'm also supposed to be working on some books, and the frank and heartfelt discussion on these blogs finally gives me, lazy fellow that I am, impetus and inspiration.
To me, such outspoken honesty deserves sincere and serious consideration!"
"And it is my humble hope that 14 years of recording verbatim conversations with Chariji can address many of the concerns, hurt, indignation, and frankly misconceptions I have read. I suppose there are now have over 200 hours taped of what now seems to be a single vast conversation, one in which we have discussed seemingly everything under the sun and maybe a few things over the sun as well!"
"The Masters have always insisted that abhyasis think for themselves, and that the REAL "master" is to be found within."
"Especially for Westerners, there is much to say about the ancient guru-disciple tradition, beyond what I could write in Yoga International or in The Sahaj Marg Companion."
"Even though I supposedly "knew" this stuff, I too once got frustrated with the 3-M's: the Mission and what I thought were the foibles of my fellow abhyasis -- what group of humans is without these things? -- and doubts about the Master and Method? (But more on this later, perhaps.) For these and other, personal reasons of my own, in 1997 I left the Mission. My idea was to try to see originally, to get some perspective. Master kindly referred to this hiatus as a sabbatical"
"but at the time I felt I would never return, since my temperament tends toward the solitary."
"This was also a problem for me during my days in a Soto Zen community, where everything is done as a group, Japanese-style. I stayed alone to think over some of the same issues brought up in your blogs. I resigned as board member of SRCM-USA and as preceptor."
"I kept in touch with Chariji by email, and went to pay my respects when he visited the States in August, 2003."
"I was making rather awkward small-talk about the ashram at Manappakkam when once again, he invited me to visit a new ashram at a place called Satkhol: "You have seen the South Pole already, Clark. Now you must see the North Pole!" I knew what he meant."
"He smiled mischievously: "If it will help I will make it a command!""
"So in November 2003, after seven years away, I was back in India, "
"I felt I would never return".
"as Chariji says, back "with the lion in his own den.""
"In Haridwar in a room crowded with about 200 abhyasis I was playing my comfortable role as journalist, trying to get my new video camera rolling, and you could see that Master was in a mood to talk. Waving off other questions, he looked at me and said, "Well?" As usual I had no questions prepared and not a thing in my head, so to stall for time, I asked Chariji if I could ask him anything, even questions some that were present might consider rude or impertinent. He smiled and laughed the high giggling laugh, one of his three laughs, the kind when he is surprised and delighted: "Of course. Please do!" I immediately asked him about his successor, if he knew now who it was, and off we went!"
"I can say that our conversations and correspondence have been "no-holds-barred" -- about building fancy ashrams, about the parampara or lineage, including Lalaji's Sufi guru (I also corresponded and later met R.K. Gupta in Delhi and recorded an interview with him)"
"but the wonders of those five weeks at Satkhol and later in Chennai were extra special. In Haridwar, after I'd turned off the camera (I was to discover that these moments often happened when no camera or tape recorder was going) Master said something that went right to my core. the conversation got around to why people leave the Mission, and I said that I didn't know about others, but in my case, it was because of the emphasis on buildings and the politics and that I had tried to depart with respect and --
"And I felt a crackling in the air, and the hairs on the nape of my neck tingling."
"The old man was transmitting something somehow in his words, just as I felt the very first time I met him in 1992 and asked him my first question.
He continued, and I have to tell you that these words went right into my heart: "You left because you have a poor self-image and you were afraid to let yourself be loved!"
"So with Chariji I never hesitated to ask the kinds of questions a child would ask, or even an enemy -- for enemies are considered valuable gurus to true sadhaks."
"From the very beginning I always had the feeling that the conversations were meant to be shared, and lately Master has made this fact very clear: "Much of what we just talked about has never been written," he told me after another typically impromptu session last January in Rudrapur. He looked at me and said, "So you better get busy, Clark. You are always recording, recording, and never producing!""
"Yikes. I don't know how long it will take me to finish the book(s) or video(s) about Chariji and Sahaj Marg but it better not be too long!
BTW, did yall ever hear the one about the famous asura or demon Ravanna, the sworn enemy of Lord Rama? Seems Ravanna got liberated BEFORE most of Lord Rama's devotees! Chariji told me this was because in Ravanna's passion, he was in a very intense state of constant remembrance of Lord Rama -- and the central law of raja yoga that we become that which we think in our hearts."
""I suppose, then, it's important to hate the right people?" I said.
"Yes," Master replied. "Bhakti is comparatively easy -- many can love half-heartedly. But who can hate with constancy and intensity of a Ravanna?""
"For all of us,"
"Elodie, Don, Michael, Christian, and if I may include myself, are still thinking of a Master (even if you do not consider Chariji to be one, you are nonetheless thinking of what a Master should be, yes?). Maybe not often, but you think about this enough and with enough intensity to cause you to make blogs about the Master, the Mission, and the Method."
"The hierarchy of the Masters of Sahaj Marg and all Masters teach the obvious, that we are all masters."
"What is it that we can claim that belongs to us? "No, God, you are not allowed into MY private hell, my secret shame!" Nonsense. Not just our virtues, our faith, our charity come from God. Even our "vices," our suspicions, our doubts, our fears belong to God. The difference between us and the greatest Avatars? Babuji Maharaj put it simply: we have more coverings."
"I like to remind myself daily: Why did I get born -- and why am I still here? What's my mission? Questions like these help me sort though what is important and what is not important. Lots of times these questions turn upside-down my notions of what is "good" or desireable and what is "bad.""
"It's good we meditate on the supposition of light -- who can argue with that?"
"So let's lighten up. Live a lot, love a lot -- and for God's sake (and our own, and for everybody else's sake, too) laugh a lot (and especially if we can laugh at ourselves) Simple stuff. Pause. Catch your breath and lower the threshold of your attention."
"Feel yourself widen out like a circle on water, lay back and learn! Joy, cheerfulness, ease, an abiding sense of gratitude -- these are sure signs we're back in close contact with Reality."
"And so to end this meditation, let us say together with the Looney Tunes, Th- th- th-That's all, folks! Meanwhile, stay tuned... Sakha 22:29, 17 June 2006 (UTC)
cp"